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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 10:57

 one.jpgIl est dommage que la solution commune à ces deux hommes politiques soit encore plus d'étatisation et ce dans le sens négatif d'une soviétisation et non pas d'un renforcement de l'aspect régalien qui n'empiète pas sur la société civile mais au contraire la protège.

Ainsi, lorsque Villepin prône l'élimination du dit bouclier fiscal et que Copé en appelle à la constitution d'un cadre contraignant quant aux dépenses budgétaires et sociales, ils ne touchent pas à l'essentiel : celui de dynamiser le développement des tissus socioéconomiques et sociopolitiques, et de leur donner la possibilité de se prendre en charge, de s'émanciper dans l'acte de décision, l'Etat apportant son concours par l'accompagnement et l'expertise, et non par la caporalisation jacobine, quand bien même se ferait-elle au nom d'un passé glorieux.
Cette double possibilité (dynamique de développement et émancipation de la décision) n'a pas encore été franchement entamée en réalité de peur sans doute d'être taxée de "libéral" (ultra, néo, etc), ce qui semble être devenu d'ailleurs un terme grossier ou immoral y compris dans les rangs de la majorité présidentielle.
En fait, si l'on veut, vraiment, relancer l'économie et, réellement, dynamiser la société civile, deux lois devraient être annoncées aux alentours de novembre 2010, discutées dans le pays jusqu'en juin 2011, formalisées en séance extraordinaire durant juillet 2011 et appliquées en octobre 2011, ce qui permettrait de faire campagne sur leur début de réalisation.
Ces deux lois exprimeraient la rupture elle-même tant demandée (et le manque de visibilité, substantielle, de celle-ci semble bien être à la source de l'abstentionnisme des Régionales 2010). Elles permettraient à la fois de mobiliser le camp du Mouvement qui est désormais celui de la Majorité Présidentielle et, en même temps, d'obliger les camps conservateurs social-écologiste, social-démocrate, et social-nationaliste à l'attaquer vertement tant ces deux lois remettraient en cause leur domination idéologique sur l'analyse des causes qui paralysent notre pays, la France.

Ces deux lois auraient comme objet le renforcement libérateur de la protection sociale (comprenant également retraites et chômage) et le renforcement libérateur de l'enseignement.
Concernant la première nombre de rapports montrent que l'une des pistes (aux côtés des réformes de l'enseignement, de l'innovation, on le verra ensuite) semble bien être non pas seulement la réduction du taux de TVA mais surtout la réduction des charges sociales des petites et moyennes entreprises (dans un premier temps) ce qui, de l'avis de tous les experts, même de gauche, permettrait d'augmenter l'activité et donc d'embaucher (y compris dans les secteurs très concurrencés) ; ce qui suppose non pas de faire des allégements mécaniques ou des ristournes conjoncturels ou corporatistes mais d'introduire bel et bien la concurrence libératrice, mais encadrée, (le mot "dérégulation" doit être banni puisqu'il s'agit d'une nouvelle régulation et non pas d'une absence de règles !) et ce de la façon suivante: les grands groupes d'assurance qui ont montré leur efficacité durant la récente tempête ont depuis longtemps la possibilité de proposer des systèmes de protection sociale bien moins chers (par exemple Axa) ; la puissance publique les incitera cependant à mutualiser leurs moyens pour les soins lourds (afin d'éviter de trop importantes franchises) et aussi pour la concurrence à l'international.

Voici les détails : indépendamment de la question de la période de transition que l'on abordera plus tard, on pourra donner tout le salaire brut au salarié avec en plus une partie de la part patronale, celle-ci étant diminuée de moitié. Ce qui, immédiatement, donnerait du pouvoir d'achat en tablant sur le fait que le marché de la protection sociale élargie serait moins cher que le monopole de l'offre actuelle ; d'ailleurs, des hôpitaux aujourd'hui publics rendus totalement libres dans leur mode de gestion pourraient travailler avec les assurances, et celles-ci seraient incitées à le faire afin de ne pas uniquement en faire bénéficier les cliniques.
Quelle serait l'avantage du point de vue régalien ?
Il ne s'agira plus de saupoudrer mécaniquement les réductions actuelles (tout devra être remis à plat) avec l'espoir pour le moment vain que les grosses industries de main d'oeuvre puissent embaucher, ou encore que les petites entreprises aient quelques répits durant deux à trois ans ; il s'agira de peser à la source, bien en amont, en tablant sur le fait qu'un tel renforcement libérateur permettra non seulement de dynamiser le marché de la protection sociale, élargie peu à peu aux retraites et au chômage, mais aussi et surtout en ce qui concerne l'intérêt de la puissance publique, celui d'agir par effet multiplicateur, donc d'encourager à l'activité de façon naturelle et non pas artificielle : n'oublions pas en effet que nombre d'entreprises ralentissent leur activité afin de ne pas être surtaxées. Il faudra évidemment songer à une période de transition qui peut être négociée avec tous les partenaires.

L'idée à défendre sera donc de penser à un système polyvalent de protection sociale corrélée au second renforcement libérateur, celui de l'enseignement et de la formation continue : ainsi il s'agira de permettre aux familles et aux individus de choisir leur établissement via un chèque éducation/formation tiré du budget alloué à cet effet. Les établissements auront le loisir de s'organiser comme bon leur semble, à partir du moment où ils remplissent les conditions d'un cahier des charges. La difficulté majeure concernerait les établissements délaissés qui verraient cependant nombre d'enseignants continuer à être payés sans rien faire. Ce problème peut être contrecarré par deux facteurs : il serait étonnant qu'un personnel aussi concerné par leur tâche que les enseignants puisse admettre longtemps que l'on peut être payé sans rien faire, c'est-à-dire sans se remettre en cause ; l'Etat peut alors accompagner leur rénovation par une expertise appropriée.  Ce renforcement libérateur en matière d'enseignement/formation permettra sans aucun doute de vivifier en amont l'offre et la demande, évitant ainsi les dysfonctionnements, les gaspillages, les corruptions.

Ainsi ces deux lois permettraient de relancer l'idée de service public en considérant que celui-ci est incarné par un cahier des charges et non pas par une structure déterminée, ce qui permettrait ainsi d'élargir l'offre, tout en faisant en sorte que cela ne coûte pas plus, et même soit bien plus efficace.

