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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 09:44

icPourquoi la direction EDF, après avoir mis le feu en expliquant que la fin du nucléaire mettrait en cause 1 million d'emplois, ne réagit plus aux récriminations écolo hurlant qu'il n'en est rien ? N'est-ce pas là refuser le débat et alimenter la défiance ? incompréhensible…

Pourquoi la proposition Barnier de mettre au pas les agences de notation est-elle irréaliste ? Non pas seulement parce qu'il s'agit ici de casser le thermomètre, mais surtout parce qu'on veut leur faire payer paraît-il leur absence de vigilance lors de la crise des subprimes en 2008 alors que cela n'a rien à voir, il ne s'agissait pas de finances publiques d'une part, d'autre part ce sont les jeux ambivalents de la FED américaine avec son crédit à bon marché et la garantie étatique de certains pourvoyeurs de crédits qui ont induit ces prises de risques (humaines trop humaines). Ainsi, observe Pascal Salin, " Fannie Mae et Freddie Mac –initialement créés par l’État américain – bénéficiaient de garanties étatiques privilégiées qui les ont conduits à prendre des risques très excessifs ". En un mot c'est bien le rôle néfaste des imbrications étatico-financières qui est en cause, couronnée par la proposition du commissaire européen de suspendre la notation des Etats en crise, ce qui est faire preuve d'aveuglement alors que les Etats sans problèmes de finances publiques n'ont pas d'agences de notation aux trousses, et ce sans doute parce qu'ils n'ont pas à s'occuper de tout comme en France, prenant par exemple en charge la protection sociale même si ce n'est pas son rôle et que sa présence ne fait qu'aggraver le déficit puisque tous les acteurs se disent qu'en définitive l'Etat trouvera toujours l'argent pour boucher le trou des trous, sauf qu'il est sans fond et que tel un trou noir il attire encore plus vers lui les éléments erratiques.

Aussi Nicolas Sarkozy se trompe lorsqu'il prétend que cet étatisme "fait partie de l'identité de la nation" en s'appuyant lui aussi sur le programme du CNR qui a fait tant de mal en réalité puisqu'il a créé les conditions actuelles d'appauvrissement, de diminution de la prospérité, de la protection par exemple avec cette idée de carence (familière dans le système médical américain) ce qui n'est pas sans conséquences sur la croissance devenue zéro ou molle (et Pécresse s'extasie on les aura nos 1,75% ! alors qu'il faut faire au moins 3 pour faire monter l'emploi) mais rien n'y fait par renchérissement excessif des coûts, et, dans le même temps, perte sèche de pouvoir d'achat d'autant qu'il stagne voire régresse.

Or, si l'on pouvait donner au salarié son salaire brut + un tiers de la charge patronale, un autre tiers investi dans un fonds commun de solidarité (FCS), enfin le troisième tiers supprimé afin de soulager les coûts, on verrait l'économie se trouver dynamisée en amont comme en aval, c'est-à-dire pouvant offrir à moindres coûts des produits par ailleurs devant être innovants du fait d'une plus grande propension à investir d'une part, tandis que le pouvoir d'achat décuplé par la réorganisation du salaire réel inciterait à la stimulation concurrentielle des protections sociales, assurances et mutuelles couplées, et pouvant d'ailleurs s'allier à l'international sur les marchés émergents au lieu de laisser cela aux anglais et aux allemands puisque bien entendu la S.S française ne peut s'exporter, comme le Concorde, le Bull, le Rafale, le Leclerc, l'EPR ?….

Seulement en France le mot même de "privatisation" symbolise, aux yeux de l'élite qui squatte l'Etat, perte, amoindrissement du service, (le leur évidemment) alors que la privatisation du téléphone, d'Internet, a amélioré la qualité et baissé les prix ; ne mélangeons pas tout ; le fait que les agences de régulation aient été en effet privatisées -et ce fut une erreur- dans le cadre du rail anglais et de l'électricité californienne ne veut pas dire que, en soi, le problème venait du jeu devenu concurrentiel, mais plutôt du contraire de l'absence d'un arbitre indépendant qui aurait pu signaler la chose plus tôt : ainsi concernant le rail anglais c'est parce qu'il existait en 1980 trente ans de non investissement public que les acteurs privés voyant l'étendue du problème ont préféré bricoler, pousser la poussière sous le tapis, fait taire l'agence de "notation" en quelque sorte qu'était l'agence de régulation puisqu'elle avait été aussi vendue en même temps. Or, la société privée aurait dû tout de suite dénoncé le deal après l'audit, ce qu'elle n'a pas fait. En tout cas il y a moins d'accidents sur le rail anglais que sur le rail français aujourd'hui…

