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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 21:09

one.jpgCertes, BHL écrit, "pourquoi je défends Israël", et Finkielkraut fait de même sur un plateau TV, il n'en reste pas moins qu'ils défendent tous deux le projet dit "Jcall" qui, loin d'amener à la paix, ne fait qu'encourager les extrémistes de tous bords, la plupart islamistes ou nationaux-arabistes, à profiter de cette fausse opportunité pour avancer leurs pions comme le souligne le groupe Raison garder. A savoir éviter de remettre en cause leur revendication centrale, (Jérusalem venant en second) le retour des dits "réfugiés" au coeur même d'Israël et non pas dans un futur Etat palestinien. Bill Clinton l'a même écrit dans ses Mémoires: citons-en quelques passages puisqu’il en fut le témoin direct, et ce de façon plus équilibrée qu’un de ses conseillers Robert Malley dont les propos à l’époque avaient rejeté l’échec des négociations en priorité sur les israéliens :

 

December 23 [2000] was a fateful day for the Middle East peace process. After the two sides had been negotiating again for several days at Boling Air Force Base, my team and I became convinced that unless we narrowed the range of debate, in effect forcing the big compromises up front, there would never be an agreement. Arafat was afraid of being criticized by other Arab leaders; Barak was losing ground to Sharon at home. So I brought the Palestinian and Israeli teams into the Cabinet Room and read them my « parameters » for proceeding. These were developed after extensive private talks with the parties separately since Camp David. If they accepted the parameters within four days, we would go forward. If not, we were through.

I read  them slowly so that both sides could take careful notes. On territory, I recommanded 94 to 96 percent of the West Bank for the Palestinians with a land swap from Israel of 1 to 3 percent, and an understanding that the land kept by Israel would include 80 percent of the settlers in blocs. On security, I said Israeli forces should withdraw over a three-year period while an international force would be gradually introduced, with the undestanding that a small Israeli presence in the Jordan Valley could remain for another three years under the auythority of the international forces.  (…). 

On Jerusalem , I recommended that the Arab neighborhoods be in Palestine and the Jewish neighborhoods in Israel, and that the Palestinians should have sovereignty over the Temple Mount/Haram and the Isrealis sovereignty over the Western Wall and the « holy space » of which it is a part, with no excavation around the wall or under the Mount, at least without mutual consent.

On refugees, I said that the new state of Palestine should be the homeland for refugees displaced in the 1948 war and afterward, without ruling out the possibility that Israel would accept some of the refugees according to its own laws and sovereign decisions, giving priority to the refugees populations in Lebanon. I recommanded an international effort to compensate refugees and assist them in finding houses  in the new state of Palestine, in the land-swap areas to be transferred to Palestine, in their current host countries, in other willing nations, or in Israel. Both parties should agree that this solution would satisfy UN Security Council Resolution 194. (…).

I said these parameters were non negotiable and were the best I could do, and I wanted the parties to negociate a final status aggreelent within them. (…). On the twenty-seventh, Barak’s cabinet endorsed the parameters with reservations were within the parameters, and therefore subject to negociations anyway.

It was historic : an Israeli government had said that to get peace, there would be a Palestinina state in roughly 97 percent of the West Bank, counting the swap, and all of Gaza, where Israek also had settlements. The ball was in Arafat’s court. (…).

I still didn’t believe Arabe would make such a colossal mistake. (…).

 

(…) On New Year’s Day, I invited him to the White House the next day. (…) When Arafat came to see me, he asked a lot of questions about my proposal. He wanted Israel to have the Wailing Wall, because of its religious signifiance, but asserted that the remaining fifty feet of the Western Wall should go the palestinians. I told him he was wrong (…). The Old City has four quarters : Jewish, Muslim, Christian, and Armenian. It was assumed that Palestine would get the Muslim and Christian quarters, with Israel getting the other two. Arafat argued that he should have a few blocks of the Armenian quarter because of the Christian churches there. I couldn’t believe he was talking to me about this.

Arafat was also trying to wiggle out of giving up the right of retourn. He knew he had to but was afraid of the criticism he would get. I reminded him that Israel had promised to take some of the refugees from Lebanon whose families in what was now northern Israel for hundreds of years, but that no Israeli leader would ever let in so many Palestinians that the Jewish character of the state could be threatened in a few decades by the higher Palestinian birthrate. (…). Arafat had acknowledged that by signing the 1993 peace agreement with its implicit two-state solution. (…). Arafat’s rejection of my proposal after Barak accepted it was an error of historic proportions. (…).

 

 On le voit, près de neuf ans après, la situation est au même point. Et pourtant, l’on ne peut guère taxer Bill Clinton d'être un "ultra" alors qu’il a juste tenté de faire son possible pour atteindre une solution sinon logique du moins rationnelle au sens d’articuler des revendications mesurables à des considérations culturelles et historiques. Il n’est donc guère sérieux de considérer qu’un tel échec soit à mettre uniquement sur le compte de la partie israélienne. Pourtant, au lieu d'aller voir Bill Clinton, nos globe trotters de la "philosophie" (ami de la sagesse) veulent en réalité réinventer l'eau chaude persuadés qu'il suffirait de tout céder ("la paix contre les territoires") pour avoir "la" paix ; comme si les principaux ennemis de celles-ci, islamistes et nationaux arabistes, n'avaient pas leur propre "agenda", leur propre "paix", puisqu'ils n'ont rien à faire en réalité de la nouvelle conception universelle liée à la notion de paix basée sur le développement mutuel des valeurs communes ou droits humains, ce serait d'ailleurs les mépriser que de croire le contraire.

Mais rien à faire, BHL et Finkielkraut du haut de leur certitude sans faille restent persuadés que tout le monde raisonne dans le même idiome, ce qui est évidemment faux, mais BHL et Finkielkraut restent eurocentrés, pis, ils sont parisiano-centrés donc persuadés, comme Edgar Morin d'ailleurs, que "les" Palestiniens aspirent à une solution "raisonnée". Cela me l'a été confirmé d'ailleurs par une connaissance, haut placée, surtout dans les cercles académiques : "jamais, me dit-il, jamais les Arabes n'accepteront la réalité israélienne, jamais... ou alors fondu dans une espèce d'Union Européenne". J'en étais resté coi. Quelqu'un que je respectais vivement pour la qualité de ses vues, m'avouait qu'Israël avait été une "erreur" et que l'Histoire allait tôt ou tard rectifier le tir... Je restais pétrifié. Ne voulant même pas argumenter, disant seulement que les Juifs étaient en meilleure position qu'en 1940 pour se défendre... C'est ce que sous-estiment la plupart des critiques et des "amis-qui-vous-veulent-du-bien" : quand vous êtes adossé à des millions de cadavres, rien ne peut plus être pis, surtout si l'on ne panique pas, si l'on a des leaders forts, une société unie et fière où l'équité règne malgré les corruptions diverses (humaines trop humaines).

Aussi est-il plus utile d'observer la situation sans les oiseaux de mauvais augure (même si leur venin peut être utile à petite dose pour s'en vacciner) : que se passe-t-il sur le terrain ?... le camp islamiste accentue sa pression mené par les Turcs et les Iraniens, les flottilles vont arriver comme autrefois les bombes humaines, comme le boycott d'Israël désormais bien en place : produits, films, et même danse ; les nationaux arabistes hésitent, mais tout récemment les Egyptiens viennent de déchoir de leur nationalité les Egyptiens mariés avec des Israéliennes, ce qui est un signe de durcissement d'une bureaucratie en déroute qui refuse de passer la main à l'ancien responsable de l'AIEA, Mohamed Elbaradei, et pourrait dans ce cas, si l'opportunité s'ouvrait, rompre avec Israël et entamer comme la Turquie le long chemin vers la rupture et donc la guerre, profitant ainsi des problèmes extérieurs pour camoufler la faillite à l'intérieur. Il faudrait alors une provocation de plus, des navires "humanitaires" iraniens, ou alors et probablement le refus iranien de voir l'un de ses bateaux arraisonner -afin de vérifier sa cargaison comme le permet désormais la dernière résolution votée pour la première fois par la Chine et la Russie - pour aller à la guerre.