En règle générale ces deux lois permettraient d'éviter que l'Etat apparaisse comme celui qui ne propose rien d'autre que réduire les dépenses publiques, tout en se maintenant comme seul gestionnaire véritable en sous-main, car même si cela n'est pas le cas c'est comme cela que c'est perçu, et c'est d'ailleurs sur cette base que la gauche a pu gagner des sympathisants autour du mot d'ordre "non à la casse du service public" alors que c'est la gauche qui l'a brisé depuis fort longtemps maintenant.

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 21:56

ahmadinejad-femme.jpgMardi 16 mars, Le Hamas a appelé à une journée de la rage (et non pas de la colère comme euphémisent avec précipitation les médias français). Pourquoi ? Regardez juste ce qui s'est passé ce mardi 16 mars 2010 : les juifs n'ont même pas le droit de reconstruire une synagogue alors que les mosquées sont construites par milliers ; et pourquoi n'y aurait-il pas d'habitants juifs dans des villes d'un futur Etat palestinien par exemple ? Parce que les dirigeants arabes veulent un pays judenrein. Voilà pourquoi. Ils ne supportent pas que le juif, déclaré inférieur dans leur livre sacré, puissent contredire ce dernier en s'affirmant souverain sur une terre conquise donc acquise pour l'éternité par la communauté des croyants. Ne pas comprendre ces racines théologico-politiques c'est évidemment rester hors du débat et accepter d'être utilisé par plus fin que soi...

Il est curieux que l'on est appelé (juste un moment il est vrai) la cérémonie athée qui a tenu lieu d'enterrement lors des obsèques de Jean Ferrat, une cérémonie "républicaine" au lieu de "civile". Car si la République est laïque, cela ne veut pas dire qu'elle soit non croyante, d'où la maladresse de l'emploi d'un terme qui en dit long sur la confusion autour du mot "République" utilisé désormais à toutes les sauces, comme aussi le "vivre ensemble" par exemple : qu'est-ce que cela veut dire aujourd'hui ? Doit-on réellement vivre ensemble si l'on n'en a pas envie ? Seuls les individus auraient le droit de divorcer de se séparer ? Quel est le sens de ce vivre ensemble ? Ne voit-on pas que ces questions sont précisément au coeur de l'actuelle abstention et de la montée des extrêmes (FN, écologie politique, front de gauche etc) ?

Il est tout de même insensé que certains réagissent comme si rien ne s'était passé ou alors minimisent la méconnaissance des enjeux de telles élections (or, les Régionales ne sont pas les Européennes, abstraites et lointaines). Et les mêmes, ou d'autres, considèrent que ce fut à cause du débat sur l'identité nationale. Cela relève bien plus que du seul déni de réalité, mais bel et bien du mépris. "On" ne comprend pas par exemple que les réelles réformes concernant la liberté d'enseignement la liberté d'entreprendre le droit d'être protégé n'ont pas eu l'ombre d'un commencement de réponse. "On" ne comprend pas que la RUPTURE cela veut dire cela !!!
Pendant ce temps, les dites fissures dans le "Pacte national" sont devenues des failles, et que, en bonne tectonique des plaques, cela se devrait se heurter de plus en plus puisque la mutation globale de la société techno-urbaine s'est mise à nouveau à craqueler du fait de sa généralisation de plus en plus     mondialisée malgré la volonté depuis vingt ans de le masquer à coup de rustines artificielles (comme insuffler des industries à la technologie dépassée) et des déficits abyssaux...

Concrètement cela voudrait dire qu'au lieu d'investir dans les robots domestiques (les nano technologies) la 3 D l'enseignement et la formation à distance, la vidéo éducative, le tourisme de l'imaginaire, au lieu de mobiliser les énormes les immenses forces de la création en les libérant des entraves d'un faux Etat de droit, "on" les laisse se détruire, "on" laisse mourir la jeunesse les générations moyennes et les seniors comme des Indiens laissés à l'abandon dans la Réserve (sans fonds désormais) de l'Etat providence qui en réalité appauvrit au lieu de protéger comme l'avaient bien vu Clinton et Blair, bien après Reagan et Thatcher il est vrai, même si cette dernière s'est emmêlée les pinceaux lorsqu'elle privatisa en même temps l'instance de régulation des chemins de fer alors que celle-ci aurait dû rester publique, ce qui ne veut pas dire étatique : à quand un vrai service public indépendant de l'appareil d'Etat dans lequel les Bonaparte en herbe tentent encore de croître sous les lampions de la The République ? A quand un vrai débat sur la sécurité sociale, les retraites, l'enseignement, la sécurité, l'intégration, l'Europe, les instances internationales ? Tiens, par exemple : pourquoi l'OMC n'aurait pas aussi comme prérogative la monnaie en ce sens que l'on ne pourrait pas user de sa monnaie comme arme dénaturant la concurrence ? A quand, sur le plan français cette fois, un vrai Etat qui s'occuperait de défendre la langue, qui consacrerait l'Assemblée nationale aux affaires nationales et internationales, tandis que le Sénat avec les Régions et Territoires s'occuperaient des affaires locales ? Tout est à transformer, il faut muter, ce qui doit changer ce n'est pas le climat qui n'a pas besoin de nous, mais ce qui empêche d'être nous-mêmes, au nom de quoi doit-on rester à penser dans les mêmes schémas qui nous ont emmené à la catastrophe, même si celle-ci ne se voit pas encore ? Tout s'emmêle, de vraies questions et de fausses réponses, des centaines de bonnes réponses, elles, dorment dans les rapports oubliés, qui a lu celui du Médiateur pourtant modéré et bien ourlé ?   


"Finalement, notre système dans son ensemble se fragilise  

d’année en année. L’époque le «vivre ensemble»
se  fondait sur l’existence de règles communes, sur des auto- 

rités de proximité les faisant respecter, et sur des citoyens  

qui les connaissaient et y adhéraient semble révolue."