Quant au marché californien d'électricité, ce n'est pas la faute de la concurrence, mais d'une société, Enron, qui a maquillé ses comptes, comme l'Etat grec paraît-il…

Et DSK ? Il a raison de se plaindre, du moins pour le Carlton, car on ne voit pas pourquoi sa vie privée ferait la une de magazines  alors que sa vie est une oeuvre d'art contemporaine strictement fidèle aux gourous invités en continu dans ces journaux (Bataille, Foucault, Yacub…) qui aujourd'hui tentent de "faire du fric" comme disait Mitterrand (François) avec ses agapes que (Silvio) Caligula ne renierait pas, même si Casanova aurait eu à redire tout de même parce que le principe de séduction ne trouve pas son compte dans l'amour tarifé. Mais en tout cas si DSK passait beaucoup de temps à organiser ses parties fines comme le dit sur un ton goulu Laurent Joffrin en présentant sur Europe 1 le numéro du Nouvel Obs s'y consacrant, cela veut dire que dans les saccades du temps qui passe, gérer une crise comptable ici et une crise libidinale là se chevauche comme les séquences d'un film ou la vie des stars passé un certain point jetset où l'on vogue de vague en vague de plaisir au gré des courants mondiaux.

Et le foot ? Sans faire du Pascal Boniface disons seulement que la médiocrité affichée de l'équipe de France montre qu'il semble bien que les joueurs préfèrent ne pas se blesser par peur de rester sur le banc de touche des clubs qui les font milliardaires. Mais comment font les autres pays ? L'Espagne par exemple ?… Ce ne sont pas des joueurs inconnus qui sont alignés pourtant… Mais peut-être que jouer pour l'équipe d'Espagne a un certain panache que l'équipe de France a perdu tant la France, pardon, l'Hexagone, ne détient plus… Peut-être faudrait-il renouveler complètement l'équipe de France avec des joueurs non encartés ?

Il n'y a pas que l'équipe de France à renouveler entièrement…

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 07:17

icDSK aurait donc eu une relation tarifée qui a mal tournée au final ? ce ne serait pas le violeur présumé, mais plutôt un harceleur pris au piège du chantage lorsque la femme de ménage s'est aperçue qu'il était connu ? Admettons... Pourquoi ne l'a t-il pas dit dès le départ ? Il avait deux solutions : je ne connais pas cette personne ; j'ai eu des relations consenties donc non criminelles avec elle ; DSK a choisi on le sait la seconde solution. Parce qu'il y a bien eu relations sexuelles selon les traces ADN retrouvées sur les vêtements de la femme de ménage... Sauf que DSK dans ce cas ne pouvait pas franchement l'avouer non plus, du moins en tant que futur candidat à la présidence de la république française qui veut vendre l'image rassurante (tels les couples Nicolas/Cécilia; Hollande/ Royal) d'un homme "normal" qui prépare gentillement la cuisine auprès de sa femme comme cela a été vendu il y a quelques mois. Ce qui n'empêche pas, bien sûr, lui et sa femme de s'afficher dans les salons mondains en couple libre qui s'assume (façon Sartre/Beauvoir), ce qui en fin de compte reste vieux comme le monde chez les puissants ou comment jongler avec cette dialectique qui permet de gagner sur tous les tableaux.

 

Mais tout cela relève toujours de la tartufferie. Et il est dommage que Michel Taubmann, l'ayant connu plus pertinent lorsqu'il avait lancé la revue "Le meilleur des mondes", défende en biographe officiel de DSK cette hypocrisie qui veut faire de celui-ci un gentleman séducteur alors qu'il est un harceleur un tantinet hardeur tout en affichant le contraire comme il se doit ; d'ailleurs les exemples que Taubmann donne concernant la députée socialiste dont l'attaché parlementaire aurait nié ses propos (alors qu'elle les a tenu elle-même) sans parler de Tristane Banon, ne tiennent pas tant on devine bien les pressions sur elles pour qu'elles se taisent, sinon à jamais du moins maintenant. Et lorsqu'il maintient que la relation de DSK avec Piroska Nagy a été courtoise, celle-ci nie le fait, en insistant sur la position d'autorité qu'il avait sur elle.

