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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 07:54

st-trop-paques-20040045.jpgSavez-vous que la dite scientifique qui harcelait Allègre chez Durand mercredi soir (après que Lyon eut fait ce splendide match contre le Real heureusement !) fut la même qui, il y a trois ans, dans l'émission C dans l'air, affirmait que la neige n'allait plus exister en France ? Oui, c'est elle, (regardez la vidéo) et avec le même aplomb que lorsque elle assène devant Allègre qu'il raconte en gros n'importe quoi, s'énervant même à la fin pour l'enfoncer plus, balayant le rappel que faisait Allègre du passage des Alpes par les éléphants d'Hannibal, "mais ce n'est pas au moyen-âge !" s'exclama-t-elle, car comme ils parlaient deux minutes auparavant de cette période et qu'elle pensait tenir à la gorge Allègre à propos du Groenland (il aurait été identique à aujourd'hui et non pas bien plus vert) elle s'énerve de le voir remonter plus haut dans le temps pour démontrer que les glaciers se sont rétractés à d'autres périodes sans que l'on puisse dire que ce fut à cause (uniquement) de l'activité humaine...

On voit alors là éclater, sous son masque rigide, la robespierriste de la fausse pédagogie avec une pugnacité acerbe d'idéologue guillotine qui persiste et signe à laisser accroire que les changements climatiques sont uni-factoriels, qu'il existerait une température moyenne, (comme une civilisation moyenne, une musique moyenne, une cuisine moyenne) et qu'une augmentation de 4 degrés serait une catastrophe. Allègre aurait pu rappeler qu'il y a précisément 4 degrés de différence entre la campagne et la ville lorsqu'il fait froid, et que cela ne ferait pas de mal pour le moral ces temps-ci non ? D'autant qu'en réalité la relation entre glaciers et les océans reste stationnaire depuis le milieu du 19ème siècle, allez voir du côté du site Pensée Unique, vous verrez que Jean Martin, ancien directeur de recherches au CNRS, docteur en physique, ne raconte pas n'importe quoi comme certaines voudraient le faire croire...

Quant à la confrontation entre Zemmour et ses deux contradicteurs, toujours chez Durand mercredi soir, une seule chose, Zemmour a sûrement raison d'expliquer que ce n'est pas "monstrueux" comme le prétend Miller d'appeler son enfant avec un prénom de culture française et européenne ; mais faut-il néanmoins en revenir au centralisme jacobin qui empêchait les Bretons de nommer leur enfant d'un prénom breton, aussi ? C'est ce aussi et non pas ce seulement qui compte. Zemmour aurait aimé vivre en 1800. Pas moi. Ou alors peut-être en Allemagne discutant avec Goethe Lessing et Hegel. Mais non en fin de compte. Je n'ai aucune envie de vivre l'époque d'un Bonaparte en passe de devenir Napoléon et qui a amené la France dans l'impasse de l'Empire alors que l'Angleterre, elle, décollait, malgré l'étroitesse de son territoire national, et amenait les temps d'aujourd'hui où la langue anglaise se met désormais à dominer le monde malgré les feu coups de boutoir allemands et japonais, it's a fact.
Quant à remonter plus loin à la recherche d'un réchauffement historique susceptible d'expliquer que les excès de volonté de puissance (sorte de CO2 psychophysique) ne sont pas nécessairement un mal, par exemple en essayant d'éviter les destinées centrifugeuses de Rome (et de Byzance) il semble bien que cela soit plutôt par leur hypertrophie et toute la bureaucratie dont les fastes font toujours rêver les belles et les factieux qu'il faille lire leur destinée fatale que le saint empire romain germanique tenta sous Charlemagne de revigorer, et Frédéric le Grand d'insuffler à nouveau jusqu'à Bismarck.

Ensuite le trou noir, tandis qu'en France, après Waterloo, (n'oublions pas aussi Montcalm et Duplex lâchement abandonnés, que dire bien plus tard de Dien Bien Phu, de l'Algérie qui aurait pu devenir une Afrique du Sud avant la lettre) Napoléon III tenta de faire de la France une " puissance musulmane", déjà, refusant l'alliance que lui proposait l'Autriche en 1866 contre la Prusse, s'écroulant ensuite en 1870 : on connaît bien la suite et ses années folles, malgré la Belle Epoque ; ce qui donna dans les années 30 au fond le remake des années 1800 avec de brillants stratèges et de pauvres politiciens, forçant les âmes sensibles à choisir entre le "bloc" (la révolution française) et la contre révolution (qui se distingue de la Restauration, concédons cela à Zemmour), entre 17, Hitler (unis dans la haine du libéralisme incarné par le juif et le bourgeois), le front anti-fasciste et le front populaire, entre De Gaulle et Churchill, Staline et Roosevelt, entre l'Algérie française, ( avec même deux Collèges électoraux) et l'Algérie arabo-nassérienne-baathiste, entre les années 60 de la technique sympa du journal "Lui" et le prélude situ de la misère estudiantine (préparé au Tabou existentialiste) qui déboucha sur le nihilisme destroy des années 70 que l'arrivisme punky des années 80 ne fit que formater dans une ambiance bizz executive woman avant le buzz des années 2000 et ses émissions trash dans lesquels l'élite vient exhiber ses tripes artificielles...