Peu importe, le train fonce sans rail ni locomotive ni conducteur désormais.
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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 14:01
Copie-de-venise-20030026.jpgAu Nigeria, à Jos, des "nomades" (les Fulani) travaillés au corps par des "intégristes musulmans" comme le dit le journal sans doute islamophobe Le Point ont massacré 500 chrétiens dont 200 femmes et enfants. Ils colonisent en réalité des terres en majorité dominées par des tribus chrétiennes du Plateau (les Berom): il ne s'agit pas de conflit ethnique comme le prétendent tous les médias mais de volonté d'épuration afin de créer des régions purement muslim, et là bas on en est plus à faire des Quick hallal en attendant, on a dépassé ce stade.
La technique est connue (depuis Sétif en 1945) : on provoque en volant du bétail, les paysans Berom viennent rouspéter, cela dégènère, quatre morts, les Fulani reviennent ensuite et en tuent 500 dont 200 femmes et enfants... c'est évidemment disproportionné comme l'on a coutume de dire s'il s'agissait d'une action israélienne. Cela n'a pourtant rien à voir avec des "représailles" bien entendu. A Sétif un scout musulman avait été tué, 200 européens furent sauvagement assassinés et mutilés en "représailles", un instituteur communiste eut les mains sciées comme le relata récemment l'historien Stora pas encore catalogué d'islamophobe -profitons-en- et la provocation fonctionna : plusieurs milliers de natifs furent tués par la troupe.
Au Nigeria cela n'a rien à voir évidemment avec des "tensions ethniques" comme le disent les benêts et autres ignares qui suintent de boboïtude gnangnan à la Cécile Duflot c'est écoeurant, on les entend partout d'ailleurs, envahissant jusque dans les émissions trash/people où vous les verrez mais oui en pseudo spécialistes (ils prennent un thé à la menthe tantôt à la Mosquée de Paris tantôt à l'Institut du Monde arabe, c'est "in" avant le couscous "sympa" des environs c'est cool).
Mais, après tout, pourquoi les blâmer ? Dans la plupart des émissions dites sérieuses et autres journaux du même nom l'eurocentrisme fait fureur, l'habitant du Sud n'est qu'un gentil, dire le contraire est raciste (ou zemmouriste désormais) cela ne peut être donc qu'une lutte de classes de plus au Nigeria voilà tout, puisque l'islam c'est la paix donc c'est une lutte "sociale" etc... Et pour mieux appuyer cette "thèse" (complètement fausse d'un point de vue académique) qui veut à tout prix démontrer que la volonté de puissance n'est qu'occidentale, on va par exemple expliquer que la violence en Irak est toujours due à la présence américaine (Europe 1 tient le pompom en France, alors que les autres médias font des efforts, the Independant en UK fait fureur dans le déni de réalité).
Plus encore, on va démontrer, il faut à tout prix expliquer que la violence n'est qu'impérialiste liée à l'Occident américano-sioniste ou alors subite par "la" globalisation capitaliste etc... Comment démontrer ? Voilà le problème dans une époque d'opinion publique où il ne suffit pas d'asséner comme naguère. Que faire disait Vladimir ? Il faut marteler qu'il y a un complot américano-sioniste derrière toute violence y compris directe, et pour y arriver, il faut salir l'image d'Israël non seulement avec le rapport Goldstone, mais aussi Haïti eh oui ! il suffira de se servir d'un fait commun, qu'il existe parmi tous les trafiquants du monde au moins un trafiquant d'organes d'origine israélienne pour en faire une volonté politique stratégique de l'Etat d'Israël et le tour est joué.
Puis, dans un autre domaine, en littérature, on tentera de salir l'image des américains de 17 ans qui ont été fauchés, par milliers, par les mitrailleuses nazies en rendant coupables les USA de la Shoah, c'est ce que fait un piteux Haenel (aidé par Sollers) qui se sert de la tragédie pour se faire un nom, d'où la réaction de Lanzmann excédé par un tel toupet. Sauf que Lanzmann ne voit pas que ce nihilisme est profond, que la théorie du complot surnage, transpire de ce Haenel comme des autres élevés au biberon des Foucault Deleuze, surtout Derrida et consorts : Derrida, dans Le Concept du 11 septembre, mettant en effet en équivalence le "système" et Ben Laden, ce dernier étant en effet comparé à une "maladie auto-immune"...
J'en avais parlé dans ma Philosophie Cannibale qui a paraît-il "20 ans d'avance" m'a dit un vrai gentil monsieur, mais qui est interdite de tribunes, de tv, radios etc, même au CNU (section philo) d'ailleurs où il m'a été rapporté que" un type qui critique Foucault ne peut être qu'un rigolo" c'est fou mais c'est comme ça, Foucault désormais supérieur à un Descartes, Platon, Hegel... Il n'est pas étonnant que des comédiennes et des comiques croient désormais au "reopen eleven ", puisque des intellos comme Derrida et aussi Chomsky et Baudrillard le "comprennent" du fait que la CIA a fait tant de "mal" au monde etc... 
Donc Haenel n'est pas le seul. Et, aussi, observons que depuis Les Bienveillantes, toute une flopée de jeunes nihilistes en herbe essayent de se faire un nom en s'emparant du nom d'Auschwitz et en le collant avec des choses qui n'ont rien à voir, comme si leur d-énonciation servait à annoncer leur énonciation qui d'ailleurs finit tôt ou tard par retomber sur des pattes anti-sionistes bien sûr, où la nouvelle génération d'avatars nihilistes qui s'emparent du fumet de la littérature fasciste pour calfeutrer l'odeur nauséabonde de leur propre crottin de chevaux de labour du totalitarisme nouveau.

Bonjour chez vous N°6...

PS : n'avez-vous pas remarqué que les Assurances ont bien fonctionné concernant la dernière tempête en Charente maritime ? On ne voit pas dans ces conditions pourquoi il n'en serait pas de même pour d'autres systèmes de solidarité, à commencer par la sécu et le chômage... Il y a bel et bel moyen de faire appel à la concurrence tout en modulant par un fonds mutualisé pour les soins lourds...

Quand au déficit, à la relance, etc, la flat tax semble bien être une solution dynamique qui, couplée, à l'innovation et à une réelle autonomie des structures publiques, pourrait être un moyen de donner un coup de fouet aux PME... On en reparlera...
 