Le Hezbollah est sur-armé, le Hamas aussi puisqu'il ne s'est pas battu la dernière fois en réalité, et l'Iran est en mesure désormais de faire au moins une bombe comme l'a relaté dernièrement l'AIEA d'où les sanctions actuelles. Que va-t-il se passer ?

Nous allons vers la guerre.

Et ce en France même aussi ; puisque les cohortes alter-islamistes accentuent en ce moment même leur recrutement, surtout chez les jeunes, en leur faisant croire qu'il faut agir comme autrefois à l'encontre de l'apartheid en Afrique du Sud, alors que les Arabes israéliens refusent d'être intégrés dans le dit "futur" Etat Palestinien, on se demande bien pourquoi....

Et comme les Talibans font feu de tout bois, qu'en Irak les factions s'entre-déchirent, il suffit désormais d'une étincelle... sans que l'Iran n'ait d'ailleurs à utiliser pour le moment sa bombe... L'accentuation brownienne des effets pervers (crise économico-financière, retards structurels divers, fractures morales et civilisationnelles, effondrement des institutions traditionnelles y compris à gauche) chauffe le chaudron vers sa température volcanique "adéquate" : aussi s'il s'agit d'être prêt, surfer sur de la lave ou sur le dos d'un tigre enragé ne sera pas une mince affaire... (et si celle-ci n'était pas si sérieuse, je dirais, un peu comme Obélix: enfin un peu de mouvement, je commençais à m'ankyloser...). Exagération ? J'aimerais tant me tromper. En même temps, on ne voit pas pourquoi en effet la roue sans pitié de l'Histoire humaine ne se mettrait-elle pas à nouveau en route pour le meilleur comme pour le pire.

rhino.jpg

My life, New York, Alfred A.Knopf, 2004, pp. 936-945.

My life,op.cit., p.941.

Il parle de sa rencontre avec Arafat le 2 janvier 2001.

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 20:38
 bruxrome0064.jpgYves Thréard la reprend en partie sur son blog :

 "Puis arrive Amine, introduit par l'entourage comme un symbole de l'intégration, catholique malgré son prénom musulman, qui mange du cochon et boit de la bière.
Hortefeux sur le ton badin - il est volontiers pince-sans-rire - dit :" Ah mais ça ne va pas du tout, alors, il ne correspond pas du tout au prototype, alors. C'est pas du tout ça". "C'est notre petit arabe", signale une militante. Et Hortefeux de répliquer : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes"."

D'où l'autre rumeur : Brice Hortefeux en réalité aurait voulu dire que puisque l'UMP aimerait être aussi un " parti musulman" (suivant le voeu de diversité du Président...ce qui d'ailleurs l'aurait opposé à Simone Weil puisqu'il voulait l'insérer dans la Constitution...) le fait que Amin soit Kabyle et chrétien ne correspond pas en effet "au prototype" du parti "aussi musulman" d'où la réaction de l'ami du Président : si tous les nord africains deviennent chrétiens, mangent du porc et boivent de la bière alors bonjour les dégâts, l'UMP ne deviendra pas le parti musulman rêvé par Sarko afin d'arracher les Français d'origine étrangère à la gauche... 

Il se trouve que cette rumeur, que Yves Threard confirme pour moitié, me semble intéressante ; je me demande donc s'il ne conviendrait pas de rectifier légèrement le tir de l'interprétation : le ministre se dit que si tous les Auvergnats d'origine nord africaine devenaient chrétiens, mangeurs de porc et buveur de bière (ce qui m'irait parfaitement quant à moi) alors cela n'irait pas avec la stratégie de diversité voulu par le Président ; mais comme Brice Hortefeux n'a pas voulu en dire plus... 
Or, il n'est pas trop tard pour rectifier le tir en avouant qu'il ne voulait pas insister sur le côté chrétien de Amin justement, alors que précisément en l'avouant il ferait enfin basculer le débat sur la place des Nord Africains, le  pluriculturalisme incluant ainsi aussi les aspects chrétiens, puisque certains Nord Africains sont désireux de retrouver leur origine chrétienne : Augustin, Tertullien, Cyprien, étaient berbères, le christianisme était présent dès le 1er siècle et n'a pas attendu la révolte donatiste pour apparaître, il suffit de lire Gabriel Camps, François Decret, j'en parle dans mon livre : Le monde arabe existe-t-il ? Histoire paradoxale des Berbères . Bref, il faut précisément se servir de cela pour relancer l'idée que Nord Africains=musulman est faux et archi faux. Chiche ?...
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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 21:29

lso.jpg Gaza risque-t-il de devenir une plate-forme iranienne s'il est livré à "lui-même"comme le pense le 1er ministre israélien? En effet, selon Romandie News ce dernier aurait observé que " les islamistes du Hamas "continuent de s'armer et l'Iran continue à transférer des armes au Hamas, notamment des roquettes et des missiles qui sont destinés à viser les localités israélienne autour de la bande de Gaza, mais aussi la banlieue de Tel-Aviv et Jérusalem".

Lubie sioniste ?

International Herald Tribune (versus New York times) observe mardi 2 juin que selon le dernier rapport de l'AIEA, les iraniens ont d'ores et déjà de quoi faire deux bombes, et même s'ils transféraient leur uranium au Brésil et en Turquie, ils auraient de quoi en fabriquer une.

Coïncidence ?... La pression alterislamiste (convergence altermondialiste et islamiste préparées par Khomeiny puis Al Kaïda : 11 septembre 2001 référé au 11 septembre 1973 coup d'Etat de Pinochet, sur les décombres du marxisme ramassé puis éparpillé à la hâte par le postmodernisme nihiliste) envoie à la pelle des flottilles, paraît-il, plusieurs déjà sont à nouveau en perspective ; et pourquoi pas des incidents bientôt à la frontière libanaise peut-être au moment opportun ? Des infiltrations ciblées aussi sans doute, tout cela montre que la période d'incubation et de drôle de guerre touche à sa fin. Il est vrai qu'un an et demi sont passés depuis l'essai-sonde du Hamas Noël 2008. Une coïncidence aussi ? Non. Pas plus que la ribambelle de keffeh autour du cou des toutes jeunes filles, même au fond de la Drôme sur un marché de Die un dimanche de Pentecôte... L'antisémitisme qui ne pouvait plus reluire de mille feux depuis la Shoah peut renaître, renaît, alors que d'aucuns croient voir l'islam clouer au pilori... On a les "experts" que l'on peut...

 

A ce stade de deux choses l'une, point de vue iranien tout d'abord : soit "quelque chose" est envoyé d'ici peu sur Israël au risque évidemment d'un anéantissement mutuel, mais c'est peu probable, à moins d'anéantir aussi pas mal de Palestiniens, de Libanais, de Syriens, sauf si la bombe de style mi-Hiroshima (35 000 morts sans compter les contaminés) arrive à se localiser par exemple seulement sur Tel Aviv, ce qui nécessiterait un degré de miniaturisation et une qualité de lanceur que l'Iran n'a "peut-être" pas encore ; soit la bombe est acheminée vers Israël, à proximité, transformée en arme nucléaire tactique (ce qui n'est pas une mince affaire d'après certains renseignements) ou en bombe sale, ce qui est très improbable selon les mêmes renseignements puisqu'il faut tout de même un détonateur très puissant.

En tout cas, nous nous acheminons vers un assaut simultané Hezbollah/Hamas en cas d'attaque préventive israélienne c'est certain. De plus, imaginons que l'Iran fasse mine d'envoyer un vrai-faux missile qui déclenche la vraie riposte israélienne, il va de soi que vu le niveau de propagande actuel, l'Iran pourrait parvenir à surmonter les réticences arabes sunnites, et même occidentales. Sauf que pour le moment les apparences ne sont pas celles-ci, puisque de nouvelles sanctions économiques sont en route.

