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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 14:50

Ce qui frappe dans cette histoire, et qui a surpris, c'est le déclenchement de l'affaire, à savoir le viol de Polanski sur mineur que Mitterrand a semblé relativiser en faisant état du grand talent de ce dernier. Est-ce le coup de l'émotion comme il a semblé l'indiquer ensuite ou n'est-ce pas là l'idée, en sourdine, que le viol au fond ne serait pas un crime comme les autres ? D'où d'ailleurs la dernière affaire en date, à savoir sa lettre de moralité concernant l'implication de son filleul pour un...viol collectif

Lisons en premier lieu ces extraits d'une conversation entre Foucault et ses amis pour commencer à réfléchir :

« (...) D. Cooper : Dans le cas de Roman Polanski aux Etats-Unis, où il était question de sexualité orale, anale et vaginale avec une fille de treize ans, la fille ne semblait pas traumatisée, elle a téléphoné à une amie pour discuter de tout cela, mais la sœur a écouté derrière la porte, et tout ce procès contre Polanski s’est mis en route. Là il n’y a pas de blessure, le « traumatisme » vient des « formations idéales », sociales. La fille semble avoir joui de ses expériences.

M. Foucault : Elle paraît avoir été consentante. Et cela me mène à la seconde question que je voulais vous poser. Le viol peut tout de même se cerner  assez facilement, non seulement comme non consentement, mais comme refus physique d’accès. En revanche, tout le problème posé, aussi bien pour les garçons que pour les filles -car le viol pour les garçons, cela n’existe pas, légalement -, c’est le problème de l’enfant que l’on séduit. Ou qui commence à vous séduire. Est-ce qu’il est possible de proposer au législateur de dire : un enfant consentant, un enfant qui ne refuse pas, on peut avoir avec lui n’importe quelle forme de rapport, cela ne relève aucunement de la loi ? (...).

 

M. Foucault : Le problème des enfants, voilà la question. Il y a des enfants qui à dix ans se jettent sur un adulte –alors ? Il y a les enfants qui consentent, ravis.

M.-O. Faye : Les enfants entre eux : on ferme les yeux. Qu’un adulte entre en jeu, il n’y a plus d’égalité ou de balance des découvertes et des responsabilités. Il y a une inégalité...difficile à définir.

M. Foucault : Je serais tenté de dire : du moment que l’enfant ne refuse pas, il n’y a aucune raison de sanctionner quoi que ce soit. Mais ce qui m’a frappé, c’est qu’hier on en parlait avec des membres du Syndicat de la magistrature. L’un d’eux avait des positions très radicales : c’est celui qui disait justement que le viol n’avait pas à être pénalisé comme viol, que c’est tout simplement une violence. A propos des enfants, il a commencé par prendre une position également très radicale. Mais, à un moment donné, il a sursauté, et il a dit : ah, je dois dire, si je voyais quelqu’un qui s’en prenait à mes enfants !

En outre, on trouve le cas de l’adulte qui a, par rapport à l’enfant, une relation d’autorité. Soit comme parent, soit comme tuteur, ou comme professeur, comme médecin. Là encore, on serait tenté de dire : ce n’est pas vrai qu’on peut obtenir d’un enfant ce qu’il ne veut pas réellement, par l’effet d’autorité. Et pourtant, il y a le problème important des parents, du beau-père surtout, qui est fréquent. (...).

M. Zecca : (...) si l’on renverse le problème -au sujet des enfants- si l’on considère le viol comme un coup de poing dans la gueule, est-ce qu’il serait possible d’envisager les choses sous l’angle du « préjudice moral »?

J.P. Faye : On revient à la responsabilité civile.

M. Foucault : ...dommages et intérêts, pretium doloris : il existe bien des catégories de cet ordre. Qu’est-ce que cela signifie, si l’on dit : on ne mettra plus le violeur en prison, cela n’a aucun sens -on lui demandera cent mille francs de dommages et intérêts? Est-ce qu’on peut dire cela ?

M. Zecca : Je ne pensais pas en termes d’argent. Je me demande simplement comment on peut laisser une porte ouverte pour reconnaître l’acte de violence, afin qu’il ne soit pas banalisé.

M. Foucault : Comme un accident d’automobile.

M.Zecca : Oui. Quelque chose, là, me gêne, le rapport à ce que peuvent faire des adultes sur des enfants. Et une situation où les enfants n’auraient plus aucun moyen juridique de se défendre. Il y a quelque chose qui manquerait. Si on considère le fait uniquement comme un coup de poing dans la gueule, cela permet à n’importe qui de violer un enfant ?

M. Foucault : Tu sais en même temps que la législation sur le viol d’un enfant, la « protection légale » qu’on accorde aux enfants est un instrument qu’on met entre les mains des parents. Pour liquider leurs problèmes avec d’autres adultes, la plupart du temps.

M. Zecca : Exactement.

(...).