Pourquoi ne pas tourner la page sans mélancolie aucune (ni même une nostalgie) ? Devant les épreuves les 300 défièrent Xéres et le vainquirent aux Thermopyles, c'est tout.

Longuet est-il un de ces 300 ? Pas sûr..., et moi qui m'apprêtais à poser ma candidature pour diriger la Halde me voilà prévenu (je plaisante), mais au fond je préférerai le poste de Médiateur si c'est possible, même si en effet mes origines et racines kabyles (les mêmes que Malek qui n'a rien d'"Arabe" les non ignares auront rectifié) et surtout chrétiennes me disqualifieraient, bien que nous étions chrétiens avant les Francs, en même temps que les Gaulois, du moins avant l'invasion arabo-musulmane, pardon ! la libération pacifique de la barbarie par la lumière (la vraie).

Il est dommage que Longuet s'amuse ainsi à un jeu trop grand pour lui alors qu'il soutient un gouvernement qui ne renforce guère "le corps français traditionnel" puisqu'il n'eut guère de rupture en réalité mais la fuite en avant vers la contre révolution celle du nihilisme posé en vertu cardinale ou le renoncement à libérer la France du carcan injuste et de plus en plus inégalitaire, celui de la nouvelle caste adepte de l'Etat total nouveau genre désireux d'absorber toute société civile jusqu'à la société Emmaüs que les méandres bureaucratiques empêchent de fonctionner parce qu'elle n'est pas encore fonctionnarisée, rsaisée, taxecarbonisée ce qui est mal.

Pourtant, deux mesures phares pourraient désamorcer cette dernière (hormis supprimer la Halde, ce qui est une évidence tant elle alimente la division par son relativisme différentialiste), ces deux mesures tout le monde les connaît bien : libérer l'enseignement avec le chèque scolaire, libérer le travail du poids des charges en ouvrant la protection sociale aux assurances dont on a vu l'efficacité durant la tempête. Ce qui n'exclut pas une mutualisation pour les soins lourds et la concurrence à l'échelle internationale.

Si le gouvernement, dont Longuet (aux idées courtes) tente désespérément d'enrayer l'implosion (celle qui voit l'électorat populaire s'exiler dans l'abstention et le vote FN), avait pris, dès 2007, ces deux mesures, il aurait eu tout le peuple avec lui, malgré les tentatives désespérées d'une gauche obligée de faire les caniveaux pour recruter candidats et lumpen intelligentsia aux abois tant elle s'imagine en 40 tandis que ses ultra se croient la Résistance en sabotant les rails du fret capitaliste.
Mais, chut, le bateau coule, et les souris, énervées, tentent de faire une sortie ultime, aussi, tout chat philosophe devra se rappeler cette célèbre diatribe du feu Deng Xiaoping : peu importe la couleur du chat du moment qu'il attrape des souris, ce qui veut dire, peu importe les risques de la rupture du moment que les objectifs sont atteints : libérer la France de ses faux défenseurs qui la coule en réalité comme en vérité.