Mais rien ne dit que la Chine et la Russie vont tenir jusqu'au bout. Et comme les choses vont s'aggraver entre le Hamas et Israël parce que c'est dans l'intérêt de l'Iran, et que le volet humanitaire est un bon filon, et que Obama est affaibli de plus en plus, les choses ne sont pas dites encore sur le dossier nucléaire iranien, pas du tout. Aussi ne faudrait-il pas qu'Israël frappe maintenant, c'est un duel au pistolet façon western : le premier qui dégaine a toujours tort.

 Voyons justement du côté israélien : pour aller au plus court quatre possibilités s'offrent encore : il faudrait que les responsables israéliens mettent systématiquement en avant le fait qu'il existe en réalité deux demandes d'Etat palestiniens : à Gaza et à Ramallah, et que tant que ces deux demandes ne fusionnent pas en une seule, des négociations restent très difficiles voire impossibles ; par ailleurs, il faut insister sur le fait que Ramallah veut la réintégration de 4,5 millions de "réfugiés" au sein même d'Israël et non pas dans le futur Etat palestinien, tandis que le Hamas exige 7 millions ; observons les chiffres actuels : 

 

 
habitants
Aujourd’hui vivent en Israël :
7 337 000
Nombre d'habitants juifs
5 540 000
Nombre de "non juifs"
318.000
Arabes
1 440 000

 

ce qui est impossible à accepter. Israël pourrait insister là dessus. Sans cesse. Organiser des conférences, mobiliser des historiens : rien ne se fait semble-t-il. Or, c'est bien là l'ultime argument que certains intermédiaires jugent secondaire, il n'en est rien. Bien au contraire. Le combat est spirituel. Sommes-nous en retard d'une guerre ?...Comme d'habitude...

Troisième volet : imaginons qu'Israël lève le blocus, laisse à terme le Hamas continuer de s'armer , ce dernier reste donc indépendant y compris envers Ramallah, on pourrait se dire que dans ce cas, s'il y a conflit, Israël pourrait considérer (en quatrième volet) qu'elle est en guerre avec une entité que le monde entier aura aidé à armer ; ce qui lui donnerait toute la légitimité pour oeuvrer enfin de toute sa puissance de feu ; cela ferait cependant beaucoup de morts parmi les civils ; or, puisque Gaza n'est pas censée être un Etat du point de vue du droit international,  Israël n'est même pas autorisé à lui déclarer la guerre, sauf seulement de s'en défendre en attendant la légalisation de son statut ; ce qui ne peut cependant arriver puisque le Hamas refuse tout, mais peut-être pas un arrangement boiteux avec le Fatah qu'il trahira comme il l'a déjà fait puisqu'il est en position de force. Pendant ce temps, L'Iran, le Hezbollah, et aujourd'hui la Turquie accentuent leur pression. Sans parler de la rue... occidentale :-)

Israël peut-il rompre un tel cercle vicieux ? Rares sont ceux qui répondent oui, et beaucoup pensent tout bas qu'Israël est appelé à être absorbé ou à imploser. Certains intellectuels, un temps revenu, quittent à nouveau le navire (BHL, Fink...). Alors ? Tout repose pour le moment sur les contradictions internes du camp islamiste, en particulier l'animosité supposée entre l'Arabie Saoudite et l'Iran. Et, sur la supériorité militaire et politique d'Israël. Pour combien de temps ?... Un certain moment encore sans doute. Mais faudrait-il qu'Israël s'en serve pour rectifier à 180° sa communication afin de montrer que ce n'est pas lui mais les palestiniens qui refusent la paix. On attend encore cette démonstration. Si salutaire. Si urgente. Bill Clinton pourrait aider : l'échec d'Oslo était écrit dans ses mémoires... He knew it !...


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Published by Lucien S.A Oulahbib - dans Amour et paix
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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 13:32

 

img041107-1214.jpgRappel (publié en 2005) : Qu’il s’agisse de Jean Daniel du Nouvel observateur (11 mai), de Jean-Paul Mari sur le site du même journal (8 mai), de Mehdi Lallaoui et de Hassane Zerrouky dans le journal L’Humanité (respectivement 5 et 7 mai), de José Garçon de Libération (7 mai), de Nicolas Weill du Monde (8 mai), ou encore du point de vue de Jean-Louis Planche (Le Monde du 8 mai), force est de constater que, d’une part, le commentaire submerge la présentation des faits. En particulier leur enchaînement, si crucial, au vu du déchaînement qu’il entraîna. D’autre part, leur mise en perspective est des plus succinctes.

Ainsi, s’agissant du séquentiel des faits, le premier élément déclenchant fut cette manifestation à Sétif où un coup de feu abattit le porteur du drapeau, un « scout » dont le site du Nouvel Obs donne le nom : Bouzid Saal tout en parlant de « bousculade » quant à la cause du coup de feu sans plus de précision ; idem dans un court article du Monde (relativement bien fait néanmoins comparé aux autres) ; idem également selon une autre brève trouvée sur le site du Nouvel Obs, alors que Mehdi Lallaoui affirme qu’il est « établi que c’est la police qui la première ouvrit le feu contre les manifestations de Sétif, à hauteur du Café de France » ; tandis que Hassane Zerrouky assène que c’est le « préfet de Constantine, Lestrade-Cardonnel, qui a ordonné aux forces de police : « Faites tirer sur tous ceux qui arborent le drapeau algérien. »

Le commissaire de police Lucien Olivier ne se fait pas prier : il fait tirer sur les manifestants. Les colons, organisés en milices, participent à la répression » ; version pourtant controversée si l’on en croit les propos de l’historien Jean-Louis Planche (dans un point de vue pourtant très peu objectif) puisque il signale que l’on « discute aujourd’hui pour savoir qui, d’un policier ou d’un manifestant, a lâché le premier coup de feu » ; sans oublier que Hassane Zerrouky va bien vite en besogne lorsqu’il énonce le rôle immédiat des colons « organisés en milices ».

Parce que la séquence n’est pas celle-ci. Mais plutôt qu’à la suite de l’assassinat du porteur de drapeau, au soir du 8 mai, sur « le registre de décès » relate Jean-Paul Mari du Nouvel Obs vingt et un « indigènes » et vingt « européens » sont déclarés morts. Puis il s’avère que ce sont « 102 » européens qui trouvent la mort, concède Jean Daniel, (José Garçon, elle, saute la séquence( ainsi que Nicolas Weill qui s’en tient à vingt neuf européens tués le 8 mai, tandis que Mehdi Lallaoui parle de « 103 Européens d’Algérie », sans cependant donner plus de précisions quant à la séquence temporelle et au type d’exactions alors que Jean-Paul Mari indique que les « troubles gagnent le Constantinois.

A Kherrata, les émeutiers font sauter la boulangerie, la poste, le palais de justice ; ils violent, tuent et mutilent les cadavres. L’armée accourt, les civils se constituent en milice… ».

C’est, d’une part, bien donc à la suite de l’assassinat de ces 102 ou 103 européens que les milices surgissent et non immédiatement le 8 mai comme l’énonce pourtant plus haut Hassane Zerrouky dans l’Humanité. D’autre part, seul Jean-Paul Mari indique, on l’a lu, des viols et des mutilations de cadavres concernant les dits européens.

Alors qu’il aurait été loisible d’approfondir la question, par exemple lorsque l’on lit un Pierre Goinard qui expose, dans son livre référence, Algérie, l’œuvre française, []que « Des heurts avec le service d’ordre clairsemé, un coup de feu et c’est l’émeute sauvage, fermes européennes attaquées, massacrés gardes champêtres et gardes forestiers, juge de paix, curé, des femmes, des vieillards, des enfants, égorgés, mutilés, mains tranchées, ventres éviscérés, seins arrachés, organes sexuels sectionnés fourrés dans la bouche du cadavre… ; en quelques heures plus de 100 morts et 250 blessés européens. Cependant le soulèvement reste localisé et n’est pas unanime : des Musulmans préviennent ou cachent des Européens. Ceux-ci, regroupés en milices, tuent à leur tour (…) ».