M.-O Faye : Est-ce en raison de cette réforme du droit pénal qui se prépare sur le viol et la protection des enfants que la presse à sensation mène une telle campagne sur les « enfants martyrs » ?

M. Foucault : Cela me paraît évident.

M.-O Faye : Mais cette campagne porte à faux, car les « parents modernes » ne sont pas subitement devenus des monstres, il faut replacer ce rapport enfants-adultes dans une histoire : autrefois, les enfants étaient pris en charge par la communauté, ou par la famille communautaire élargie, comme l’a bien montré David (Cooper). Maintenant, la solitude d’un jeune couple avec ses enfants dans une H.L.M dans une cité ouvrière, cela engendre précisément les « enfants martyrs », toute une série de tensions, y compris les viols d’enfants.

J.P. Faye : La pression de la famille et de ses conflits s’accroît à mesure que le champ de celle-ci se rétrécit : c’est ce qu’a montré la description de David (Cooper).

D. Cooper : Oui, la communauté était ce lieu d’échanges libres (relativement). Y compris entre enfants et adultes. D’échanges sexuels. Mais comment reconstruire une telle communauté dans le contexte du capitalisme avancé ? (...) ».

 Je discute de ce point dans Ethique et épistémologie du nihilisme (p.159 et suivantes). Et La Philosophie cannibale .

Quant à Marcela Iacub, loin d'innover, elle applique ces propos de Foucault : je cite le texte d'une journaliste de Marianne, Isabelle Saporta,  (Marianne n° 420, 7 mai 2005, pages 70-71 disponible en ligne) : 

" Quoi de neuf du côté delà sexualité ? […] Un livre incendiaire (Antimanuel d'éducation sexuelle, Marcela Iacub et Patrice Maniglier, Editions Bréal, ISBN : 2749505402) […]

Les auteurs nous annoncent, en effet, la plus décevante des nouvelles : la libération sexuelle n'a pas eu lieu. […] Nous serions ainsi passés d'une société sous le contrôle du père (avant 1968) à une société sous le contrôle de l'Etat. À l'heure où le CSA et le ministère de la famille s'inquiètent de ce que les plus jeunes fassent leur éducation sentimentale devant des films pornos(60 % des garçons de 11 ans et 30% des filles du même âge déclarent en avoir déjà vu un), le propos apparaît pour le moins paradoxal, pour ne pas dire provocateur.


Selon Iacub et Maniglier, les années 70 ont vu l'émergence d'une nouvelle doctrine supraétatique : celle du bonheur sexuel. En 1972, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) prône ainsi une santé sexuelle enfin « délivrée de la peur, de la honte, de la culpabilité et autres facteurs psychologiques de nature à l'inhiber ». En 1973, l'éducation sexuelle fait son apparition dans les manuels scolaires. […] la France a suivi le mouvement de la libération sous contrôle de l’Etat et de la nouvelle bien-pensance. […]


Le consentement mutuel, le détachement de la sexualité de la notion même de procréation sont, aux yeux de nos néoprogressistes, les deux mamelles de cette libération chèrement acquise. Mais là où le bât blesse, selon les auteurs de cet Antimanuel, c'est que ce mouvement a eu deux conséquences : le choix d'un modèle sexuel victimaire et son pendant obligatoire, l'immixtion toujours plus importante de l'Etat dans la sexualité individuelle sous prétexte de défendre des victimes avérées ou supposées. […]


Les deux auteurs en veulent pour preuve le traitement d'exception réservé aux criminels sexuels. De fait, les chiffres fournis par le magistrat Didier Peyrat dans son dernier ouvrage (En manque de civilité, Editions Textuel, janvier 2005, ISBN: 2845971397) font froid dans le dos : en vingt ans, le pourcentage de détenus condamnés pour agression sexuelle est passé de 5,5 à 22. […] Là où Didier Peyrat y voit […] une volonté de ne plus laisser passer ce genre de crimes, Iacub et Maniglier n’y voient eux […] que la mise en exergue des limites de la notion de consentement… « Je ne cherche pas à dire que toutes les femmes qui se prétendent violées sont en réalité consentantes. Je cherche à attirer l’attention sur les conséquences néfastes, […] on traite de la même manière des hommes armés qui vont brutaliser une femme dans une rue sombre et un petit ami qui s’est montré finalement un peu trop insistant. » […]

On serait assez tenté de suivre Iacub et Maniglier lorsqu’ils pointent les limitent du système judiciaire : extrême sévérité des condamnations pour viol (aussi lourdes que pour un meurtre), tendance à utiliser un autre régime de preuve survalorisant le témoignage et faisant fi de la présomption d'innocence...


