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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 23:07

one.jpgComme les prévisions ne sont pas ce qu'elles devraient (la neige avait été sommée de ne plus exister, la mer aurait dû monter de plusieurs mètres, partout et en constance, l'hiver était rangé au rayon des curiosités ou des has been, la végétation jusqu'à la Loire devrait être celle de l'Espagne, le Gulf Stream qui adoucit nos côtes s'éteindrait bientôt...) l'acharnement fait de plus en plus office de démonstration parce que la réalité ne correspond pas ou plus, et le moindre cataclysme nouveau est suspecté d'en être la conséquence immédiate alors que l'inverse est tout de suite relativisé, sommé d'attendre une confirmation celle de la décennie.
Ainsi, un certain 
Jean-Louis Fellous joue les supérieurs contre Allègre en prétendant lui rabattre son caquet alors que Jean Martin du site Pensée Unique a démontré de façon convainquante que cette prétention à laisser croire que nous vivons dans un monde bien plus chaud et pollué qu'à la fin du 19 ème siècle provient de cette prétention bien plus humaine à penser que nous serions capables de supplanter toutes les autres causes naturelles comme la tectonique des plaques, le magma, le soleil, etc... Cette vision est hyper scientiste. Elle donne l'impression que l'Humanité peut agir en si peu de temps, moins de deux siècles, sur un programme vieux de plus 4 milliards d'années et ayant connu des périodes bien plus chaudes et bien plus chargées en gaz carbonique : ce qui a permis la fin de la glaciation du Quaternaire, l'extension de la végétation, de la vie, et par là de la vie humaine. Qu'il y ait des degrés en plus ne ferait pas de mal en réalité. Le moral et l'économie iraient mieux. Sauf que le climat se refroidit en France depuis trois ans maintenant. Mais laissons cela, puisque cette question n'est pas de ma compétence (pas plus que de beaucoup d'autres qui pérorent pourtant sans complexes) la confusion est à son comble, comme l'idée de faire sien cette prétention de pouvoir freiner le climat, de la même façon que l'on agit sur le social, l'économie, l'éducation, etc. 

Cette obstination à tout contrôler, à refuser tout débat contradictoire, à comparer le scepticisme climatique au négationnisme de l'extermination des juifs d'Europe, ce qui n'a strictement rien à voir, à confondre critique d'une théologie politique, l'islam, et le racisme (y compris sur un site comme le Post qui a censuré un de mes textes publié heureusement ici) confirme bien que l'idéologie n'est pas morte, qu'il existe toujours ce désir impétueux d'imposer une vision des choses, même si celle-ci reste douteuse.
C'est au fond compréhensible néanmoins. Chaque génération prétend fixer le monde, jusqu'à l'univers, selon la vision qu'elle s'en fait. Pourquoi pas le climat? Et dans tous les domaines cela se passe ainsi : l'élite scientiste saurait mieux que tout le monde quoi faire de l'économie, du politique, de la vie intime, jusqu'à la perception.
Un exemple ? J'étais à Lausanne ce week end, et sur le guide du Routard il était question du musée des Beaux Arts qui détient certains joyaux comme des Césanne, Matisse... Sauf qu'ils n'étaient que rarement montrés, les Autorités promettant (depuis des lustres) la construction d'un musée approprié, mais, en attendant, même pas une petite pièce peut leur être consacré, parce que toutes les salles sont réservées à la production dite "contemporaine". Avec l'analyse suivante : le public est conditionné à aller voir les Classiques et les Modernes (impressionnisme, fauvisme, cubisme) or, si on le laisse voir ce qu'il veut, il va délaisser l'art contemporain réputé plus "difficile" ; il faut donc l'éduquer à comprendre le message de ce dernier (par exemple qu'il n'y a rien à voir, circulez ! comme cette toute dernière exposition contemporaine à Beaubourg intitulée "Vides" et il n'y avait en effet rien d'exposé...).
Il ne s'agit donc même pas de proposer un choix, non, même en Suisse, à Lausanne, on passe à la vitesse supérieure, il ne s'agit plus de laisser une grosse écrevisse en carton pâte ou en plastique interférer entre vous et un Rembrant, mais de vous obliger à prendre l'écrevisse pour un Rembrandt...2+2=5. Et croire le contraire vous désignera comme un ennemi de... l'art contemporain, ce qui est mal.
L'idéologie d'aujourd'hui (la Gnose) ne supporte pas que l'on évite ses injonctions, elle force donc le trait, et menace le récalcitrant d'être ringard (néo)réactionnaire, moisi rance "essentialiste" parce que l'identité nouvelle (et non pas nationale qui est dite poussiéreuse etc) consiste à ne plus en avoir à errer dans des diff-errances sans commencement ni fin tel ce couteau sans lame qui n'a pas de manche... Ne nous étonnons pas que face à ce nihilisme (se prétendant anti-nihiliste pourtant) d'aucuns préfèrent revenir à de "pieux ancêtres", et veulent profiter qu'il y ait désormais du "vide" devant eux pour justement remplir l'espace comme le fait si bien Qaddafi (qui d'ailleurs a toute autorité pour appeler au djihad, contrairement à ce que disent d'aucuns puisque celui qui est en position de calife peut opérer ainsi). D'autant que les empêcher sera dénoncé par ceux là mêmes dont l'action pousse les radicaux pourtant soutenus à agir jusqu'à mordre la main qui les protège (ou comment exiger la liberté au nom de nos principes et la refuser au nom des leurs) ; comme si le devenir victime ou handicapé était la seule solution pour (se)punir de la "domination occidentale", ce qui implique de chercher le bourreau à la mode, dans l'air du temps, ou l'hommage du vice à la vertu ou à ce qui est pris pour tel. On comprend dans ces conditions que les choses ne vont pas tarder à bouger (mais dans quel sens ? That is the question) tant la nature a horreur du...vide.

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Published by Lucien S.A Oulahbib - dans Amour et paix
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commentaires

vusurl'oust 02/03/2010 09:50


Il y a 40 ans les écolos du moment prédisaient que les maisons à moins de 100 mètres de la mer seraient sous l'eau vingt ans plus tard.
Aujourd'hui on pousse des cris parce que la mer à osé monter.
Ce n'est tout de même pas la première fois que cela est. La forêt de scilly dans la baie du mont St Michel n'a t'elle pas disparu de cette manière. Une tempête redoutable au moment d'une marée de
grande amplitude. Et là la mer est restée. Tout le littoral avait été changé
Mais, c'était il y a longtemps, alors on ne regarde pas et surtout on oublie. On ne peut faire entrer ces faits dans le schéma voulu aujourd'hui. Des légendes sans doute.