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 23:07

one.jpgComme les prévisions ne sont pas ce qu'elles devraient (la neige avait été sommée de ne plus exister, la mer aurait dû monter de plusieurs mètres, partout et en constance, l'hiver était rangé au rayon des curiosités ou des has been, la végétation jusqu'à la Loire devrait être celle de l'Espagne, le Gulf Stream qui adoucit nos côtes s'éteindrait bientôt...) l'acharnement fait de plus en plus office de démonstration parce que la réalité ne correspond pas ou plus, et le moindre cataclysme nouveau est suspecté d'en être la conséquence immédiate alors que l'inverse est tout de suite relativisé, sommé d'attendre une confirmation celle de la décennie.
Ainsi, un certain 
Jean-Louis Fellous joue les supérieurs contre Allègre en prétendant lui rabattre son caquet alors que Jean Martin du site Pensée Unique a démontré de façon convainquante que cette prétention à laisser croire que nous vivons dans un monde bien plus chaud et pollué qu'à la fin du 19 ème siècle provient de cette prétention bien plus humaine à penser que nous serions capables de supplanter toutes les autres causes naturelles comme la tectonique des plaques, le magma, le soleil, etc... Cette vision est hyper scientiste. Elle donne l'impression que l'Humanité peut agir en si peu de temps, moins de deux siècles, sur un programme vieux de plus 4 milliards d'années et ayant connu des périodes bien plus chaudes et bien plus chargées en gaz carbonique : ce qui a permis la fin de la glaciation du Quaternaire, l'extension de la végétation, de la vie, et par là de la vie humaine. Qu'il y ait des degrés en plus ne ferait pas de mal en réalité. Le moral et l'économie iraient mieux. Sauf que le climat se refroidit en France depuis trois ans maintenant. Mais laissons cela, puisque cette question n'est pas de ma compétence (pas plus que de beaucoup d'autres qui pérorent pourtant sans complexes) la confusion est à son comble, comme l'idée de faire sien cette prétention de pouvoir freiner le climat, de la même façon que l'on agit sur le social, l'économie, l'éducation, etc. 

Cette obstination à tout contrôler, à refuser tout débat contradictoire, à comparer le scepticisme climatique au négationnisme de l'extermination des juifs d'Europe, ce qui n'a strictement rien à voir, à confondre critique d'une théologie politique, l'islam, et le racisme (y compris sur un site comme le Post qui a censuré un de mes textes publié heureusement ici) confirme bien que l'idéologie n'est pas morte, qu'il existe toujours ce désir impétueux d'imposer une vision des choses, même si celle-ci reste douteuse.
C'est au fond compréhensible néanmoins. Chaque génération prétend fixer le monde, jusqu'à l'univers, selon la vision qu'elle s'en fait. Pourquoi pas le climat? Et dans tous les domaines cela se passe ainsi : l'élite scientiste saurait mieux que tout le monde quoi faire de l'économie, du politique, de la vie intime, jusqu'à la perception.
Un exemple ? J'étais à Lausanne ce week end, et sur le guide du Routard il était question du musée des Beaux Arts qui détient certains joyaux comme des Césanne, Matisse... Sauf qu'ils n'étaient que rarement montrés, les Autorités promettant (depuis des lustres) la construction d'un musée approprié, mais, en attendant, même pas une petite pièce peut leur être consacré, parce que toutes les salles sont réservées à la production dite "contemporaine". Avec l'analyse suivante : le public est conditionné à aller voir les Classiques et les Modernes (impressionnisme, fauvisme, cubisme) or, si on le laisse voir ce qu'il veut, il va délaisser l'art contemporain réputé plus "difficile" ; il faut donc l'éduquer à comprendre le message de ce dernier (par exemple qu'il n'y a rien à voir, circulez ! comme cette toute dernière exposition contemporaine à Beaubourg intitulée "Vides" et il n'y avait en effet rien d'exposé...).
Il ne s'agit donc même pas de proposer un choix, non, même en Suisse, à Lausanne, on passe à la vitesse supérieure, il ne s'agit plus de laisser une grosse écrevisse en carton pâte ou en plastique interférer entre vous et un Rembrant, mais de vous obliger à prendre l'écrevisse pour un Rembrandt...2+2=5. Et croire le contraire vous désignera comme un ennemi de... l'art contemporain, ce qui est mal.
L'idéologie d'aujourd'hui (la Gnose) ne supporte pas que l'on évite ses injonctions, elle force donc le trait, et menace le récalcitrant d'être ringard (néo)réactionnaire, moisi rance "essentialiste" parce que l'identité nouvelle (et non pas nationale qui est dite poussiéreuse etc) consiste à ne plus en avoir à errer dans des diff-errances sans commencement ni fin tel ce couteau sans lame qui n'a pas de manche... Ne nous étonnons pas que face à ce nihilisme (se prétendant anti-nihiliste pourtant) d'aucuns préfèrent revenir à de "pieux ancêtres", et veulent profiter qu'il y ait désormais du "vide" devant eux pour justement remplir l'espace comme le fait si bien Qaddafi (qui d'ailleurs a toute autorité pour appeler au djihad, contrairement à ce que disent d'aucuns puisque celui qui est en position de calife peut opérer ainsi). D'autant que les empêcher sera dénoncé par ceux là mêmes dont l'action pousse les radicaux pourtant soutenus à agir jusqu'à mordre la main qui les protège (ou comment exiger la liberté au nom de nos principes et la refuser au nom des leurs) ; comme si le devenir victime ou handicapé était la seule solution pour (se)punir de la "domination occidentale", ce qui implique de chercher le bourreau à la mode, dans l'air du temps, ou l'hommage du vice à la vertu ou à ce qui est pris pour tel. On comprend dans ces conditions que les choses ne vont pas tarder à bouger (mais dans quel sens ? That is the question) tant la nature a horreur du...vide.