Mais l’on freine des quatre fers lorsqu'on lit la solution qu'ils proposent : extraire le sexuel des catégories juridiques : Le viol serait remplacé par l'atteinte à l'intégrité physique, le harcèlement par l'abus de pouvoir. Autant dire, pour Didier Peyrat, accepter un retour en arrière de cinquante ans, annihilant ainsi toute spécificité de la criminalité sexuelle et toute reconnaissance de ses conséquences psychiques sur la victime. […] "

Les propos de Frédéric Mitterrand corrobore  ces analyses : 


"La morale occidentale, la culpabilité de toujours, la honte que je traîne volent en éclats ; et que le monde aille à sa perte, comme dirait l’autre". Bref, la morale ne serait qu’occidentale et après moi le déluge. Tout y est dit (lire ici de larges extraits) Foucault et Iacub comme cadres de référence, mais aussi fumet du nihilisme appliqué dont il serait temps de parler un petit peu maintenant non ? 



Enfermement, psychiatrie, prison, entretien de M.Foucault avec D. Cooper, J.P.Faye, M. Zecca, Change, N°22-23 : La Folie encerclée, 1977, pp. 76-110 ; repris dans Dits et écrits, (209), t. III, Gallimard, 1977, pp. 355 et suivantes.

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 11:20

Il est assez curieux d’observer que l’autobiographie dévoilant des pratiques sexuelles peu courantes a toujours fait la une du tout m’as-tu-vu des salons où l’on cause: depuis des lustres, soutenues par des éminents écrivains, jusqu’à Gide qui aimaient les petits nords africains (dans Corydon nous dit Alain Gérard Slama sur RTL) en passant par Michel Foucault et consorts qui défendaient Roman Polanski comme je l’avais montré dans La Philosophie cannibale et avant ce livre dans Ethique et épistémologie du nihilisme .

J’avais attiré l’attention sur l’utilisation du sexe non pas seulement comme recherche extrême de désir ultime mais comme outil nihiliste de destruction dont le maniement serait mis sous la responsabilité d’un "système" ce qui déresponsabilise puisque l’on ne peut pas réfréner sa dépendance, surtout lorsqu’il articule argent et sexe, ces deux mamelles de la société marchande qui sont en même temps un moyen d’accomplir ses besoins et aussi de s’y consumer, d’y expier, ce qu’explique en gros Frédéric Mitterrand à la façon d’un Georges Bataille (et de Gabriel Matzneff) lorsqu’il dit  dans son livre : 

"Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément […] On ne pourrait juger qu’un tel spectacle abominable d’un point de vue moral, mais il me plaît au-delà du raisonnable […] La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter. L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas."

Polanski, et son viol anal sur mineur drogué auparavant, comme l’a souligné Daniel Cohn Bendit peu soucieux de collusion avec l’extrême droite, Mitterrand et son tourisme sexuel dévoilent qu’une tyrannie nihiliste des moeurs a remplacé la bigoterie d’antan, mais que la société civile refuse ce nouveau droit de cuissage, même si cette dénonciation emprunte des voies non exemples elles aussi de transparence, peu importe, puisque le débat peut être lancé : la notoriété suffit-elle pour pardonner l’innommable ? L’autobiographie justifie-t-elle le satisfecit vis-à-vis de moeurs jetées en pâture sans retenue aucune sinon le fait du Prince ? Autant de questions que l’on ne peut écarter avec mépris en dénonçant la collision avec " l’extrême droite" ce qui n’a rien à voir. Les ballets roses, visiblement, transcendent les divisions politiques et dénotent seulement de l'état de décomposition atteint. On peut comprendre dans ce cas ce désir impétueux de purifier la Terre de sa présence humaine par compensation.

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 16:01



Même Claude Allègre en dernier des Mohicans a craqué, il s'y est mis (dimanche 6 septembre au matin sur Europe 1) aux nouvelles normes en arguant que cette "contribution" carbone (sonnante et trébuchante comme une taxe, mais...."chut" il ne faut plus appeler désormais un chat un chat, on le savait d'ailleurs déjà pour les aveugles les nains les tableaux noirs...), cette taxe (ouh ! le gros mot ! ), mondialement organisée néanmoins, permettrait de lutter "contre l'acidification des océans" (qui est en fait un facteur complexe :
http://www.pensee-unique.fr/plancton.html   ) ce qui, cependant, n'aurait rien à voir avec ledit réchauffement, selon lui, qu'il juge d'origine solaire (comme certains aussi : http://www.pensee-unique.fr/soleil.html  ) ; tandis que sur RTL on entendit vendredi 5 septembre une obscure " ingénieure" gloser sur les quelques journées chaudes d'août en arguant qu'elles devraient être mises sur le compte du "global warming" alors que cela faisait depuis trois ans qu'il ne faisait pas très chaud à cette époque en France, et, surtout, qu'il n'y a pas de lien direct dans les calculs entre climat du moment et tendance longue nous disent les... mêmes personnes qui refusent, elles, de comptabiliser le refroidissement constaté depuis trois ans....

 

Mais le pli est pris, l'incroyable prétention occidentale à se croire supérieure au soleil et aux cycles naturels fait encore des ravages alors qu'elle rase de plus en plus les murs sur les autres sujets comme la liberté la justice etc... ; nous sommes à nouveau partis pour des années de terreur intellectuelle au nom de la science (tout comme à l'époque du socialisme scientifique) et ce orchestrées par un président de la République très avide de marquer l'Histoire au détriment de la vérité et de la prudence.