Ce genre d’exaction, Benjamin Stora le relate, quoique par inadvertance : « on sait qu’un des responsables du PC à Sétif a eu les bras sectionnés lors des affrontements », précédé par le propos suivant : « Certains militants européens ont d’ailleurs participé à la répression de Sétif, dans les milices. Peut-être par simples représailles ».

Cette observation tempère d’une part l’idée que les colons s’organisent uniquement dans des milices pour aller chasser de l’indigène dans un esprit génocidaire comme le prétend leprésident algérien actuel ; par ailleurs le fait que cela soit un communiste qui se fasse ainsi mutilé n’est peut-être pas dû au hasard, puisqu’il représente cet athéisme si honni par certains ouléma.

Les communistes de l’époque, parlent, eux, d’éléments « hitlériens » au sein des insurrectionnels, ce que récuse l’historien Alain Ruscio dans un article de l’Humanité, et Benjamin Stora Algérie, op.cit., p. 355. Benjamin Stora, [ ]

Or, Pierre Goinard avance que les ouléma « dans l’Est algérien surtout et à Tlemcen, étaient nationalistes et antifrançais au nom de l’islam, en liaison étroite avec les Universités de Tunis et du Caire, le Proche Orient et le monde arabe.

Déconcertés par la laïcisation de la Turquie sous Kémal Pacha après 1918, ils orientèrent alors leurs sympathies vers Charkib Arslân qui diffusait de Genève l’idéologie de la nation arabe. Expulsé du Liban par les Français en 1920, antisémite admirateur de Hitler et en même temps financé, dit-on, par Moscou ».

Il aurait été donc intéressant d’aller voir du côté des archives du PC pour en savoir plus au lieu de circonstancier ces propos par le seul stalinisme ambiant en son sein.

Ce qui implique en tout cas de mettre immédiatement en perspective l’ensemble de la séquence en soulignant le rôle des ouléma, ceux-là mêmes qui durant l’insurrection kabyle de 1871 (20 000 morts selon Pierre Goinard [ ]créèrent les conditions d’une telle répression si l’on croit les propos recueillis par Farida Aït Ferroukh dans son Cheikh Mohand, Le souffle fécond  []
Elle fait par exemple état des réponses de Cheikh Aheddad aux siens : « -Vous le saviez, Maître, que les Français nous battraient ? Pourquoi avoir envoyé la population au carnage ?

C’était pour délimiter un mur entre les Français et nous. Le sang a coulé. J’ai semé la haine entre eux et nous (pour des générations) (…) ». Ce genre de stratégie, susciter la réaction de l’ennemi en le provoquant émotionnellement par des mutilations préméditées, a été appliqué à plusieurs reprises, par exemple en 1955 à El Halia [].

Si l’on réfléchit donc sur le début de la séquence, si déterminante, il s’avère peu vraisemblable qu’à la suite du meurtre (commandité par qui ?) de ce scout, musulman, un tel déchaînement dans la mutilation ait pu spontanément avoir lieu (au cri de « El-Jihad » mais que relativise -au nom de quoi ?- Annie Rey-Goldzeiguer, citée par Josée Garçon, en le cataloguant d’« arme de guerre civile plus que religieuse ») : de fortes présomptions incitent, d’une part, à observer le côté prémédité du phénomène qui a été déclenché de telle sorte que la réaction française puisse prendre la démesure souhaitée (mais dont les chiffres sont volatiles au dire même des articles ici cités mais qui tournent autour de 15 à 20 000, seul Goinard avançant celui de 6 à 8 000 « selon Charles-André Julien » []historien de renom) [], créant ainsi ce « mur de sang » dont parle Cheikh Aheddad et que Stora relève également lorsqu’il énonce que le « soulèvement musulman et la répression à grande échelle ont creusé un fossé de sang entre Européens et Algériens indépendantistes ». D’autre part, le point de vue des nationalistes algériens ne peut guère se réduire au fait que l’assimilation ou l’intégration s’avérait une impasse qui ne pouvait que déboucher sur ce genre affrontement comme l’avance hâtivement l’historien Jean-Pierre Peyrolou dans l’article de Josée Garçon. C’est oublier que précisément cette ouverture n’était pas acceptée par la mouvance araboislamiste animée par les ouléma et par Messali Hadj. Ainsi les propos d’un Ferhat Abbas de 1936 que Pierre Goinard relate : « Nous avons écarté une fois pour toutes les nuées et les chimères pour lier définitivement noter avenir à celui de l’œuvre française dans ce pays. Nous sommes les fils d’un monde nouveau, né de l’esprit et de l’effort français », ne font guère l’unanimité autour de lui [ ]. Par ailleurs, s’agissant de l’intégration des autochtones, le même auteur observe que « lorsque le sénatus-consulte du 14 juillet 1865 leur offrira le choix entre continuer d’être régis par« la loi musulmane » ou « jouir des droits des citoyens français en étant régis par les lois civiles et politiques de la France » (…) en cinq années, la citoyenneté proposée fût sollicitée seulement par 250 d’entre eux »(28). Ce qui explique déjà pourquoi l’ordonnance de 1944 qui permettait l’obtention de la nationalité française sans oblitérer la référence coranique n’eut que 60 000 adeptes. Le problème n’était alors pas tant de savoir s’il fallait oui ou non faire des Algériens des citoyens à part entière, mais quel type de contenu donnait ces derniers à leurs revendications : s’agissait-il d’une meilleure intégration, ou de se battre pour éliminer toute présence qui contrecarrerait le but araboislamiste ? On aurait aimé que les journalistes et les historiens creusent un peu plus dans cette direction également.

La plupart des journaux cités ici, à l’exception du papier du correspondant du Monde qui fait état de la controverse interalgérienne concernant les chiffres de la répression sanglante, ont failli à afficher l’exhaustivité et l’objectivité des faits, qui, même s’ils peuvent être interprétés ne peuvent pas l’être jusqu’à les faire disparaître sous des apriori non justifiés hormis par le partis pris (pour une analyse plus détaillée des conditions historiques générales voir mon livre Le monde arabe existe-t-il ? ).

Notes

[] Paris, 2001, éditions Jacques Gandini, p.135

[] dans son Messali Hadj (Paris, Hachette, 2004), fait état de cette influence araboislamiste (p. 25).

[] Algérie, op.cit., p. 355. Benjamin Stora, dans son Messali Hadj (Paris, Hachette, 2004), fait état de cette influence araboislamiste (p. 25).

[] Bruxelles, Éditions Volubilis, 2003, p. 30.

[] Pierre Goinard, Algérie, op.cit., p.361. Voir également Historia N° 206

[] Op.cit., L’Algérie, p. 135.

[] Pour l’ensemble du conflit, Gilbert Meynier énonce les chiffres suivants : « De 1954 à 1962, l’armée française tue sans doute autour de 200.000 Algériens. Le FLN en tua plausiblement une cinquante de milliers (…) » in Histoire intérieure du FLN, Fayard, 2002, p. 704. Il est à noter que les chiffres attribués au FLN sont rarement répertoriés…

[] Op.cit., L’Algérie, p. 354-355.

 

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 11:10

Copie-de-venise-20030026.jpgRégis Debray vient de se fendre d'une énième diatribe contre Israël (le Point en publie les bonnes feuilles), du moins, principe de précaution oblige, d'un certain Israël, et ce pour son bien. Bien sûr. Au nom d'Israël, comme d'aucuns s'agitent au nom de la Terre, ce sieur professe, sermonne, se prend pour une réincarnation de Bernanos matiné de Maritain et de Blondel, ou alors n'est pas Alain ou Valéry qui veut. Ne parlons pas de Hugo, Zola, Balzac. Profitons de l'occasion d'ailleurs pour esquisser un tri.