Mais d'un point de vue judiciaire DSK s'en sort encore et toujours (voir la MNEF), du point de vue éthique c'est moins sûr, or, l'élection présidentielle se fait aussi sur cette base là. Non pas la vie puritaine dont s'offusque Taubmann, mais précisément le fait tordu de vendre à tout prix un fake : une image d'homme à l'aise avec son couple, et Anne Sinclair en fait des tonnes en égérie romantique prête à tout assumer, alors que le problème n'est pas là. Mais que l'on nous vende une image retouchée. On a reproché à Sarko le Fouquet's ; DSK et ses amis n'ont rien à envier puisque c'est pis, n'en déplaise à BHL etc... ; d'où un certain dégoût pour un personnel politico-médiatique non seulement médiocre mais de plus en plus vulgaire (tout en affichant des ego surdimensionnés), ce qui est un peu rageant lorsque l'on sait que c'est cette même classe qui est censée diriger analyser le monde qui nous tient (à coeur) alors qu'il mériterait bien mieux. Pendant ce temps les extrêmes sont Pendant ce temps les extrêmes sont aux anges à défaut d'être au diapason.

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 23:25

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Paul Rhoads

La Palme d'or Cannes 2011 se veut (dit la Voix Off, deus ex machina) un "choix entre nature et grâce" ; une nature darwinienne qui s'asphyxie inexorablement avec sa propre domination à défaut de grâce (malgré l'intelligence design du départ tel ce dinosaure qui en gracie un autre) jusqu'au dernier souffle du désir paradoxal : que tout puisse enfin cesser, re(de)venir seulement lumière (ou l'âge d'or de la grâce,débarrassée de cette matière qui peut mourir sous forme d'un enfant).

Et Sean Penn, en belle âme parfaite (tourmentée à souhait), se souvient, et regarde alors ces hautes tours de verre jusqu'au tournis dans l'espoir que "cela" s'arrête" Babel se fracasse: eleven ; à défaut d'une grâce qui s'époumone à exister dans une mise en relief sans relief (y compris au sens anglo-saxon) images cartes postales Palais de la découverte ou la Géode façon Artus Bertrand sur la beauté supposée du monde sans espèce humaine, sans vie, sans Darwin, sources du mal celui de l'avidité bien sûr d'où ce documentaire d'un document à taire : le secret de n'être rien si l'on ne se sait pas aussi pétri de sens.

Cela aurait pu être pis, ou alors bien meilleur, mais en absence là aussi de sondes Pitot le film s'avère être sans direction, tel un corps sans tête, hormis les intentions sur le fractal des destinées et autres effets papillon qui broient les ambitions sans le savoir (Brad Pitt).

Et, comme un réglage par défaut, la Voix Off appelle la Terre, Mère, ou le côté new age qui plaît bien aux animateurs TV (genre Hulot) hublot au travers duquel le décrochage (par défaut de sonde pitot pour ceux qui suivent) donne encore l'impression de contrôler un mouvement sans (f)rein hormis le clic (sur f bien sûr), la preuve  ?...

La Chancelière allemande décide enfin de renouer avec la grâce en choisissant de sortir du nucléaire : quel rapport ? Aucun sinon ce désir partagé par toute une élite furieuse de ne pas faire l'Histoire qui compte (l'âge d'or parisien 1920, 1900... chantonne, autour de minuit, Woody Allen dans son dernier film...) ah! Cabaret ! ou les plaisirs interdits le soir au fond d'une suite Sofitel ; ou tout au bout de pieds d'argile à la recherche d'un dernier réflexe.

Il y a certes bien là un désir tout de même celui de rentrer (coûte que coûte) dans le Livre qui a remplacé tous les autres : celui de l'Histoire des dictionnaires, quitte même à croire au pire des mensonges comme celui en train de se mijoter pour septembre (le 11 ?) contre Israël dont la matière gêne: elle ne laisse pas passer la lame de fond désireuse de déverser sept millions d'âmes (qui partirent pourtant dix fois moins soixante quatre ans plutôt) afin de tout effacer, (re)devenir vierge, grâce à la disparition d'Israël, cet alluvion d'où un autre arbre de vie surgira, sans cesse ; pour le plus grand bien d'un Pascal Boniface qui ne trouve pas satisfaisant (dans son dernier livre) la soumission d'une Fourest et d'un Sifaoui à la vision qu'il s'est concocté avec Geisser (et Ramadan) celle d'une solution enfin ultime (à défaut d'être finale) : l'islam-âge d'or qui aurait été dévié, mal compris, à l'instar du communisme de Lénine...

Décidément, Israël est devenu le boulanger de Fernand Reynaud : la vague qui vient divague : elle croit pouvoir en effacer enfin les contours alors que se faisant elle se ferait disparaître tel un miroir sans reflet, ou le devenir du couteau sans manche qui n'a pas de lame : l'Europe, vaste parc d'attraction (ou l'on sait encore trousser les domestiques) l'Asie, l'Amérique et l'Afrique regarderont cet Atlandide s'enfoncer dans les flots, (à commencer par la Grèce) drôle d'impression de se voir s'enfoncer... pratiquement sans bruit désormais, avec une infirmière de nuit pour veiller, monter encore un peu la garde.