 

Les tombereaux de la lumpen-intelligentsia (qui crient famine en ces temps de vache (média) maigre) se recyclent ainsi à coup de reportages jusqu'au roman noir dans la frugalité climatique (du moins en parole : rappelez-vous Mamère arguant qu'il était venu en vélo à une émission TV alors qu'une vidéo l'avait filmé arriver en voiture...: http://www.yazerty.net/le-velo-de-noel-mamere) tout en tricotant dans la chaude laine du dialogue des civilisations à sens unique (l'islam comme soleil de l'occident) sans même entamer réellement une réelle discussion où l'on se confronterait réellement comme le demande pourtant un président iranien et aussi l'ayatollah Khamenei qui vient par exemple de mettre au ban les sciences sociales : http://www.nytimes.com/2009/09/02/world/middleeast/02iran.html?scp=2&sq=Michael%20Slackman&st=cse...  Sauf que le débat est clos. On ne parle plus sur le climat ni sur l'islam. Out. On parle de lutte contre les changements climatiques le terrorisme et pour la bonne gouvernance. Tâcher de repérer les facteurs qui permettrait de réellement préserver l'environnement, la paix, et d'accroître la prospérité et la compréhension des peuples n'est pas "licite" si l'on ne partage pas les dogmes dominants sur l'unique cause du CO2 et l'unique cause de l'arrogance, (avancée récemment par un haut gradé américain, l'amiral Mike Mullen :  http://www.nytimes.com/2009/08/28/world/28military.html?_r=1&scp=5&sq=Thom%20Shanker&st=cse ) à savoir notre méconnaissance, qu'il s'agisse de la Terre, de la grippe, de l'islam.

 

D'ailleurs, la preuve que les calculs sur le climat sont justes (et même jusqu'à 400 ans) provient de la façon dont on comptabilise les morts de la grippe A en n'établissant aucune corrélation entre la grippe dite saisonnière et le fait qu'elle tue des gens ayant aussi des facteurs aggravants (comme c'est le cas pour la grippe A commencent à établir enfin certains commentateurs). Ainsi selon l'OMS : "Au niveau mondial, ces épidémies annuelles sont responsables d’environ trois à cinq millions de cas de maladies graves, et 250 000 à 500 000 décès." : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs211/fr/

 

alors que la grippe A a fait pour le moment bien moins de morts : http://gis.emro.who.int/MapLibrary/Files/Maps/H1N1%20Chart%2015%20June09.jpg   et le dernier bulletin http://www.who.int/csr/don/2009_09_04/en/index.html 

 

Pourtant l'alarmisme fait des ravages, la moindre quinte de toux devient suspecte, écoles et crèches ferment à tour de bras, bientôt ceux qui ne jurent que par le bio et mère nature se cloîtreront dans des endroits aseptisés avec des masques en guise de visages, la burka dans ce cas sera tout indiquée défendue de toute façon par les mêmes. Chacun chez soi ? Oui quand il s'agit de renvoyer tout étranger blanc désireux de construire une école pour filles en Afghanistan, non quand il s'agit d'étrangers noirs et basanés désireux de connaître liberté et assistance que leurs dirigeants leur refusent dans leurs pays avec le soutien des dirigeants occidentaux comme on le voit dans la lamentable affaire Lockerbie.

 

La même classe politico-intellectuelle et médiatique qui s'est trompée depuis des décades (hormis quelques exceptions) se recycle, permute, résiste à tous les écroulements de tous ses errements, et, aujourd'hui, pérore, assène, en appelle sinon à la catastrophe, la fin des temps, l'apocalypse, cette classe a ainsi des accents prophétiques désormais, munie d'un crédo, canon, dogme, grands prêtres, qui l'eut cru qu'une telle mutation ait pu se faire aussi vite ?...Que l'idéologie " de la précaution" voulant le bien d'autrui malgré lui devienne si pandémique ?...

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 08:46
Michael Jackson n’était pas ce simulacre passif du monde techno-urbain, image de synthèse qui aurait crevé l’écran jusqu’à s’effondrer aujourd’hui en s’envolant dans sa bulle de mystères. Un peu à la façon des stars mythiques des années 20 esseulées et recluses dans une immense villa vide face à la mer (médiatique).  

On peut certes gloser sur ce Peter Pan perdu depuis l’âge de cinq ans dans le monde cruel des "bad boys", il n’en reste pas moins vrai comme le notent les spécialistes musicaux qu’il a été, avec trois autres artistes, (Stevie Wonder, James Brown, Marvin Gaye)  l’axe principal des rythmes rythmen blues, soul, funk, pop et rock, qui articulaient la vibration à l’unisson des villes et des sens enfin réconciliées avec l’âme dans le giron de la conscience. Alors que la musique dite classique résonne sur les premiers sentiments de l’âme, autre chose émerge à partir de la machine et de la ville industrielle, et, déjà, la synthèse qu’effectue le jazz dans ce monde, là, se met à répercuter sa grande machine acoustique vombrissante.