Il est certes sans doute vain de contribuer objectivement à la décantation historique inéluctable qui de toute façon s'effectue en permanence en indiquant les individus, philosophes, scientifiques, artistes, personnages pieux, fabuleux, qui apportent quelque chose à l'aventure humaine.

Qui se souviendra d'un Debray dans cent ans? Comparé à un Platon, Aristote, Hegel... Idem pour les Foucault, Bourdieu etc, ou le sous nietzschéisme et le marxisme vulgaire en pack de six, s'horrifiant d'observer qu'il existe du pouvoir de la domination, appelant non pas à les civiliser mais à les supprimer, et toute la sociologie et la philosophie des générations actuelles d'intellectuels sont charpentées de ce bois vermoulu, pas étonnant dans ce cas que les formateurs issus de leurs cours n'ont plus cours y compris dans les cours d'école, chassez le naturel il revient au galop, en pis.

Par contre, et sans spécialement user de l'argument d'autorité, vous n'entendrez guère parler ou peu d'un Raymond Boudon, Jean Baechler, une Chantal Delsol, un Shmuel Trigano, Jean-Pierre Bensimon, mais un peu plus heureusement d'un Pascal Bruckner, d'un Yves Roucaute, d'un Pierre-André Taguieff, pas du tout d'un WVO Quine... Pourtant ces gens tiennent bien la rampe du temps. Même s'ils restent dans l'ombre, (malgré leurs titres académiques, par exemple Boudon, membre d'une dizaine d'académies, Roucaute détenteur de deux agrégations, doctorat etc... Delsol, Baechler, membres de l'Institut...); mais ils ne sont pas estampillés enfants terribles, (ils ne sont pas de la gôche ! celle qui veut raser et baiser gratis) et aussi parce que le phénomène de la répercussion médiatique qui a tant profité aux artistes, aux musiciens particulièrement, donnent de la surface bien plus à l'ivraie qu'au bon grain du fait que ce dernier se tient à distance du spectacle permanent.

Et, comme celui-ci a horreur du vide, il le remplit par exemple avec les Laurey et Hardy de l'entartrage happening, par exemple les Miller et Bonnaud de chez Durand qui, face à la démographe Michèle Tribalat, (une femme qui compte désormais : de plus en plus notre Alfred Sauvy) s'entêtaient à lui asséner que rien n'a changé rien ne bouge concernant l'immigration, Miller s'acharnant à effacer ses propres racines (alors qu'un breton, un corse, en seront fiers, affirmant que la plupart des immigrés actuels veulent devenir français, ce qui est faux, surtout lorsqu'ils sont élevés dans le mensonge.
Il n'y a qu'à voir la manière dont un cinéaste trafique le 8 mai 1945 à Sétif, toute une génération est assise entre deux chaises en réalité : ou continuer à répandre de la fausse monnaie et pérorer chez Ruq-Dur-Ardi-Tad ou alors méditer dans le silence (et un peu d'internet) l'effondrement du radeau France s'enfonçant en même temps que le Titanic Occident.

Rappelez-vous : si l'on en croit BHL (qui s'y connaît en entartrage) : " Il valait mieux se tromper avec Sartre qu'avoir raison avec Aron", on voit bien le résultat, tant BHL, tout comme Finkielkraut (au bout du compte, et sa confrontation si molle avec Badiou, relaté sur ce blog, en fut un exemple), a décidé de raisonner non pas certes comme Debray sur Israël, mais pas si loin que cela au bout du compte (à dormir debout) à savoir nier déjà la nature humaine et donc également l'avidité de puissance des palestiniens. Oslo oublié bien sûr. 1947, acceptation des juifs, refus des arabes, que dire de plus ? 1917, (plan Balfour) aussi, et rien à voir avec la Shoah pourtant. Dès la victoire des nazis en 1933 au fond les nationalistes arabomusulmans ne voulaient plus entendre parler d'une Palestine "multicuturelle"... Qui osera le dire que les palestiniens veulent expulser tous les juifs des territoires ?  Septembre 1971, le roi de Jordanie tue 15000 palestiniens, qui s'en souvient ?...On peut continuer à l'infini, même s'il faut se rappeler aussi que Rabin a été assassiné par un juif.

Seulement, Debray, sur Europe 1 ce jeudi de l'Ascension, persiste et signe dans l'ignorance têtue de l'eurocentriste tiersmondiste post-guevariste, en critiquant les organisations juives qui soutiennent Israël, justifiant en quelque sorte le fait que des juifs soient attaqués dans les rues en France, demandant même un "dialogue" avec le Hamas, on croit rêver, un Hamas qui massacre les palestiniens du Fatah sans que l'on ne dise rien, comme le FLN algérien massacrait ceux qui n'était pas de son bord. Mais devait-on dialoguer avec Hitler lorsque l'on savait que ce dernier n'en avait cure malgré le change donné à Chamberlain et consorts ? Et pourquoi le nationalisme, le désir de puissance, ne devraient être que l'apanage des Juifs et des Occidentaux ? N'est-ce pas là véhiculer encore le vieil adage antisémite du peuple dominateur? Postmarxisme et rousseauisme voient uniquement la cause du mal dans la propriété privée et l'existence du groupe, on en est encore là (et Mélanchon, nouveau Pivert annone l'ensemble). Debray, comme BHL (qui ne jure que par Deleuze et Foucault c'est dire), comme Finkielkraut (sans Heidegger, qui est-il au fond?), n'ont rien appris, n'ont rien compris, ce ne sont pas des politiques de toute façon mais des "intello", blablabla, ils ne veulent pas voir que le nationalisme arabe et musulman n'a pas encore fait son bilan critique et raisonne encore en terme de supériorité à la manière nazie, faisons le bilan du monde arabo-islamique, comparons-le avec l'Asie, l'Amérique du Sud, et même l'Afrique, et l'on verra bien quels sont les réels obstacles à un réel développement de qualité.

On sent bien décidément que le tri a commencé, que la page se tourne, et qu'il faut laisser la place aux vrais penseurs, pas aux pseudo intellos de pacotille. Mais telles ces étoiles mortes dont la lumière luit encore dans le ciel, leur présence se fait encore oppressante, (on en a encore pour des années sans doute), alors qu'ils n'ont "plus" rien à dire, alors qu'ils sont en réalité de plus en plus des obstacles pour l'émergence, enfin, de la vérité sur cette question (eh hop les hyènes se mirent à ricaner en lisant l'avant dernier mot). Wait and see donc.

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 21:37

img050223-161843.jpgUn(e) postmoderne est nécessairement un(e) anarchiste c'est-à-dire un(e) nihiliste tout(e) habillé(e) de noir (cela peut donc être une femme aussi...) puisque le-la (dasein) postmoderne spécule sur le fait que tous les discours s'équivalent, il n'y aurait pas de vérité, encore moins occidentale; c'est la seule vérité, ce qui est paradoxal puisque normalement il ne devrait pas y avoir de vérité du tout, sauf que l'on se mord la queue, d'où la nécessité d'en sortir en bétonnant ce principe premier, on va ainsi le sacraliser via divers livres, comptables également, le Principe premier c'est Dieu, le Prince, le Peuple, la Volonté, l'Etat, le Mouvement, peu importe.

Mais hormis la difficulté à légitimer le point de départ, pas de limites donc pour le postmoderne pas de frontières pas de pitié pas de compréhension tout est différence, plus de raison mais des raisonnements basés uniquement sur les instincts, sensations émotions modèles, automates prédisant bourse et climat, et tout devient indifférent puisqu'il n'y a pas de critères autres que l'utile propre à chaque différence ; une barrière comme une frontière nationale par exemple n'est que le suppôt de l'administration de la peur, mise en contrôle du bio par le pouvoir sans (cent, sang) visage des réseaux (Matrix) ; c'est cela pour l'anarchiste postmoderne ce qu'il nomme l'économie du chaos, la morphogenèse des catastrophes, hypertélie de la nouvelle Babel en pleine explosion, fission de la société techno-urbaine mondialisée, ses segments en fusion ne peuvent même plus évaluer des valeurs communes puisqu'il s'agit d'un langage moraliste celui des soumis à l'ordre bourgeois, occidental, américain, juif (euh ! mille pardon, sioniste bien sûr !!!), et puis de toute façon à partir de quoi les valeurs ? Pour quoi faire ? Au delà du bien et du mal.