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 12:50

Alain Finkielkraut se répand avec vigueur sur les ondes, aux Grandes Gueules de RMC jeudi 19 mai (à la suite de Levaï et des propos de BHL au Point):

" Strauss-Khan lui-même ne savait pas" donc il n'existe pas comme sujet mais jouet de ses pulsions (ce qui prouve son addiction d'ailleurs si l'on admet une différence entre impulsion et pulsion) ; jouet de la société aussi (ajoute Boutin sur RTL) ; ce propos nihiliste est ultra élitiste : mon désir doit être assouvi immédiatement ! mais cela n'étonne pas venant d'un admirateur de Foucault qui ne considérait pas le viol comme un crime... Foucault, admirateur de Sade... de l'aristocratie dégénérée, qui a en perdu la tête dans tous les sens du terme, une aristocratie qui a toujours pignon sur rue puisqu'elle tient l'Etat, et les principales institutions intellectuelles et culturelles, sans parler d'une certaine finance qui supplée à une presse à la dérive au sens y compris comptable.

 

Alain Finkielkraut parle aussi côté "barbare" de la justice américaine, son mépris prouve seulement qu'il dénigre le travail d'investigation des policiers newyorkais qui ont jugé qu'ils avaient suffisamment de preuves, matérielles, pour promener ainsi DSK...Cela n'a rien à voir avec l'affaire Dominique Baudis comme le prétend Yvan Levaï puisque l'accusation ne reposait que sur des témoignages.

 

On voit bien alors là tous les symptômes d'une décomposition de la génération soixantuitarde dont le nihilisme criard et/ou frugal (écolo and Co) explose sous nos yeux et s'articule à un étatisme exacerbé (radars à l'appui) qui tous deux s'épaulent puisqu'une vaste majorité de Français parlent de complot à propos de l'affaire DSK. Ainsi la décomposition est telle que le cadavre nie la réalité et se prétend encore vivant : ce qui n'est pas faux s'il s'agit de zombis. La France est devenue un pays de zombis, cette constatation faite il y a trente ans prend corps désormais. Quelle "étrange défaite" à vrai dire... Avec les propos de Lars Von Trier à Cannes sur son amour d'Hitler et sa haine d'Israël comme cerise sur le gâteau...Ou plutôt son fumet...

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 20:49

645818_une-photo-de-laetitia-perrais-affichee-a-pornic-deva.jpgLaeticia est la victime d'un système juridico-pyschiatrique à la dérive. Celui mis en place depuis les années 70 à coups de freudo-marxisme bourdieusien et de foucaldo-deleuzisme lorsqu'il a été peu à peu décidé de façon massive que le viol, la folie, n'étaient pas des maladies, notions qui enferment disait Foucault (avant son fameux diagnostic sur l'Iran) mais des traits de désir et de génie paradoxaux (si vous ne me tuez pas vous êtes un meurtrier) mises à mal par la société bourgeoise frustrée (elle s'est rattrapée depuis) ; il faut donc non seulement être fou (c'est génial avait dit Blanchot le maître de Foucault) mais il faut (sollen) protéger le fou de l'Institution (asile, psy, juge, police, polis, dans la tête) parce qu'il incarne la société que l'Ordre social veut mettre au pas (et Sollers n'aime pas ça il le dit régulièrement chez Taddeï au dire de celui-ci); le viol ne doit pas être considéré comme un crime disait Marcela Iacub et Bertolucci l'avait mis en scène dans le dernier Tango à Paris ; au fond la violence faite aux personnes serait de l'ordre de la manipulation non seulement statistique mais institutionnelle, ou, plus classique, la résultante d'une violence encore plus injuste celle de "la" manipulation mentale version mystique de l'idée de Domination provenant "de" l'Elite globalisée, alors que celle-ci n'a de cesse de donner des gages, pour se dédouaner de ce Co2 sociétal qui lui est reproché.

Concrètement cela signifie que peu à peu nous avons basculé d'un extrême à l'autre : de l'idée scientiste mettant en avant la seule camisole chimique, liée par ailleurs à l'idée d'une répression refusant de dissocier ce qui relève de l'ordre de la maladie d'une part, à l'idée que les parents et "la"société avec ses prisons sa "morale" ses "inégalités" sont les seuls responsables des crimes et délits, d'autre part.