On peut peut-être dire que Jackson a personnifié après les Beatles et les Stones, cette unicité âme-corps que les trois grands philosophes du 20ème siècle (Bergson, Husserl, Heidegger) tentaient de retrouver autour de la notion d’existance : vivre en stance dans l’instance de l’instant, retenir l’intuition du temps dans le cristal d’un regard qui en garde le suc, tel en effet Michael dans son pas de danse allant jusqu’à réveiller les morts, insuffler un peu de magie et de rêve y compris à celles et ceux qui n’ont rien d’autre que leurs corps "in the street". Regarder les lumières de la ville dans sa tête en écoutant Jackson tel est sans doute le pas à dire, même si son côté obscur faisait son "grand bazar" du côté de l’enfance qu’il avait juste effleuré ; que celui qui n’a jamais pêché lui jette la première pierre…"On" retiendra ce qui le dépasse et non (uniquement) ce qui le rapetisse, tchao tchao Billy Jean.
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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 15:33
Ainsi il se dit que le gouvernement français de la présidence Sarkozy est libéral et pis, atlantiste. C’est ce qu’ avaient tenté de faire croire la gauche et les syndicats à l’époque du CNE (Contrat Nouvel Embauche) et du CPE (Contrat Première Embauche) concoctés par Dominique de Villepin, Premier ministre de Jacques Chirac, ancien Président de la République, qui pourtant n’eut pas de mots assez durs contre le libéralisme en disant par exemple que cela ne marche pas.
Il aurait fallu croire ce qu’il dit. Car ces mesures, abandonnées aujourd’hui, n’ont jamais été en réalité libérales comme il a été dit, mais étatistes et conservatrices.

Que veulent en effet les entrepreneurs en priorité, en particulier ceux qui managent moins de vingt salariés ? La facilité de licenciement ? Non. Ils veulent la diminution des charges, verrou majeur qui empêche justement l’embauche parce que cela diminue de fait l’activité : en effet, les entrepreneurs, dont les produits ou les services plaisent, en embauchant dans les conditions actuelles voient leur bénéfice aller uniquement à recouvrir l’augmentation des charges qui en résultent ou alors le bénéfice devient si ridicule qu’il ne paye de toute façon pas le nombre d’heures supplémentaires fournies souvent par l’entrepreneur lui-même.

Les personnes que j’ai interviewées pour parfaire cette partie du livre me l’ont confirmé :

sitôt atteint un certain chiffre d’affaires, elles freinent leur activité pour ne pas entrer dans la spirale des coûts. Ce qui est un manque pour la Collectivité…Voilà le paradoxe majeur de l’étatisme.

Démultipliez ce problème (à vrai dire récurrent : ce n’est guère un scoop évidemment…) et vous comprendrez pourquoi SEB va s’exfiltrer désormais en Chine. Alors que dans le même temps de plus en plus d’étrangers se pressent aux frontières pour s’abreuver de protection sociale à la française, -bénéficiant par ailleurs plutôt aux familles nombreuses en général qu’aux personnes de souche souvent monoparentales et n’ayant qu’un à deux enfants ce qui leur interdit d’avoir une aide suffisante, malgré l’allocation parent isolé-, ce qui en réalité scie la branche sur laquelle le modèle social français est assis : l’activité économique, qui est pourtant, soit dit en passant, et pour l’essentiel, supporté par les petites et moyennes entreprises….Par ailleurs cela aggrave les tensions culturelles, c’est le moins que l’on puisse dire car s’il se comprend que le nombre d’enfants prévaut, le fait d’arriver de l’étranger avec une myriade pour toucher, sans vouloir s’insérer mais en reconstituant uniquement la structure d’origine n’aide pas à la paix entre civilisations…
Or, d’une part, en dynamisant (non artificiellement) l’activité on incite évidemment plus à consommer et/ou à épargner, ce qui renforce et l’activité et le crédit/investissement : c’est l’effet multiplicateur, sans ses effets pervers (comme les déficits publics…).
Et, d’autre part, on peut faire bien mieux dans la protection sociale que ne le pensent généralement la gauche, les syndicats, et…la droite. Comment y arriver ?

Je l’ai déjà formulé ici : il s’agirait de donner tout le salaire brut au salarié (ce qui augmente d’emblée son pouvoir d’achat) afin de choisir ce que l’on pourrait nommer l’assurance globale de son choix qui comprendrait diverses allocations (dont la formation), moins les charges patronales néanmoins, les deux tiers disparaissant, l’autre tiers allant à un Fonds Commun de solidarité (FCS) qui renforcerait l’assurance globale, déjà en assurant la transition vers le libre choix (conformément par ailleurs aux directives européennes).