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 15:05
bruxrome0064.jpgLe hallal, les piscines, etc, après tout les puristes de la statistique vous regardent de haut :"tout cela est insignifiant et plutôt raciste/islamophobe". Ils peuvent également désigner le cacher et quelques autres scènes communautariennes propres à d'autres ethnies, et donc relativiser l'ensemble ; sauf que, cependant, on peut objecter (un peu, juste pour le fun) qu'il y a une grande différence entre un magasin qui se déclare dès le départ hallal ou cacher et une grande enseigne qui brusquement non seulement fait du hallal, mais exclut tout porc ("ils ont qu'à manger du poisson" rétorque, sèchement, la secrétaire d'Etat Fadela Amara), ce qui montre par ailleurs bien, là, le caractère neutre de la technique capitaliste, et l'aspect expansionniste de certaines exigences, mais passons, la bataille du hallal est gagnée comme celle du nikab au fond parce que des batailles bien plus monstreuses se profilent à l'horizon.
La prochaine et grande étape, qui a déjà commencé au Canada, en Allemagne, au Royaume Uni, consiste à exiger que le droit à la différence ne soit pas empêché par le droit à l'égalité. C'est d'ailleurs le grand thème des partisans du multiculturalisme : il n'y a pas à imposer "nos" conceptions en matière de droit ; il faut donc accepter, concernant déjà la finance et le droit civil, non seulement des tribunaux de la différence, mais aussi accepter toutes sortes d'inégalités : déjà entre hallal et non hallal, le hallal ayant primauté ; puis accepter, comme cela s'est fait en Hollande, des hôpitaux séparés, puis, des cantines séparées, partout, et, pourquoi pas, considérer qu'en définitive l'égalité homme femme est un point de vue occidental qu'il serait discriminatoire de ne pas pour le moins interroger (dans une première étape bien sûr) : ainsi le débat autour du nikab tourne déjà et sans le dire autour de ce principe : si les femmes ont le droit de le porter alors elles se soustraient de fait au droit occidental contemporain stipulant que hommes et femmes peuvent échanger des regards accompagnés éventuellement de sourires, or, en acceptant le nikab on accepte de fait une inégalité entre êtres humains puisque  les possibilités de voir les cheveux, d'échanger des regards, des sourires sont de plus en plus soustraits, effacés, et, disons le mot, amputés. Il suffira alors de décréter dans une seconde étape que les rapports hommes-femmes doivent être
également vus juridiquement du point de vue du principe de différence  : ainsi les juges (dont on peut déjà repérer l'efficacité en matière de protection de la propriété privée lorsqu'il s'agit par exemple de récupérer son logement loué mais non payé depuis des années) devront statuer entre les deux principes d'égalité et de différence, puis, dans une troisième étape, lorsqu'ils seront las de la pression dans les prétoires, etc, ils jugeront qu'en matière de conflit matrimonial, le tribunal communautaire sera plus "approprié" du moins sur une base volontaire, car autrement il faudrait réviser la Constitution, ce qui n'est pas, encore, d'actualité. Sauf si les choses dégénèrent, et que les personnes actuellement aux affaires décident d'aller plus loin encore en expliquant tout simplement ce qu'ils disent depuis trente ans à savoir que tout conflit est causé par "l'exclusion"donc il faut faire ces "accommodements raisonnables", donc, il faut, en quatrième étape, introduire la "diversité" dans la Constitution ; il y a bien la "précaution", pourquoi pas la "diversité"? Et la diversité ne serait-elle pas une sorte de principe de précaution diront quelques centristes soucieux de ménager quelques susceptibilités "laïques"(qui seront montrées du doigt en les considérant comme "rance, moisi" "néo-réactionnaire"). Dans ces conditions les juges se sentiront bien plus légitimés à trancher du côté du "respect de la diversité" donc de la "différence" donc à renvoyer le fait qu'un homme donné batte sa femme devant le tribunal de sa communauté, à partir du moment où cela n'aura pas été classé par le procureur comme relevant du pénal. Et comme le juge d'instruction est appelé à disparaître et que le procureur sera seul habilité à instruire l'enquête, il peut fort bien statuer que dès le départ la plainte déposée relève plutôt du tribunal "de la diversité" et le tour sera joué. La cinquième étape serait qu'une partie du pénal bascule aussi dans le domaine de la "diversité", (par exemple les atteintes "légères" aux personnes : coups, insultes, vols,etc), mais là ce serait plus dur, encore que, il est fort possible que les juges et procureurs postmodernes, très alertes en matière de coup de fouet sado-maso, observent que la bastonnade préconisée en Islam, est somme toute assez similaire, si et seulement si cela se fait sur une base "volontaire" : se faire fouetter par un beau bourreau avec une belle barbe (c'est une belle image, vous savez, comme celle qui ouvre le film "Cabaret"mais, chut, cela reste entre nous bien sûr...)



cela peut alors intéresser nombre d'adeptes de Sader Masoch lecteurs de Foucault et Deleuze qui pourraient fort bien non seulement défendre ce "point de vue", mais aussi demander à être jugé par le "tribunal de la diversité" lorsqu'ils se feront attrapés à "résister" en sabotant des trains, des raffineries, des usines, n'est-ce pas là aussi un comportement de la "diversité" ? Celle-ci n'étant pas seulement ethnique, mais politique, métaphysique, théologico-politique (Badiou se réclame bien de St Paul) pourquoi pas, la réalité dépasse souvent la fiction.
Il resterait l'ultime étape, certaines atteintes plus lourdes à la personne : le viol d'une épouse par son époux ; cela pourrait fort bien être reconsidéré ; d'ailleurs certains, je l'ai déjà signalé, (comme l'avocate Iacub) observent que le viol ne devrait pas être qualifié de crime. Nous n'en sommes pas encore là bien sûr. Beaucoup d'autres étapes seront nécessaires. Sans doute beaucoup d'accomodements raisonnables, beaucoup de Quick, de prières dans la rue, dans les entreprises, les écoles, etc, puis une alliance Besancenot Cohn Bendit, puis avec Mélanchon, puis une brisure au sein du PS, une aggravation de la crise mutationnelle qui couve depuis trente ans, la réaction de jeunes nationalistes (pourtant assez d'accord lorsqu'il s'agit des Juifs et d'Israël), puis l'atermoiement de la classe étatiste dirigeant actuelle de plus en plus hagarde et considérant que l'optique de la "diversité"pourrait être en fin de compte le point de passage obligé (via Thuram, Jamel Debbouze, Diams, etc) pour préserver leur pouvoir vacillant. Mais nous n'y sommes pas encore, Dormez braves gens !!!