En un mot, la victime n'est plus celle que l'on croit, mais qui a fait ; ni coupable, ni même "responsable" cette idée "néolibérale" explique-t-on doctement rue d'Ulm ou rue St Guillaume ; seul surnage dans cette "déconstruction" un supposé "agent", source émettrice qui réagit à la façon d'un corpuscule par pulsions erratiques dans l'indifférence d'une errance globale parcourant les flux médiatiques et financiers échangeant de plus en plus vite leurs logiciels de simulation (disait feu Baudrillard qui fasciné en vint à admirer lui aussi le tournis).

On peut bien entendu pondérer l'ensemble, étayer, nuancer, mais le portrait de fond n'est pas si éloigné de la réalité ; ajoutons à cela la mise au pas de l'appareil judiciaire par les nouvelles générations nourries à cette bouillie (savante bien sûr, médiocre en vérité) et vous avez l'explication des peines allégées par une jeune juge mangeant à midi son fromage allégé en feuilletant Elle vantant tel rappeur dont elle écoute la diatribe chantonnée par ses fans qu'elle va toiser dans le prétoire l'après-midi. Tout se tient.

Et c'est tout azimut. Un loyer non payé peut durer trois ans (il n'y a pas que l'amour) lorsque l'on peut prétendre être une victime au sens indiquée plus haut. Laeticia, elle, n'est pas une victime, elle est, dans cette logorrhée, de la matière pour happening (avec contrat d'édition à la clé) ; ce qui n'est pas nouveau et avait marqué la rupture dans les années 30 entre ceux qui pensaient que le seul véritable acte surréaliste qui compte était de descendre dans la rue en tirant au hasard sur la foule massifiée, et ceux qui persistaient à penser (comme Roger Caillois) que l'imaginaire s'étiole en appendice sa dimension est écrasée au sens de prendre les mots uniquement pour des choses à réaliser ici et maintenant sous peine de paraître frustré. L'extase de certains en voyant les Twins s'effondrer n'en est pas loin. Morale des barbares infantiles qui veulent que toute envie se parle se fasse dans la transparence générale d'une machine sans dedans ni dehors ayant ni queue ni tête tel le couteau sans lame qui n'a pas de manche mais que l'on voudra magnifier en 3D parce que seule la "matière"compte (alors qu'elle est, elle aussi, une organisation). 

Comment dans une telle atmosphère délétère, le Président de la République peut-il apporter un peu d'ordre alors que tout ce système, qui se tient, de l'Université à la salle de rédaction en passant par le prétoire et le cabinet du psy, est de plus en plus vermoulu, il s'effrite, implose, hormis, peut-être et encore, la vieille génération (qui n'est pas mieux par certains aspects, à force de se soumettre et d'être restée fidèle à certaines caricatures).

Le système à fabriquer des Laeticia s'effondre sous nos yeux au plus mauvais moment pour une équipe déjà à la peine au niveau économique faute de se défaire d'un étatisme invétéré qui n'en peut mais et qui en réalité s'effondre lui aussi dans un éclat de rire général issu d'une classe politico-médiatique capable de vendre la corde pour la pendre, elle en récompense même l'un de ses futurs bourreaux.

On se demande bien qui pourra profiter d'une telle situation...

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 23:01

st-trop-paques-20040050.jpgTout d'abord, Hamon et Cohn Bendit ne manquent pas de toupet en prétendant que c'est parce que l'UMP a organisé le débat sur l'identité nationale que le Fn remonte ! on ne voit pas la logique de ce raisonnement car si les électeurs avaient été satisfaits de la manière dont l'UMP a mené le débat eh bien ils auraient voté UMP ! Or, c'est bien parce que l'UMP a fait une politique de gauche dans plusieurs domaines que les anciens électeurs du FN sont revenus dans son giron.

Idem, et ce pour des ex-électeurs libéraux, c'est bien parce que l'UMP fait une politique étatiste conservatrice qu'ils se sont abstenus puisque la politique de l'Etat Providence (abandonnée sous...Clinton et Blair) appauvrit jusqu'à la classe moyenne et créé une société d'assistanat qui loin d'être reconnaissante se manifeste bruyamment par l'accroissement des incivilités et le communautarisme. Hamon et Cohn Bendit, mais ils ne sont pas les seuls, prennent les électeurs pour des zombis qui peuvent être chauffés à blanc, conditionnés, pour voter mécaniquement vers les extrêmes alors qu'ils peuvent être tout simplement être déçus des promesses non tenues.

Et même, si cela était vrai est-ce que le conditionnement expliquerait la montée de l'autre extrême, euro-écologie? Le matraquage idéologique sur ledit réchauffement, la signature du pacte Hulot etc, pourraient aller dans le sens. Sauf que c'est plus subtil. Car cela part d'un bon sentiment, sauver la Terre, l'air que l'on respire, les petits oiseaux, alors qu'en réalité c'est sournois, comme ce gentil joueur de flûte qui amène le troupeau de Panurge à la falaise. Dans un monde chamboulé par la modification des moeurs en général, de la mondialisation en particulier, presque personne ne voit que c'est un totalitarisme, les khmers verts, les ayatollah de l'écologie politique disait-on il n'y a pas si longtemps.