Mais non pas au-delà du bon et du mauvais propres à sa différence : d'où un désir sauvegardé de puissance d'où des disputes sans fin d'où une mise en spectacle de plus en plus intime, une esthétique de l'existence digne de la galerie des Glaces assistant aux besoins en direct de la Cour, la mise au pot de Henri IV et les mamelles de son brave Sully, remplacées par le va et vient des pots de chambres sous les Louis XIV, XV, XVI, et patatras, on a perdu la clé (de la Nation française), même si Bonaparte prétend l'avoir retrouvé avec le succès que l'on sait, puis il y eut 14, 20 (congrès de Tours), 39, 68, 76, 01, O et 1, le binaire repart, tout recommence, sauf que le révolutionnaire professionnel touche désormais ses Assedic et vit chez papa maman ou en squatt place des Vosges, il est étudiant ou alors fonctionnaire le jour et casseur la nuit, car l'Etat (bourgeois, juif, euh, pardon, américano-sioniste à la solde de l'Empire) doit être cassé (au nom de la "casse du service public") tant qu'il n'a pas entièrement absorbé la société sommée de se dissoudre dans de la différence intégrale, je vous donne alors le code : le e de différence étant remplacé par le a de anarchie ce qui fait que tout devient diff-errance, errance, (rance) et cette façon de penser, celle de la liberté absolue que rien n'arrête est une meurtrière dans tous les sens du terme : mise à mort à travers les meurtrissures des mots et des choses afin d'assouvir l'ivresse du désir et du plaisir sans aucune autre barrière que la fatigue, la mort sous vide, par exemple le dernier article assassin, la dernière émission où sera dénoncée la énième "stigmatisation, discrimination, inégalité". Ce qui est étrange puisqu'il n'y a plus de valeurs, hormis un vague rappel au "respect" des différences, à l'égalité, ce qui ne veut rien dire à moins d'en appeler au partage strict peu importe le travail fourni sauf que là on en reviendrait à une vision bio, physique, organique, les individus ne seraient plus rémunérés en fonction de leur mérite mais de leur seule existence physique, chacun aurait sa pitance dans le zoo postmoderne alors que les gardiens qui l'organisent auront toujours le rab qui fait la différence justement :-)

Mais !... au fait ?... n'est-ce pas là, dans le fatras de ce néocommunisme dégénéré, la plastique même du fascisme teinté de social égalitarisme régénéré ? Puisque l'ennemi c'est le bouc émissaire spéculateur, capitaliste, juif (pardon ! euh... sioniste), puisque l'ennemi c'est l'individu, c'est-le-monde-cause-du-réchauffement-climatique, c'est l'Amérique, c'est Sarko, alors, par un tour de passe passe époustouflant, et sous nos yeux ébahis, émerge l'hydre d'un authentique mouvement néoléniniste  capable de brûler trois employés de banque, dont une femme enceinte, tout en hurlant à la mort des riches de l'Europe de la vie bourgeoise, n'est-ce pas là le retour de la bête brune aujourd'hui rouge verte également? N'est-ce pas un appel fort en réalité à la... remise en ordre puisque ce tourbillon rend fou toutes ces jeunes générations nourries à un tel anarchisme décervelé, le multi se vivant en réalité en mono (parental, foule solitaire) le maquillant par le poumon artificiel des médias qui tentent vainement encore d'en faire un trait mode alors que les multi crèvent à petit peu dans leur monospace... soutenu encore par un vague appel à la lutte contre les inégalités, (care), tout en appelant pour y remédier à plus d'Etat et donc à plus de contrôles, plus de spoliations, ce qui ne peut être fait que par une classe de nouveaux nervis à recruter chez les lumpens mais aussi chez les bobos et autres petits bourges, en attendant que les nouveaux partisans du régime fort à venir (les gants de fer) les mettent au pas lorsqu'ils n'auront plus besoin d'eux. Cela recrute sec d'ailleurs dans les "déséquilibrés" à gauche à l'extrême gauche, à droite à l'extrême droite, cela s'oppose violemment évidemment entre-eux (identitaires contre black blocs), mais tous ces faisceaux sont d'accords au fond : l'ennemi c'est la liberté qu'il faut tuer au nom de la Terre, de la race, de la religion, vive la vraie démocratie le pouvoir du peuple libéré des carcans capitalistes juifs (euh, pardon, sioniste) européens, pour un retour au pays à la terre bio qui ne ment pas (mais laisse tomber Montcalm et Duplex face aux Anglais, envoie tuer des centaines de milliers d'hommes en 14 pour avancer de deux mètres, abandonne le combat en 36, en 38, en 54, en 62).

Certes, pour se différencier entre-eux quand même ces nouveaux totalitaires se différencieront par les moeurs et le cosmopolitisme : ceux à gauche sont multi (sexe, culture etc) mais en monospace on l'a dit, ceux à droite sont uni (sexe, culture, etc) mais comme les contraires s'attirent (il y avait beaucoup de "gays" chez les S.A) et que la multiplicité des ethnies et des religions n'est pas le garant d'un quelconque progressisme (ainsi bien avant Obama, l'empire romain avait installé un métèque comme empereur en la personne de Septime Sévère), ces deux courants frappent séparément mais marchent ensemble, front unique newlook des étatistes multiformes sur fond de chaos total exigé provoqué puisque l'effondrement des valeurs favorise également l'affairisme, le cynisme, les hyènes sont de sortie et elles commentent même dans leurs correspondances "amoureuses" leurs divers méfaits. On en est là. Pour l'instant.

 

Bonjour chez vous.

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 23:19

st-trop-paques-20040045.jpgImaginons que l'imposition bascule de 50 à 80 voire 90%, cela ne changerait pas d'un pouce les problèmes de formation de croissance d'intégration, cela les aggraverait même : déjà parce qu'il n'y aurait plus aucune motivation à travailler pour celles et ceux qui ne sont pas spécialement des passionnés, il suffirait pour eux d'attendre la manne, la dose ; mais, ensuite, cet assistanat, réduit à un shoot, ne résoudrait pas le problème de se sentir bien dans sa vie.

Car, s'il s'agissait seulement d'un problème d'argent, si la vie, être satisfait de sa vie, se sentir fier du résultat atteint, se suffisaient avec des billets de banque (surtout venus du crédit), si savoir aimer, s'instruire, rire, si savoir être apprécié par ses pairs, ses enfants, la jeunesse, pouvaient s'acheter, cela se saurait depuis longtemps, et, au fond, les peuples des pays qui ont été le plus loin possible dans cette voie, se seraient battus pour préserver un tel bonheur, ce qui n'est pas le cas.

Et les pays et peuples qui tentent à nouveau de le faire en sont au début, lorsque les défauts les plus criants sont réduits, mais aussi quand l'euphorie de l'autre monde commence à exagérer le désir d'être dans le même état d'extase en permanence, or, cet état, par définition, n'est pas d'un effet durable, la satisfaction de courber l'échine à l'élite se fait une fois, puis la révolution se transforme en farce à la recherche des dindons à servir à la table de la nouvelle élite, plus dure, moins patinée par les siècles, plus vorace en réalité, ne prenant même plus de gants (comme il a été dit dans un autre billet).

Un jour, il y a six ans, à Athènes, dans une fin d'après midi bien ensoleillé et adouci par de tendres alizés, les mêmes peut-être qui murmuraient des douceurs aux oreilles des grecs anciens, je repérais dans une petite rue adjacente aux remparts qui entourent la vieille ville, une vaste poubelle, un bloc débordant à l'excès et sur lequel semblaient reluire des...livres. Je m'approchais un peu et que vis-je ?