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Published by Lucien S.A Oulahbib - dans Amour et paix
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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 18:23
lucien-detail.jpgCet imam qui est pour une loi interdisant la burqa (cet uniforme conquérant) vient de porter plainte car il a été menacé et insulté par des individus le traitant d'être l'imam des Juifs, ce qui n'est pas rien, et l'on entend bien sur la bande son recueillie par RTL des appels à la démission, seulement cette radio va tout de suite mettre au conditionnel l'affirmation de l'imam, bref, la relativiser, c'est-à-dire la mettre sur le même pied que ces "supposés" agresseurs. Ceux-ci ont évidemment beau jeu de mettre la pédale douce devant les médias en mettant en doute la vivacité de leur ton, sauf qu'ils demandent sa démission et que l'imam a porté plainte ! ce qui donne déjà et tout de même l'ambiance de leur échange.
Mais à RTL, comme dans beaucoup de médias, on est de plus en plus bercé par l'idée propagée jusqu'à l'Elysée par Daniel Lindenberg expliquant que, l'Islam faisant partie des Lumières, il s'avère peu probable que ses adorateurs épris de paix puissent ainsi se comporter, ou alors poussés à bout par l'impérialisme, la stigmatisation, la haine du petit blanc, (rayez les mentions inutiles).

Le Monde a emboîté le pas. Quant au Point, il relate que le président de l'UOIF ne "s'étonne pas" de cette agression dite supposée. Or, c'est bien là l'intéressant. Alors que Le Monde, Cohn Bendit (ci-dessous), RTL, Besancenot (sur RMC), et désormais l'actuel président de l'UOIF, jugent que cette loi ne ferait qu'exciter les islamistes alors que ceux-ci n'ont pas besoin de cela on voit alors bien comment l'opinion est fabriquée de telle sorte que la réalité tourne autour de l'illusion d'un monde gentil sympa très spa, parfum Obama, (sur une musique de Nicolas Hulot) glissant, suave, dans les locaux ouatés (surchauffés) de la jet set éthérée (quoique toujours bronzée) pour laquelle désormais le nom France est un gros mot qui sent sinon le moisi du moins déjà le réac.
Au fond, à RTL, il ne reste que Bouvard... Pour preuve la façon dont Alain Duhamel juge qu'une loi ne ferait qu'aller dans le sens des "intégristes" alors que ceux-ci n'ont pas besoin de cela pour trouver nombre d'arguments contre "la société impure et mécréante dominée par les Juifs" thème qui existe depuis la fin du 19ème siècle et qui a d'ailleurs nourri le nazisme devant lequel l'islam radical a toujours été admirateur. Que Cohn Bendit emboîte le pas de Duhamel en se réappropriant les arguments du couple Geisser-Ramadan sur le fait de faire progresser l'islam de "l'intérieur" en dit long sur le degré zéro de l'analyse stratégique de nos experts en matière de conquête du pouvoir politique et d'abord symbolique. Une question s'impose : comment se fait-il que cette réforme de l'intérieur de l'islam ne s'effectue pas là où il est dominant, ce qui serait bien plus pertinent ?... On attend la réponse de nos experts es science...

Voir également:

http://yahoo.bondyblog.fr/news/201001270001/menaces-contre-l-imam-chalgoumi-ca-doit-rester-entre-musulmans


 http://www.lepost.fr/article/2010/01/27/1908914_hassen-chalghouni-l-imam-qui-parlait-avec-les-juifs.html 

 
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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 14:23
st-trop-paques-20040045.jpgCO2, Haïti, la crise, Obama, Ben Laden, toujours les mêmes mensonges accusant l'autre, l'étranger, (voilà le véritable racisme) d'être la cause unique de tous les maux.
Les partisans du CO2
über alles (les mêmes qui jettent leur cadavre de bière le long des caniveaux et leurs mégots aussi) ont par exemple tué l'idée écologique mélangeant tout, pollution, déchets, gaspillage, désertification, déforestation, pesticides, (contre lesquels en effet il faut amplifier la mobilisation), en y substituant leur lutte idéologique et fanatique contre le mode démocratique de la civilisation techno-urbaine individualiste et libérale ; lutte sans nuances (au lieu de distinguer le meilleur du pire) qui a fait depuis la fin du 19 ème siècle le lit des totalitarismes communistes, fascistes, nazies et aujourd'hui alterislamistes ; n'en déplaise à tous les post-léninistes désireux de ranger la réaction islamique parmi les progressistes des Lumières ; ce qui semble incroyable ! Pourquoi ne pas donc y inscrire aussi la contre-révolution nationaliste des Cortès et Maurras puisque ces derniers défendent les mêmes impératifs catégoriques que l'islam sur la soumission de la conscience de soi ?... Délire de la lumpen intelligentsia ivre de puissance médiatique qui se gargarise avec quelques bribes de confiture conceptuelle étalées en guise de culture.
Regardez Haïti dont son impérétie quant à ses infrastructures remonterait paraît-il à la colonisation bien sûr ! (et St Domingue alors?) Bien rares sont ceux qui relativisent ce bouc émissaire si éculé tant il est aisé d'y voir là la clé même du manque de développement pour tous ces clans qui parasitent les peuples et les instances internationales avec toute une logomachie qui n'a pas bougé depuis Samir Amin +le CO2 maintenant et aussi... le sionisme évidemment cause ultime des maux arabes et mondiaux.
Ben Laden ne vient-il pas d'ailleurs de proposer un compromis à Obambi ? Il serait bien capable de l'accepter tant il est entouré de gens du style de Boniface ou Védrine persuadés que le conflit judéo-arabe serait la clé, là aussi, du développement dans cette région. Ce qui est non seulement faux mais mensonger. Il faudrait même accentuer le refus de croire en de telles balivernes -alors que la paix a été refusée par les dirigeants palestiniens avec le soutien de Chirac et des forces qui soutiennent la dictature arabiste en Afrique du Nord- en refusant à l'Egypte 
Nefertiti réclamée à corps et à cris, alors que cette déesse n'a rien à voir avec cette démesure nationaliste qui n'est plus du tout au niveau, surtout pas d'un Saladin qui avait une autre allure.