C'est en effet un extrême, (qui est né à l'extrême droite en Allemagne dans les années 30 en lutte déjà contre le libéralisme et prônant l'ère végétarienne) sauf que personne ne s'en aperçoit tant c'est bien caché, alors qu'Europe-écologie veut de plus en plus saper ce sur quoi repose la modernité française : laïcité et développement. Les écolo veulent en effet le communautarisme et la décroissance, c'est-à-dire l'éclatement de la République française et l'austérité ; on le voit bien dans le débat sur l'islam, identifié désormais par eux aux Lumières, et que récupère le FN considéré par certains comme un rempart.

Il est dommage que les commentateurs socialisants et proches des courants ex-gaullistes en rabattent donc seulement sur le renouveau du FN alors qu'ils tiennent, hormis l'immigration, le même discours sur le libéralisme, le protectionnisme, le communautarisme, (soft bien sûr dans un premier temps) etc, or c'est précisément parce qu'il n'y a pas eu un réel tournant libéral (sans remettre en cause la solidarité) qui a grevé et grève de plus en plus les chances pour la France...et l'a poussé vers l'abstention. Hulot est tout autant dangereux que Le Pen. Cohn Bendit, Duflot, également, mais cela ne se voit pas. Voilà le drame. Et c'est l'UMP qui a scié la branche sur laquelle elle pensait pourtant être bien assise depuis 2007.

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 22:26

Le début de cette vidéo effectuée en 2007 par l'émission C dans l'air est édifiant de propagande...le reste aussi bien sûr...Mais le début est hilarant...


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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 18:24

Dans un récent entretien sur France Inter Alain Finkielkraut en vient à énoncer des énormités pour défendre Roman Polanski, (cette gamine posait de toute façon nue pour Vogue Hommes pensez donc ! : http://www.dailymotion.com/video/xar0rp_alain-finkielkraut-france-inter_news ) et Ivan Rioufol lui emboîte le pas à propos cette fois de Frédéric Mitterrand qu’il veut "défendre" parce qu’il ne veut pas faire de chasse à l’homme   (http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2009/10/pourquoi-je-defends-frederic-m.html ) alors que dans les deux cas le problème n’est pas tant de condamner à la place de la Justice que d’avoir le droit, surtout en démocratie, de critiquer certaines pratiques nihilistes qui en réalité ne font qu’alimenter les rigorismes de tous ordres comme on l’a vu et comme on le verra de plus en plus.

En réalité le nihilisme moral et le relativisme culturel arment bien plus l’islamisme mondial et le racisme pro-blanc que le soit disant refus israélien de voir se créer à ses frontières un Etat palestinien (surtout si celui-ci cherche plutôt à se militariser comme au Liban et à Gaza qu’à se développer pacifiquement, mais ceci est un autre sujet que j’aborderai dans le prochain numéro de la revue Controverses : http://www.controverses.fr/index.htm).

Lorsque Alain Finkielkraut en vient dans cet entretien à France Inter à quasiment justifier son empathie avec Roman Polanski en mettant en avant que la gamine posait nue, il en vient à argumenter de façon la plus réactionnaire et machiste qui soit en avançant pratiquement qu’elle l’avait en quelque sorte aguichée, alors que 1° on sait que dans les milieux de la mode, les mannequines sont souvent très jeunes, et que 2° quand bien même aurait-elle été majeure et par exemple actrice de porno, cela ne veut pas dire qu’elle doit accepter mécaniquement d’avoir des rapports avec le metteur en scène. Cela s’appelle toujours du viol. 3° Le fait que cette mineure se soit plainte, que Polanski lui ait octroyé une compensation, mais que celle-ci ait retiré sa plainte, toutes ces soustractions et addi(c)tions n’effacent pas, tout compte fait, que Polanski a agit à la façon d’un expert des Carpates en droit de cuissage et que cela reste hautement critiquable; sans oublier qu’il se soit soustrait à la justice durant toutes ces années, au-delà de la sentence qui n’est cependant pas en effet du ressort de la critique, mais de la Justice. 