Des dizaines de livres de maths, neufs, jetés ainsi sans vergogne ; ils semblaient récents, et, même si je ne lis pas le grec, j'arrivais à reconnaître par les formules et les courbes quelques champs des mathématiques comme les fonctions, les matrices, intégrales, géométrie, probabilités également.

J'eus tout de suite une intuition forte : un peuple capable de jeter ainsi ses mathématiques par dessus bord, alors que l'on aurait pu fort bien les livrer à quelques bibliothèques publiques, signifiait bien qu'une minorité d'intellectuels décidait d'en finir avec la raison pour virer dans le mysticisme de la violence révolutionnaire puisqu'il est patent de constater que cela fait des années que l'extrémisme domine les champs intellectuels et politico-médiatiques depuis le coup d'Etat raté des communistes dans les années 48, alimentés ensuite à partir de la chute des Colonels par l'extrémisme français et allemand.

Ajouté à cela la crise de l'Etat Providence qui jette ainsi à la poubelle les livres de math de l'année dernière parce qu'il est bien plus fructueux de garder le même budget afin de légitimer le même nombre de postes (à glander) que de s'en servir dans le budget général (voyez je ne dis même pas qu'il faille le supprimer comme le ferait un conservateur en pleine panique) pour améliorer la paye des profs, la bourse des étudiants les plus méritants.

Il faudrait donc mettre tout à plat en Grèce, faire un audit effectué par l'extérieur, voilà ce qu'aurait pu sinon exiger du moins demander l'Union Européenne, sauf que personne ne veut agir ainsi puisque cela aurait concerné tous les Etats européens, or, comme les "grands" pays ne veulent pas évidemment que l'on fasse également un audit, ils ont préféré prêter, avec gages, en espérant, sans trop y croire, que le gouvernement socialiste grec va faire le "sale boulot" (couper sans remodeler) ce qui va évidemment donner du grain à moudre aux blacks blocs et aux sosies des MB (Mélanchon and Besancenot) nos macchabées français adeptes du vaudou bolchevik : on supprime l'élite et ses affidés, et puis après on voit.

Or, encore une fois, la réduction des déficits ne peut s'effectuer que dans un cadre global de restructuration positive de l'effort public vers un mieux, c'est-à-dire dans l'idée qu'il faut redonner à la société civile les moyens de s'émanciper elle-même, sortir du giron de l'Etat total, par exemple, concernant la carte scolaire, d'aucuns se plaignent que des parents mettent leurs enfants dans de meilleurs collèges, alors qu'ils ne seraient pas si meilleurs, victimes, tous, de la "rumeur" etc, or, le problème c'est le collège général, et l'on revient au début, à quoi bon dépenser pour uniformiser les jeunes générations alors que certains gosses ne veulent pas patauger dans l'abstract d'abstract made in IUFM et préféreraient l'apprentissage et l'enseignement professionnel si ce dernier était revalorisé, si le travail manuel n'était pas si mal vu alors qu'il est très considéré en Allemagne aux USA etc.

Mais de cela on en parle depuis des décennies sans aucun succès : lorsqu'un gosse devient trop turbulent on le met en classe "pro" alors qu'il faudrait plutôt l'intégrer ce que l'on appelait autrefois des classes de transition où après une reprise en main il serait guidé vers sa propre voie, c'est ce qui se faisait il y a cinquante ans, cela a donné la jeunesse ouvrière rock and roll, la génération Hallyday, Stones, etc, pas si mal que cela les années 60 à côté des années morbides des seventies avant le rebond disco et punk (le fric c'est chic) des eighties, prélude au nihilisme ambiant et au revival des nostalgies diverses (néo-nazisme, néo-léninisme...).

Quant au fond de l'affaire, la restructuration de l'Etat en vue de libérer la société civile, en vue d'éviter que l'appauvrissement s'aggrave puisque visiblement l'Etat total cela ne marche pas, restructuration qui passe par une mise à plat des rouages de la protection sociale et de l'organisation des grandes sphères, éducation, santé, transports, etc, cela mériterait d'être porté par des réels hommes et femmes d'Etat, nous en sommes loin, donc allons enfants vers la crise globale... Mais, dans ce cas, ce sont les plus forts qui gagnent, et les plus forts n'ont pas nécessairement raison, sauf qu'ils peuvent faire le droit, et où l'on reparle encore du gant de fer puis de la main de fer... sauf que même le fer fond dans l'enfer. 

 

Pour en savoir plus sur la situation en Grèce :

 

Grèce et France, le drame des privilèges

et 

The Failure of the Greek Economic Model

 

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 00:58

 bruxrome0064.jpgC’est du relativisme populiste teinté de fausse philosophie secouriste, c’est-à-dire réduisant les individus à n’être que des substrats « bio », sans conscience ni âme qu’ils pourraient prendre en charge eux-mêmes (chose –néo-réactionnaire ou ultra-libéral) ; il n’y a rien à leur suggérer de ce côté –sinon une vague référence à des valeurs démocratiques- puisque ce sont (selon le discours désormais dominant) d’humbles machines désirantes au sens « multi » (multiculturelles, multi-sexes, multi-identités, bref, schizopolitiques[1]) et dont la seule liberté permise (principe de précaution oblige) consiste à errer dans les diff-errances sans fin de la techno-urbanité mondialisée : celles d’un « bien être » débité et empaqueté « gauche » «droite » « extrêmes » (centres y compris) au bout d’une chaîne de montage qui se recombine à l’infini en se branchant et se débranchant de la machine étatiste qui prendrait durablement cependant « soin » de leurs polarités, par exemple en changeant leurs circuits endommagés, afin qu’ils puissent continuer à simuler les apparences de la combinatoire « multi » dans les courants hégémoniques du moment matriçant les réseaux (en se souciant aussi d’environnement et de durabilité des objets). Or, ce dit progressisme du « bien être » ou «care », qui prétend ainsi s’opposer à une « société » supposée « individualiste » comme l’avance sur un ton si absolu Martine Aubry (Le Monde du 14/04/10)[2] n’est, lui aussi, que le succédané techniciste d’un État devenu total à force de fabriquer du pseudo social qui en réalité étouffe tout (y compris l’économie) au nom des « valeurs démocratiques » ce qui est le comble.

Il serait pourtant si préférable de lui opposer l’universalisme qualitatif du « mieux être » en ce qu’il se distingue du « bien être » parce qu’il approfondit constamment le déploiement des appétits par leur affinement, ce qui implique une évaluation morale et pas seulement médicale comme le prétend cette philosophie politique minimaliste du « care ».

Car dans ce relativisme populiste (ou la destruction en réalité de l’universel des droits humains qui consiste à élever et non pas à seulement soigner les affres du « bio ») il est supposé en prémisse que les individus n’existent pas ou alors seulement comme individualistes, ce qui n’est pas « care » on le sait, autrement dit, il ne faut pas les laisser se soucier d’eux et des autres, valeur des « puissants »  (des « hommes » -sic!- et dixit la théoricienne américaine du «care » Joan Tronto) ; il faut leur opposer la sollicitude supposée gentille des femmes lorsqu’elles prennent « soin » de chacune d’entre elles et ce pour son « bien » bien sûr ; ce qui implique que l’État puisse désormais absorber toute la solidarité et toute la sécurité au lieu de laisser la société des individus (comme le disait Norbert Elias) s’auto-organiser.