L’avantage ? Il est évident :

-en permettant la concurrence, une compétitivité accrue peut apparaître, ce qui se traduira par une innovation dans les offres ;
-cette concurrence peut se mutualiser à l’extérieur, -(ce qui lui permettra d’atteindre la taille critique afin de pouvoir défier les grands groupes anglo-saxons et allemands d’assurance qui, d’ailleurs, aujourd’hui, débarquent en Chine…) ; et se mutualiser à l’intérieur afin de faire des économies d’échelle, d’une part concernant les équipements lourds et les maladies longues durées, et, d’autre part, en vue de renforcer le FCS : par exemple en lui versant quelques pourcentages déductibles, en progressivité, des impôts (qui, eux-mêmes, diminueront au fur et à mesure que tout le dispositif expliqué ci-dessus et ci-dessous fera son effet).

Cette dynamique engendrera nécessairement de l’activité puisqu’elle ne sera plus un frein à l’embauche mais au contraire la garantie simultanée d’une souplesse et d’une solidarité que la pensée conservatrice de droite et de gauche imagine incompatibles.
En même temps, cette réelle détermination du choix doit s’accompagner d’une autonomie accrue, voire une indépendance, de tous les services d’intérêts généraux (sous surveillance d’une instance de régulation responsable devant le Parlement) ; ce qui impliquera à terme de les ouvrir au marché afin que l’apport de capitaux puisse simultanément augmenter la dimension de l’offre en améliorant sa qualité (comme le demandent par exemple les présidents d’université, ce qui a été en partie exaucé par la loi Pécresse, mais en partie seulement…). Cette redirection aurait pour effet de diminuer la charge du budget de l’Etat les concernant ; ce qui aurait pour résultat, d’une part, de diminuer la pression fiscale et donc de favoriser l’investissement la consommation l’emploi ; d’autre part, cela dégagerait des finances pour réformer la justice, pour renforcer la formation de la police et améliorer la présence française à l’étranger par le biais d’une francophonie réformée.

Car en réalité la vraie pensée libérale -(qui autrefois, au XIXème siècle, incluait les penseurs de gauche puisque c’est elle qui a imposé, contre les conservateurs, les libertés de la presse, du droit de grève et de la protection sociale)- combat bien plus pour le partage de la prospérité en permettant à tout le peuple d’y avoir accès, que les partisans dirigistes qui prétendent faire son bonheur…à sa place.

Sauf que « la » pensée libérale contemporaine n’a pas une vision claire de son rapport positif à l’Etat, sinon en lui refusant de s’inscrire comme partie prenante du jeu sociétal, lui concédant seulement les aspects régaliens.

Le point de vue néomoderne, au contraire, rectifie cette insuffisance conceptuelle et pratique du libéralisme trop tenté à surdéterminer, comme le marxisme à vrai dire, l’économique sur le politique alors qu’il s’agit de considérer que, sur le plan précisément politique, il faut pas confondre un rapport positif à l’Etat à ce dirigisme qui poursuit encore la dynamique jacobine, elle-même ayant parachevé plutôt qu’aboli la politique de la monarchie absolue.
Autrement dit, il existe une marge entre s’occuper de tout, y compris du contenu des contrats de travail, et le fait de veiller à ce que cela découle de la négociation, civile, entre acteurs, sous couvert bien entendu d’un certain nombre de points de passage obligés garantis constitutionnellement et que l’on peut même renforcer comme le droit d’avoir accès à une formation tout le long de sa vie, le nombre d’heures incompressible pour les travaux pénibles, l’âge limite d’accès à ces derniers alors que l’âge de retrait devrait être laissé libre pour tous les autres métiers… etc.

Quelle serait la politique à même d’accompagner de matière institutionnelle en France ce qui vient d’être énoncé, c’est-à-dire fondée sur une volonté qui refuse les factions, ce qui implique une gestion non partisane des intérêts de la politie ? Il est possible d’en repérer les contours en deux phrases (a et b).

a/ Du fait de l’histoire spécifique de la France, c’est-à-dire de sa création comme nation à la fois une et diverse, il s’agira de donner aux assemblées nationales et régionales (qui sont la base de l’édifice, l’exécutif étant chargé précisément d’exécuter…) deux tâches à la fois distinctes et complémentaires : celle d’une part de gouverner la France, d’autre part de défendre ses intérêts en Europe et dans le monde.

b/ Comment le faire concrètement ? De la façon suivante : chaque parlement régional (reconstituant les provinces originelles) se verra confier une question générale intéressant tout le pays : par exemple la Bretagne aura pour charge de penser à la réforme et au suivi permanent du système d’enseignement dans toute la France. Et ainsi de suite pour la santé, l’aménagement du territoire. Ainsi la Corse proposera tel projet national à l’assemblée des parlements régionaux. Qui tranchera en dernier lieu? Le Parlement national, et, plus précisément, le Sénat, regroupant, justement, les élus locaux mais dans un cadre national. L’assemblée nationale, c’est-à-dire les députés, elle, se chargera uniquement des affaires européennes et internationales.