Quant à Frédéric Mitterrand, son soutien à Roman Polanski a été en réalité intentionnel et non pas "émotionnel", et ce non pas seulement parce qu’il a immédiatement mis en avant la qualité de "grand cinéaste" de Polanski, mais surtout parce que pour lui toutes ces pratiques border lines font en fait partie de toute "mauvaise vie" présentée en carte de visite post romantique façon "mauvais garçon" genre Genet plutôt que Vian, Gainsbarre, Dutronc, qui ont une autre classe, ou comment doit-on obligatoirement faire de la littérature avec de mauvais sentiments parce qu’il aura été décrété une nuit dans le le fin fond luisant d’un bateau ivre ancré près d’un pont parisien ou londonien que la littérature sort nécessairement de tripes mises à mal, triturées, comme le haché menu hurlant lorsqu’il suinte de la machine à faire des steaks hachés parce que c’est ainsi, pour tous les marins urbains du monde, tout comme le génie qui surgirait, lui, non pas de la lampe d’Aladdin ou aujourd’hui de la baguette magique d’Harry Potter, mais de cette folie qui luit dans la nuit comme un soleil pour Foucault alors que n’est pas Rimbaud ni Hölderlin qui veut, d’autant que celui-ci par exemple écrivait précisément pour échapper à la folie et non pas grâce à elle.

L’autobiographie de Mitterrand débite en effet plutôt les platitudes nihilistes dont est gorgée la littérature occidentale depuis Henri Miller et son Tropique du Cancer (Edouard Nabe en fit un remake) avec ces dérives (très contrôlées) à l’ombre des jeunes hommes en pleurs dans les bouges d’outre-monde à Macao ou Bangkok, New York ou Paname, point de passage obligé de l’enculade es-bizutage pour expier d’être blanc de peau dans ce monde de brutes, mais où la confession à l’état brut, peut rapporter gros, en tout cas la reconnaissance des pairs depuis qu’un urinoir a été sacré oeuvre d’art, qu’un Adorno aura décrété que l’Occident est responsable d’Auchwitz (exit celle en propre du "génie" allemand clamé par un Fichte dans son Discours à la nation allemande), et que Hiroshima mon amour, guerre  froide oblige, chercha à effacer le 6 juin 1944, d’où le peu à peu des fifties et le feu follet des sixties ou la réduction de l’existence au néant d’une pierre qui roule et en jouit (rolling stone) dans la jungle du "walk on the wild side" (Lou Reed) enfer, mais pavé des bonnes intentions de l’art destroy côté comme il faut, surtout depuis le bleu de Klein, ce qui fait que les prout-prout du 16ème en veux-tu en voilà exigent aussi d’être con-sidérés et que le bourgeois coincé fit place au bobo déjanté dont Frédéric Mitterrand est le décolleté. 

Faute de moraline adéquate pourquoi ne pas essayer la pommade adverse ? Et Nicolas rencontra Carla qui sans doute lui dit beaucoup de bien de Frédéric… N’avez-vous pas connu ces longs et inadéquats apparts du 16ème que les fils à papa transformaient en voyage au bout de la nuit le temps d’un week-end aux mille plateaux, quémandant un peu de sens à 5h du mat je désespère chez Castel parce que papa-maman sont à Deauville et que je suis seul, seule, seule, devant mes devoirs de Droit, une seconde année est si dure à passer, aussi pourquoi pas se laisser aller dans le nihilisme soft, en attendant le réveil brutal que l’Histoire sait mijoter un jour comme en 1940 où il fallait bien se rendre (à l’évidence), celle de la fin d’une époque.

Nous ne percevons pas encore la gravité d’un tel glissement. Alors que les épreuves, les plus dures, arrivent, soyez-en sûrs, et je crains que l’on assiste, de plus en plus, à la trahison de nos clercs les plus chers. Parce que Paris vaut bien une messe…Alors Kabul…Jérusalem…

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Published by Lucien S.A Oulahbib - dans Cinéma
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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 22:59
Peut-être parce que la Suisse a besoin que les USA l’embêtent moins sur les paradis fiscaux, alors qu’elle a été si lâche avec les fils de Kadhafi qui ont battu leur personnel, Obama de son côté a besoin de caresser dans le sens du poil certains conservateurs démocrates pour qu’ils votent son projet de sécurité sociale, d’où l’idée de faire exemple : CQFD. Mais ce qu’il y a de navrant, c’est en effet cette moue dédaigneuse des bien pensants soulignant non pas les incohérences du dossier (le viol d'une gamine et son absolution depuis trente ans)  mais essentiellement le fait que Polanski soit un " grand" cinéaste, d’où la saine réaction des gens du peuple stipulant tout simplement que la loi s’adresse à tout le monde ; sauf que cette simple donnée, au fondement de l’Etat de Droit, est impensable pour les néo-aristocrates qui dominent la République française, puisqu’ils sont plus égaux que les autres dans la Ferme des animaux qu’est devenue la France.
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Published by Lucien S.A Oulahbib - dans Cinéma
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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 22:42