Et que dire de "la" crise dont on nous rabat les oreilles à vrai dire depuis les années 70 ? Mauvaise foi là encore tant se chevauchent une multitudes de craquelures, affaissements, failles, et nous sommes sans doute au début du tremblement de civilisation perceptible depuis la fin de la seconde guerre mondiale et accélérée avec la chute du mur de Berlin: la recomposition, mutation, bref, la vie et son conflit entre persistance et nouveautés a repris le dessus nécessitant l'émergence de réels politiques, stratèges, artistes, au lieu de cette médiocrité (hormis quelques personnes bien sûr) le tout gonflé médiatiquement par le jeu classique des réseaux d'influence.
Et Obama ? Obambi ? A force de vouloir imiter la "vieille Europe" qui fait eau de toutes parts, il va finir par faire perdre le peu d'identité qui restait à une Amérique rongée par les fanatismes en particulier les
prodead qui n'ont que le mot freedom à la bouche tandis que leurs imitateurs agitent seulement le nom de D.ieu alors qu'ils se disent prolife oubliant que D.ieu nous a fait à son image et donc a donné aussi le pouvoir de refuser, ce qui ne veut pas dire de rendre systématique une matérialisation des envies égoïstes : curieux d'ailleurs que les ennemis farouches de la liberté absolue en économie la défendent becs et ongles dans les moeurs, jusqu'à avaliser le port de la burka alors qu'il ne s'agit pas d'un "bout de tissu " mais d'un uniforme. Seulement là encore les néocolonialistes du postléninisme projettent leur propre illusion d'occidentaux bien nourris d'orientalisme vulgaire en ne voyant là qu'une différence culturelle, bien utile pour former les futurs soldats anti-libéraux, stratégie de plus en plus explicite  de l'alliance vert-brun-rouge de plus en plus arrogante.

On le voit, la nouvelle mauvaise foi fait florès et même prolifère. Il serait temps de passer à la contre offensive. Car il n'y a pas meilleur défense que l'attaque (sur plusieurs fronts évidemment...). 
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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 17:25
one.jpgLes attaques contre les chrétiens, permanentes, se multiplient dans certains pays africains et asiatiques dominés et exploités par vos frères à la suite de l'invasion opérée (sans discontinuité) depuis le 7 ème siècle par vos ancêtres.
Ainsi, en Kabylie "un lieu de culte chrétien, appartenant à la communauté protestante pentecôtiste Tafat (lumière) de Tizi Ouzou, a été saccagé puis incendié dans la nuit du 9 janvier par un groupe d’individus". De même à Noël on vit des  "citoyens victimes d’intolérance à Tizi Ouzou" alors que les Kabyles ne font que renouer avec la religion de leurs ancêtres, chrétiens, bien avant les Romains.

Et cela ne s'arrête pas là, en Egypte, au Pakistan, en Malaisie, cela s'accélère même, sans parler de la récente agression d'une actrice en plein Paris, qui succède à l'agression d'un dessinateur danois. Ne parlons pas des innombrables attentats faits au nom de votre dieu.

Vous qui venez prier en ce lieu sachez que vous devez interroger vos responsables religieux en leur demandant ce qu'ils font pour que ce que vous exigez en France soit respectée dans les pays que vos frères (en islam) dominent. N'oubliez pas qu'il n'est toujours pas possible de construire d'église en Arabie Saoudite. Et dans de nombreux pays que vous dominez, dont la Turquie,  il n'est pas possible de construire de nouveaux lieux de culte, mais seulement de restaurer les anciens, et encore !, regardez dans quel état se trouve Sainte Sophie à Byzance (ex-Constantinople) alors que sa coupole a été imitée par vos lieux de culte.

Si vous êtes épris de tolérance et de paix, vous comprendrez donc ce geste qui vous empêche (un peu) d'entrer tout de suite et vous donnerez ce texte à votre responsable religieux pour qu'il le lise au micro lors de la prière.

Merci de votre compréhension !

Mouvement néomoderne 
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 07:49

A quand une Maison Berbère à Paris ? Il faudrait que les concernés manifestent, s'enchaînent même sur le parvis de l'hôtel de ville parisien parce que Delanoë avait promis cela, sans succès. Il n'y en a que pour l'Institut du monde arabe alors que l'Afrique du Nord n'en fait pas partie. 
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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 20:10

one.jpgRevenons à nouveau sur ce débat symptomatique (organisé par le Nouvel Obs.fr) où l'on voit Badiou faire la leçon en ânonnant le Marx des " Luttes de classe en France " tandis que Finkielkraut, hagard,  essoufflé, recroquevillé dans un coin du ring attend le gong, arcbouté sur quelques petites critiques, et certitudes basiques ; il reçoit ainsi bien gentiment la leçon du nouveau seigneur léniniste, celle de cette confusion qu'opère Badiou à la suite de Marx entre affairisme et libéralisme, soif d'acquérir et capitalisme.

Pauvre Badiou qui croit en effet que l'injustice vient de là, du capital, et qu'il suffirait de le supprimer pour vivre son "hypothèse communiste", oubliant que la cruauté existe depuis la nuit des temps humains, certes toujours transformables, mais pas en son sens, pas dans ce désir de revenir au temps des races métaphysiques  où c'est bien pire puisque sans limites, bref, Lénine, Staline, Mao… Exagéré ? Que dit par exemple à Badiou la journaliste qui anime le débat ? Ceci (4/5) : "Vous avez souvent dit, Alain Badiou, que ce pouvoir devait être abattu par la rue plutôt que par les urnes". Que cherche Badiou en en appelant à la rue sinon le sang, la guerre ou la politique continuée par des moyens décisifs, où l'ennemi de mon ennemi est mon ami. (Pas besoin de lire Schmitt…). Il est clair là que Finkielkraut ne peut pas suivre, il n'a pas le jeu pour ça. Il gobe d'ailleurs sans bouger, affalé dans le canapé aux côtés du cannibale, fasciné d'être ainsi avalé comme réactionnaire, vichyste même, mais Finkielkraut, en grenouille plongée dans une telle eau irradiée, ne "veut pas s'énerver "(fin de la page 4), alors que Badiou n'a aucune légitimité, aucune.
Même lorsqu'il se réclame de "la résistance communiste" alors que c'est un mensonge éhonté, les cocos luttaient pour empêcher que les nazis n'aillent sur le front russe,
je l'ai déjà dit, et même lorsqu'il se réclame de la Commune, en réduisant le drapeau français à celui des Versaillais, ce qui est honteux, il préfère en réalité le drapeau rouge qui précisément ne cherche que la lutte à mort, le sang, non tempéré par le bleu (spirituel) et le blanc (la France éternelle), une France que Badiou prétend défendre en la trempant (la trompant) dans sa marmite communiste de faux chrétien (il a écrit sur St Paul) faux Panoramix puisqu'il prétend, seul, connaître la potion magique qui s'y concocte ; et même dit-il, il a analysé ce qui a échoué dans les recettes précédentes, parlant par exemple d'un vague "communisme étatiste" alors qu'il s'agissait  simplement d'un nouvel ordre avec une nouvelle classe celle de la race des révolutionnaires professionnels, nouvelle canaille qui profite de l'aubaine, fait un coup d'Etat en 17, reconstitue une élite encore plus terrible qu'Ivan et ses sbires.