L’intérêt d’une telle organisation ?

Elle est double : d’une part elle permettra à la fois de prendre plus de temps pour étudier les détails d’une question et à la fois de renforcer la cohésion nationale puisque les régions se verront confier des questions qui dépassent leurs propres intérêts forcément centripètes ; d’autre part, cela laissera aux députés élus sur la base d’un programme général et national de défendre au mieux les intérêts de la France dans son ensemble, c’est-à-dire sa destinée qui l’a faite défenseuse intransigeante de l’universel et, aujourd’hui, défenseuse de la diversité culturelle, (universalité et diversité se complétant au lieu de s’opposer comme dans le multiculturalisme).

Mais que deviendrait l’exécutif dans ce dispositif ?

Aux niveaux des municipalités et des conseils régionaux travaillant de concert avec le Sénat, l’exécutif serait issu de leurs rangs comme aujourd’hui.
Mais au niveau national le Premier ministre et son gouvernement, toujours nommés par le Président, s’occuperait seulement des affaires intérieures françaises, mises sous la responsabilité première du Sénat et non plus de l’Assemblée nationale.
Car l’innovation majeure consistera d’une part en ce qu’il y ait désormais un Vice Premier Ministre pour les affaires extérieures. Et d’autre part en ce que l’Assemblée nationale serait de plus en plus en réalité un des éléments du futur Sénat européen, contrepoids nécessaire au renforcement de l’Assemblée Européenne  ; et aussi l’un des éléments des futures Institutions mondiales réformées ; ce qui impliquera par exemple de s’occuper de très près des intérêts français à l’OMC, mais aussi à l’ONU, au FMI, dans la Francophonie. En un mot le Parlement s’occupe des affaires françaises en externe. Le Sénat des affaires françaises en interne. Le Président supervise le travail du Premier Ministre et de son Vice Premier Ministre en se portant garant de la Constitution, en faisant appel au Peuple s’il y a un désaccord majeur.
Quant à l’indépendance du Parlement, l’on peut envisager que selon les lois organiques en jeu l’une et l’autre des Chambres se réunissent sinon en Congrès du moins ensemble pour discuter, sans que le Président n’ait à le convoquer. Cependant ceci ne doit pas venir se substituer au référendum qui reste de l’apanage du Président. Il s’agit de rester dans l’esprit de la Vème qui a voulu préserver la souveraineté populaire du pur jeu représentatif, celui des Partis, renouant ainsi, même partiellement, avec l’une des exigences de Rousseau sur l’idée de démocratie directe. De ce fait, la fonction du Président de la République qui incarne aussi cette dernière atteindrait enfin ce qui fut vainement cherché durant la brève période de la Monarchie Constitutionnelle et de la Troisième République : garante de la bonne marche des Institutions et aussi de la cohésion nationale elle se ferait porte parole de la fonction référendaire ; c’est-à-dire défendrait telle ou telle pétition populaire qui pourrait se transformer en référendum ; tout en ayant toujours un droit de veto sur les lois, et toujours le pouvoir de dissoudre si l’urgence l’exige.

Une politique néo-moderne reprendrait à son compte l’ensemble des propositions faites ci-dessus en matière économique et institutionnelle afin de marquer son orientation vers le qualitatif et la prospérité en direction, réelle, du Peuple. Or, en observant la politique actuelle du pouvoir en place depuis la fin de la Troisième République on voit bien que l’on est bien loin du compte et pis encore on peut observer qu’elle scie toute possibilité de bien faire comprendre au peuple de France que, loin de lui nuire, la liberté retrouvée permettrait au contraire de le sécuriser et de l’encourager à se laisser aller à son réel tempérament celui de l’intrépidité dans l’innovation et l’universalité des Droits, ce qui faisait autrefois dire qu’impossible n’est pas français… Mais l’actuelle élite au pouvoir ne veut pas de cela, aussi diabolisera-t-elle la liberté toujours comparée à celle du renard dans le poulailler ou des USA dans le monde. Comme si le génie français ne pouvait pas inventer mais seulement imiter…

Extrait de Nature et politique
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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 11:06


 

Maintenant que les combats se sont calmés les partisans transis de l'antisionisme doivent trouver d'autres moyens pour asperger l'opinion d'images sanguinolentes, il s'agira de continuer la criminalisation d'Israël en tentant de prouver que ses soldats ont assassinés de sang froid des centaines de civils (comme le soutient une députée verte interviewée sur Europe 1 le 22 janvier 08 au matin) afin que la similitude avec le nazisme soit enfin légitimée, le cas le plus probant selon eux étant le quartier de Zeitoun où « Selon plusieurs témoignages, le 4 janvier, des soldats ont évacué environ 110 Palestiniens vers une seule maison à Zeitoun (dont la moitié était des enfants) en leur ordonnant de rester à l’intérieur", a affirmé un communiqué de l’Office de l’ONU pour la coordination humanitaire (OCHA)."Vingt-quatre heures plus tard, les forces israéliennes ont bombardé à plusieurs reprises cette maison, tuant environ 30" personnes, ajoute le communiqué. »



Or, comment peut-on croire, un seul instant, hormis cas isolé néanmoins, que les soldats de l'armée israélienne aient pu effectuer de telles choses ? Comment est-ce possible ? Comment ne pas envisager que le Hamas organise plutôt une telle mise en scène jusqu'à fomenter seconde par seconde les conditions des erreurs de frappe ?