Bientôt les Restaurants du cœur, Emmaüs, seront absorbés dans le système du social bureaucratisé « care » parce que l’État total ne supporte pas en réalité que la société puisse se défendre elle-même étant donné qu’il est supposé que l’individu n’existe pas, qu’il n’est qu’un agent, un nœud de pulsion, (que l’on laisse cependant errer lorsqu’il se dénoue parce qu’il est porteur d’une esthétique de vérité disait Foucault). Et donc la société civile n’a plus à être en tant qu’espace privé distinct de l’espace public, elle ne peut qu’exister, comme existe cette pierre, or être n’est pas seulement exister disait Kant (bien avant Heidegger donc…). Et tout ceci, tout ce subterfuge, s’accomplit à nouveau au nom de l’Humanité, plus encore au nom de la Terre (en attendant celui de l’Univers, mais dans ce cas on bascule dans une théocratie larvée, ce qui cependant se constitue ici et là), le tout au nom d’une égalité de fait et non plus seulement de droit, ce qui implique que chaque être humain n’est plus cette singularité dont le vécu particulier lui faisait atteindre une forme spécifique qui ajoutait quelque chose en plus à l’aventure humaine, non, désormais cette dernière est supposée dangereuse, même si son besoin reste latent et qu’on le voit errer en solitaire sur les mers, participer à des jeux de survie, s’affronter faute de mieux au milieu des foules solitaires.

Le care du bien être soigne les bobos, il n’est d’aucune utilité pour les maladies de l’âme, lorsque la fatigue d’être soi exige de vivre enfin et non plus de survivre comme handicapé du social. Or, c’est bien là l’hypocrisie qui loin de donner toutes les chances à tous les individus, en respectant leur singularité et leur particularité, les massifie en les considérant comme des pièces interchangeables dont il s’agit de prendre soin, de huiler, lorsqu’elles sont rassemblées comme rouages de la Machine étatique. Loin d’aider les gens à se prendre en charge et ainsi à mieux respecter autrui en se respectant déjà soi-même la philosophie du care déresponsabilise toute action, même néfaste, puisque celle-ci est immédiatement perçue comme un dysfonctionnement et non pas comme une errare humanum est qu’il serait possible d’atténuer si le bien être cherche à mieux être au lieu de seulement se contenter d’exister.

La société des individus a semble-t-il bien plus besoin que l’État puisse l’aider à échanger (ou le marché justement) ou encore à se changer que le faire à sa place. Mais cela impliquerait de libérer le soin et l’éducation, de rembourser la médecine douce et d’encourager les meilleurs professeurs et les meilleures écoles, cela impliquerait en un mot de faire confiance dans la bonté du peuple plutôt que de le réduire en somme de mots et de maux bien sûr(s).

Il s’agirait donc de penser à un nouveau Contrat social qui n’agirait plus au nom de la Vertu posée comme Intérêt général (alors que l’on sait bien qu’il s’agit toujours de l’intérêt de quelques-uns) mais d’un Bien commun qui ferait en sorte d’accompagner chacune et chacun dans l’édification singulière de sa particularité. Voilà la morphologie d’un universel renouvelé qui pourrait se doter des institutions adéquates au niveau local comme au niveau mondial. Mais pour ce faire il faudrait que le débat se déverrouille, sans être consensuel en soi, ce qui est loin d’être le cas, du moins en France, tant l’élite en place reste persuadée de rester l’horizon indépassable de notre temps, jusqu’à dissoudre le peuple et prendre bien soin à y parvenir jusqu’à même solliciter son devenir d’handicapé social, qu'il doit même désirer, ou le droit à la paresse en version miniature et discount.


[1]Je critique les fondements de ce concept deleuzien, bien connu des milieux postmodernistes, dans un article en ligne récemment paru : http://www.revue-klesis.org/resources/6-Varia-Oulahbib.pdf

 

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 22:35

"Je profite d'un moment de lucidité au fond d'un zoli squatt dans un hôtel cinq étoiles (on en fait chanter le boss qu'on a filmé en train de faire des guiliguilis avec une gamine une pote kamikaze -on appelle ça des polanskades) pour vous raconter la dernière de mon pote le modeleur, vous savez le kasocio eh bien il m'a dit qu'il y était oui à Grenoble, et même qu'il en a ratatiné un, un mou, de la guimauve totale naze, même qu'elle est tombée sur son couteau eh oui, pôv couteau attaqué par une pérav ! de la fiente grave ! heureusement qu'après la famille a voué que c'était "une explosion de violence liée aux inégalités de notre société" je te le fais pas dire mon neveu et ziva tiens ! qu'il m'a dit mon pot le modeleur : lui, il est extra! il vous modèle le portrait qu'il vous le martèle vous la pâte à modeler justement et aboulez le pèze à la foire du Trône, tiens il me démange que je m'en vais aller traîner du côté de la Défense sur un quai, pousser un bourge tiens, pas un bridé c'est con quand même ça faut rester pol, moi je suis pol, poli, politique, tique, tic et tac, ben oui aussi mais ça je vous raconterai la prochaine fois, faut que j'aille emmerder le dirlo qu'il me file des biftons de fin de mois, de la caillasse quoi ! allez ! à la revoyure, tu viens modeleur?... eh ? alors !!!  -J'arrive, j'arrive pousseur, mais pousse pas quand même trop non plus... T'inquiète ! d'abord faut que j'aille chez mon psy qu'il me signe comme quoi je suis ok après je montrerai la bafouille à la p'tite juge, tu sais, celle qui est au FDG, oui, d'ailleurs, je suis même sûr que tu peux la modeler,elle, ah ?...tu crois ?... certain !  elle s'en veut tellement d'avoir un peu réussi ! comme mon psy, tu sais qu'il m'a encore évité la prison, me voilà déclaré irresponsable ! mmh c'est bon ça, oui ! oh oui ! et si on se faisait une school plutôt on s'la brûle on caillasse des bus...Non là tu déconnes faut laisser ça aux gosses nous c'est du lourd, heavy metal, bon allez ok on va se la modeler ta juge après on voit... Ouais. On dit pas ouais, on dit oui..."

à suivre...

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 22:09

 

lso.jpgPour qui se prennent-ils tous ? Pousseurs, lyncheurs, préfète voleuse, syndicalistes frénétiques, fanfarons, haut le menton des Juppé, Coppé, Villepin, Raffarin, Mélanchon, Moscovisci au secours ! Regardez par exemple ces gars du fret qui ont coulé ce dispositif depuis des années quand des produits frais mettaient trois jours pour faire Strasbourg-Lyon et ainsi de suite, résultat le choix de la route bien sûr ! mais on va se rattraper scrogneugneu en montrant du doigt les routiers, carbone et compagnie, on nage dans l'absurde, partout, tout devient, redevient, inaudible, à quoi bon allonger des arguments puisque rien n'y fait, la France glisse de plus en plus vite dans l'irréel, c'est comment qu'on freine la machine à remonter le temps ? 40 ? 39? L'immense soulagement de la défaite ? 1871 ? Qui sera le nouveau Bismarck ? Plus loin encore ? A ceux qui rêvent de Napoléon nous voilà plutôt vers Louis XVI, les manigances des antichambres, qui couche avec qui, galerie des Glaces, Louis XV alors ?

 

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Non, Louis XVI décidément, puisqu'il y a paralysie, entêtement à faire des réformettes, refus de prendre à bras le corps le pays depuis des années, vers un second tour Maryne Le Pen Aubry ou Strauss Khan ? Si j'étais au pouvoir je ferais un audit de la protection sociale, je demanderais des devis à des assurances privées, je démontrerai que les entreprises privatisées ont plus apporté par l'impôt à la collectivité que les entreprises publiques, et je privatiserai celles qui restent mais je transformerai tous les employés de celles-ci en actionnaires, mais avant je ferai en sorte concernant RATP SNCF aiguilleurs du ciel de préparer un ordre de réquisition, j'appliquerai l'article 16, je mettrai des conducteurs des aiguilleurs de l'armée  aussi s'il y a lieu, il faut aller au clash, franco, mais lâcher du mou sur le pouvoir d'achat par la réforme de la sécu, l'actionnariat progressif, une réelle autonomie, faire confiance, arrêter de commander tout de Paris, je libérerai l'enseignement, etc, grand coup de pied dans la fourmilière, avant que cela ne dérape. D'ici deux ans.


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Published by Lucien S.A Oulahbib - dans Amour et paix
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