 Si au moins il avait été énoncé qu'il s'agissait de lutter contre la pollution des villes, et que les transports en commun étaient réellement au niveau (comme ils le sont dans les pays ayant promulgué cette taxe) cette exigence apparaîtrait moins idéologique, plus objective, et l'on arriverait à trouver le moyen de taxer autrement (comme faire payer un péage pour les non résidents) sauf qu'il n'en est rien. Bien au contraire, il est asséné que l'on doit changer impérativement de comportement, séance tenante, même si à Paris, à Marseille, des grèves à répétition empêchent le bon fonctionnement des transports en commun, même si une famille faisant ses courses, partant en w.e, en vacances, trouve moins stressant (et donc plus économique d'un point de vue santé...) de prendre la voiture.

 

Rien à faire, il faut, (sollen) c'est un ordre venu de la sainte science, obéir, sous peine de voir la Terre "frire" (dixit Rocard) d'ici 2 à 400 ans (admirez la précision) et ce sur la base de considérations "scientifiques" dignes de l'époque de Lyssenko qui niait la transmission héréditaire des gènes (et fut défendu par de nombreux savants russes et...français) ou mieux encore de tous ces savants du milieu du 19ème siècle qui soutenaient qu'à plus de 100 Km heure les poumons explosaient, sans parler du cerveau. Que dire d'ailleurs de la taille de celui-ci mesuré sans cesse jusqu'à ce que celle du cerveau d'Einstein (plus petit que la moyenne) tourna cette science (qui donna l'eugénisme, l'un des moteurs du nazisme) en ridicule. Sauf que nous en sommes là, dans un vaste recyclage (post marxiste et crypto-religieux) de l'ignorance la plus superbe et méprisante, écartant d'un revers de main les objections de centaines d'autres scientifiques évidemment écartés parce qu'ils osent émettre l'idée non pas que le climat change (il a toujours changé comme l'a prouvé le climatologue membre de l'académie des sciences Marcel Leroux :  http://www.dailymotion.com/video/x33184_marcel-leroux-climatologue-non-peop_tech     ) mais que l'activité humaine en soit la principale responsable, niant la présence des océans à 80% sur Terre, le jeu de la tectonique des plaques, du soleil, etc. etc., mélangeant tout, ne serait-ce que de douter de la nécessité de gaz à effet de serre si l'on ne veut pas voir le climat terrestre avoisiner un maximum permanent de...-18°...: http://www.pensee-unique.fr/ondit.html

 

C'est l'excès et non l'existence qui peut poser problème, sauf que le problème encore une fois n'est pas là : la Terre a connu des périodes avec des taux de carbone trois fois supérieur selon les spécialistes indépendants, (   http://www.pensee-unique.fr/ondit.html      ), tandis que son réchauffement a permis l'avènement définitif de l'ère humaine à la fin du Quaternaire ; la question réside en effet dans l'idée qu'il faut faire attention à l'environnement, sa santé, etc, sans avoir à mobiliser des thèses contestables auxiliaires, ne serait-ce que la fin de l'ère fossile alors que l'on disait la même chose il y a 50 ans comme l'a rappelé un spécialiste (in New York Times : www.nytimes.com/2009/08/25/opinion/25lynch.html

 

Il est sans doute trop tard pour redresser la barre, la pression de l'idéologie renforcée par les lobbies politico-financiers est trop forte, nous allons dépenser des milliards inutilement au lieu d'aider les pays les plus pauvres (du moins s'ils accèdent à une bonne gouvernance) à lutter contre la désertification, la sécheresse, aux causes d'ailleurs bien plus complexes : le Sahara n'a pas attendu l'avènement de l'ère industrielle pour être ce qu'il est alors qu'il fut dit-on une terre fertile, comme le Gröenland... Mais l'avenir va bientôt nous le dire : cela fera déjà trois ans que le climat se refroidit, (  http://www.lepost.fr/article/2009/09/02/1679339_la-banquise-arctique-est-devenue-sourde.html   alors que des scientifiques prétendaient que la neige devait disparaître de France : http://video.google.fr/videoplay?docid=-4265855986282215502#    encore quelques années et l'on verra bien s'il valait mieux servir l'idéologie ou faire fonction de prudence en ne mettant pas tous ses oeufs dans le même panier, en luttant contre la pollution et le gaspillage, certes, mais pas au détriment de l'inventivité et de la liberté non pas de nuire mais de vivre le mieux qui soit.



[1] Auteur, (voir Google) dont La condition néomoderne, Nature et politique.

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