Ainsi, il est loisible de penser que des zombis du Hamas aient pu attendre le moment propice pour s'accoler avec un mortier près des écoles gérées par l'ONU et qu'ensuite la balistique israélienne aura fait feu en intégrant automatiquement les coordonnées de l'origine du lancement. Pis encore, que l'on choisisse le moment où un médecin palestinien soit interviewé par une télévision israélienne pour se placer sur son toit et tirer afin que la balistique israélienne réponde automatiquement comme cela s'est produit.

Il faudrait dorénavant qu'il n'y ait plus d'une part de réponse automatique mais une prévisualisation par satellite de l'origine du tir. D'autre part il serait propice que le gouvernement israélien fasse une conférence de presse solennelle en expliquant que les allégations des totalitaires du Hamas sont nulles et non avenues, la guerre médiatique ne fait que commencer en réalité.



 

 
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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 16:54

Cette organisation, totalitaire, est de plus en plus confondue avec la population palestinienne alors qu'elle veut tout simplement la destruction d'Israël, (la restitution des terres perdues en 1967 n'étant qu'une simple étape et en même temps le moyen de se rapprocher pour lancer les roquettes cette fois sur les grandes villes israéliennes).

Or, alors même que l'ONU parle, cette fois, d'une majorité de combattants tués, tout en les distinguant, pour la première fois, bien qu'implicitement, des civils accidentellement touchés, il s'avère pourtant que certains médias influents en France et dans le monde (Europe 1, France Info, BBC...) foncent tête baissée dans le moindre piège de la propagande hamasiste, admettent par exemple sans broncher l'idée qu'une mosquée ne servirait qu'à prier alors que Lénine avait démontré en son temps qu'un verre peut servir aussi de projectile et donc qu'une mosquée peut être utilisée aussi comme lieu de stockage d'armes, tout en ayant le culot par dessus le marché d'y prier avec des enfants, comble du machiavélisme de la plus basse eau, et ce afin de gagner au moins sur le plan de l'opinion.

C'est en tout cas ce que l'on peut l'observer avec ces manifestations, importantes, à Paris, Lyon, Londres, charriant des mensonges impressionnants, hallucinants, parlant même d'holocauste, de crimes contre des populations civiles qui seraient massacrées, affamées, d'un nouveau ghetto de Varsovie (20 000 assassinés), oubliant dans le même temps que c'est le Hamas qui a rompu la trêve, c'est le Hamas qui affame les palestiniens en empêchant qu'ils se développent économiquement, en refusant à Israël le droit d'exister, en éliminant, physiquement, (et dans d'atroces conditions), les membres de l'Autorité palestinienne du Fatah (à la  mémoire courte). Mais la passion s'est à nouveau emparée de la foule chauffée à blanc et désormais le Juif doit renouer avec son passé de bouc émissaire.

 

Le pire de toute cette macabre et lamentable manipulation reste sans doute l'idée, perverse, que le Hamas ne serait que le produit d'un machiavélisme israélien alors qu'il provient bien de l'histoire spécifique du national arabisme transformé en national islamisme depuis l'échec du premier. L'insoutenable mépris émis par ceux-là même qui soutiennent aujourd'hui le Hamas consiste en effet à lui refuser son objectif en propre, la destruction d'Israël, et y projeter seulement à la place la figure de la victime incapable par définition de vouloir le mal et sa puissance.

 

C'est cela qui, à mon sens, est le plus terrible, le plus horrible, pathétique, lamentable, méprisable, c'est ce refus, entêté, persistant, de ne pas voir en la volonté opiniâtre du Hamas autre chose qu'une exaspération et un supposé désespoir alors qu'il s'agit d'une rage, d'une haine, celles du refus d'admettre que le Juif peut être l'égal du Musulman, car cette égalité est interdite par la Charte du Hamas, par le Coran lui-même, or, comble de l'absurde, ce sont les adorateurs absolus de l'égalité absolue, à savoir vous l'avez compris, les Français, qui soutiennent avec ferveur les partisans absolus de l'inégalité absolue entre musulmans et non musulmans, car c'est bien de cela dont il s'agit, aussi. Pourtant, répétons-le, les défenseurs intransigeants de l'égalité totale viennent de cracher à la face des descendants d'Auschwitz et de Dachau en défendant la haine et la rage de partisans de l'inégalité absolue pour les non musulmans, voilà la réalité, la triste et désolante réalité.



Sourate 9, verset 29 : « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés ».

 

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