Mais comment est-ce possible d'être fasciné par un tel bagout ? Badiou et son bagout sur l'impérialisme (lequel ? Celui de son ancien amour, la Chine ?) le bagout de Badiou dégouline de partout, salive du cannibale prétendant ne pas penser l'Un mais le Multiple alors que précisément l'un ne va pas sans l'autre soulignait déjà Platon dans son Parmenide : si le multiple ne se réfère plus qu'à lui-même il se saisit de fait comme Un, ce qui concrètement signifie éclatement des différences, chacune une, diff/errances à l'in(dé)fini (apeiron) des matrices se prétendant des stances de l'exi-stance sans aucune autre instance que l'instant, ce qui est pain béni dans ce tournis à la force qui  sait agréger ; ainsi, même lorsque Badiou traite les islamistes de fascistes on sent bien qu'il ne comprend rien à ce qui se passe à propos d'agrégation de concrétion (ou physique des fluides symboliques),  au fond il sera balayé par "eux "comme Danton l'a été, même s'il sauvera sans doute la tête de Finkielkraut avant de succomber parce qu'il faut bien faire l'ange aussi. Il ne comprend rien parce qu'il ne connaît rien à la politique, rien de rien, d'ailleurs cela se saurait, les communistes ont perdu non ? Et sans Roosevelt et la bêtise du palefrenier nommé Hitler l'URSS serait morte bien avant (le second) 89. Badiou est le compagnon de route de ce qui dévore toujours en premier ses propres enfants, sauf que Robespierre et St Just ce n'est pas lui, ni Lénine,  car il lui faudrait mouiller la chemise, monter non seulement sur des tonneaux, mais aussi des établis, sauf que l'on n'apprend pas cela à Ulm, ce vivier de serpents à sornettes, on ne sait plus qu'un groupe reconnu en tant que tel cherche à s'étendre, par exemple l'alterislamisme. Même s'il est minoritaire. Comme les Bolcheviks.

Certes, le Badiou nouveau prolifère, clones de plus en plus par centaines, parce qu'il profite de la faillite idéologique d'une gauche et d'une droite sociale-nationale qui n'ont de cesse d'empêcher la France de se mettre en mouvement en la lacérant de taxes censées servir les plus démunis alors qu'elles les ligotent, les rend misérables ; même un Clinton avait compris (avec les conseils de John Rawls) que l'Etat Providence avait failli parce qu'il avait créé une classe d'exclus hantant Harlem le Bronx les quartiers chauds de L.A alors qu'en incitant à individualiser les aides en accompagnant chacun à s'extirper de l'échec, aujourd'hui Harlem le Bronx L.A sont des endroits sans aucun autre envers sinon ceux habituels des failles humaines trop humaines.

Finkielkraut au fond vient de la littérature d'après Sartre, nausée du nouveau désordre amoureux, et de sa gueule de bois (racontée par le dernier livre de Pascal Bruckner son compagnon d'écriture bien plus lucide que lui)  ; Finkielkraut n'est pas un politique, c'est un rêveur (tout comme Badiou mais lui aimerait réaliser ses fantasmes comme le conseillait Deleuze) il a un peu lu Heidegger,  sa critique (réductrice) de la Technique, que Finkielkraut fait sienne (réductrice parce que la Technique ce n'est pas la mise à la raison mais la raison humaine elle-même qui ne se suffit cependant pas comme Descartes l'avait pourtant dit  -Principe 8- lui que l'on accuse de tous les maux).

Finkielkraut s'est certes affronté dans les années 90 au sous marxiste Bourdieu, et puis, tout d'un coup, dans les années 2000, il fait comme Debray : cherchant à restaurer plutôt qu'innover, failles qu'utilise évidemment Badiou avide d'avaler tout ce qui ne va pas dans le sens de son illusion, celle de croire que l'univers humain est aussi simple que celui décrit par le…bourgeois Marx qui lui n'a vu qu'un aspect celui du rapport de force alors que la force, même celle du profit, ne se réduit pas au rapport.

Badiou Besancenot même combat chimérique cherchant à éliminer la division en deux de la troisième Thèse sur Feuerbach ou le cercle carré à la recherche du couteau sans manche qui n'a pas de lame. L'âme. S'agît-il de vivre sans âme ? La vie est combat, mais c'est aussi un combat humain ce qui implique le pire et aussi le meilleur où comment dépasser toujours en permanence la logique par le sens de l'être ensemble qui est à la fois le même et l'autre, tout en sachant que l'autre n'est pas seulement un autre mais aussi mon autre, autrement dit, tout ordre se réorganise en permanence et n'avance qu'en utilisant des pièces distinctes quoique non séparées ; en politique cela se nomme les contre-pouvoirs ou la nécessité de perfectionner le régime démocratique afin que réellement le plus grand nombre en bénéficie malgré le péril, au sein duquel  d'ailleurs rien ne croît contrairement à la légende. Et Badiou ? Finkielkraut ? Peut-être est-il temps de tourner la page. 2010.

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