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Published by Lucien S.A Oulahbib - dans Alliance des civilisations
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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 11:46
img041107-1214.jpgJuste quelques mots en passant (par flegme de ne pas poursuivre d'autres écrits en cette St Valentin ou par devoir ? Les deux sans doute) : commençons par elle, la St Valentin, ou alors plutôt par le nom " France" mis entre guillemets dans mon titre ? Parce qu'il y a un lien : je viens d'écouter "Les carnets du monde" sur Europe 1, outre un reportage sur Gaza, toujours tendancieux, et peu professionnel (ainsi rien n'est dit sur les milliards déversés sur Gaza depuis un an), eh bien concernant le nombre de "victimes" de l'année dernière à la suite de l'opération de sécurisation israélienne, la journaliste parle de "sources médicales" alors qu'il s'agit de sources uniquement contrôlées par le Hamas ; et l'on nous ressort l'histoire du blocus alors que l'Egypte vient de hérisser un rideau de fer et qu'en fait le Hamas n'a toujours pas renoncé à son désir de détruire Israël : ce qui est tout à fait normal, voilà où je voulais en venir, le Hamas, comme tout groupe humain veut s'étendre et se maintenir, et il le veut d'autant plus que sa charte le permet. De la même façon, en France, certains groupes musulmans ayant une lecture plus politique que religieuse de leur religion veulent normalement étendre leur espace et renforcer leur pouvoir. Mais ce non pas à côté des autres : à leur place. A commencer par la nourriture. Ainsi à Roubaix le Quick a décidé non pas de vendre en même temps halal et bacon, non, mais de bannir le bacon ! (mais quelqu'un de la Mosquée de Paris a marqué son désaccord) idem dans nombre d'entreprises comme l'a relaté il y a deux mois Le Figaro.
Pourtant, d'aucuns continueront à ne voir dans ces revendications qu'une demande culturelle d'avoir juste sa différence, et la refuser serait "raciste" dit le facteur (petit-bourgeois) Besancenot, ce qui est visiblement faux, c'est une demande politique, et en plus tout à fait normal ! mais c'est oublié, la nature humaine, la volonté de dominer, tout cela n'est qu'occidental, ou social, historique, pas du tout humain bien sûr, la nature humaine n'existe plus avait écrit Edgar Morin, finie, disparue, dissoute, ("misère de la philosophie" avait écrit l'autre...)...
Mais continuons avec ces "carnets du monde" d'Europe 1 si objectifs (merci ! oh oui, mille merci !).
Ainsi on nous parle maintenant de la St Valentin en Egypte, et la journaliste d'une voix douce, si douce, (un ange ! une ange ?...) explique que cette tradition de la St Valentin est "occidentale" et qu'elle semble donc quelque peu perturber tout de même les "traditions culturelles" en Egypte ce dont s'inquiète l'animatrice ; on dirait en effet presque dans sa voix que la journaliste à la voix si douce regrette quelque peu cette perturbation (contamination ?) mais bon elle fait avec et relate (sans doute parce qu'elle se rappelle peut-être "les amoureux sur les bancs publics" de Brassens) que les jeunes amoureux se tiennent un peu par la main mais (ouf !) ne s'embrassent pas, "même les gens mariés ne s'embrassent pas en public en Egypte" c'est la tradition, et voilà c'est dit comme ça, gentiment, doucement, on ne critiquera pas, non, rien, pas même une petite ironie en douce, on est seulement informatif, technique, (comme dans un film porno sympa où l'on explique gentiment comment on fait pour un truc pas "très catholique" genre sex toy ou "fist" etc) on ne dira évidemment pas que c'est "réactionnaire", non, ça on ne le dira pas, niet ! parce que "réactionnaire" (ou "nouveau réactionnaire" : plus chic) on le dira seulement à propos des propos du Pape ou de Sarah Palin (qui est une idiote tout le monde le sait) ; on se permettra ainsi de tels jugements de "valeur" concernant toutes les autres religions, bien sûr, sauf une, l'islam, on n'en parlera même pas, oh là ! non pas par peur, pensez-vous !, mais bel et bien par conviction : parce que voyez-vous en Egypte, c'est la "tradition culturelle" qui empêche que l'on s'embrasse en public, eh oui, (vous ne le saviez pas ?) surtout le jour de la St Valentin en plus (tradition occidentale avait dit la journaliste à la voix si douce un peu gênée de devenir ainsi une exportatrice colonialiste) ce n'est pas du tout l'islam bien sûr qui empêche. Pas du tout du tout. Au contraire, puisque c'est précisément parce que l'islam n'est pas encore considéré comme étant la vraie solution (true solution) qu'il existe encore l'excision, la burka, la poligamie extrême, etc, mais oui, tout cela ce sont des traditions pré-islamiques mais oui ! qui disparaîtront le jour où le true islam sera enfin reconnu. (Comme pour le communisme, regardez ce que disent les Badiou, Besancenot, etc, en URSS etc ce n'était pas le "true" communism mais non !)
Donc chacun ses traditions au fond, et même que cette journaliste-animatrice à la voix oh oui si douce regarderait alors là vraiment bizarrement ces jeunes gens égyptiens s'ils se mettent à adopter "nos moeurs occidentales" pour de vrai oh ! que ce serait pas bien ! ils seraient influencés ! ils perdraient leur authenticité sans doute, (leur pureté ?) alors qu'ils doivent correspondre à l'image différentialiste (propre à la vieille pensée coloniale en réalité) qui fait qu'un originaire d'Afrique du Nord par exemple doit être musulman, comme si c'était inscrit dans son code génétique, et s'il change eh bien ! il est contaminé, on va le regarder bizarrement, comme un  singe savant, un jouet du colonialisme comme dirait Vincent Geisser ou Daniel Lindenberg vous savez les deux nouveaux chasseurs d'islamophobie.
Ce qui explique alors pourquoi le nom "France" ne peut qu'être mis désormais qu'en guillemets parce que serait injuste auprès des "autres" (le toujours gentil étranger qui vient s'échouer sur "nos" plages à cause de l'impérialisme et maintenant à cause du réchauffement climatique mais oui ! et il est interdit de rire) alors qu'il s'agit de les admettre dans leur différence, sympa non ? tralalère ! la "France" c'est du passé ! vous ne le saviez pas ? Comme c'est bizarre ! Le monde est un Village on est désormais Citoyen du Monde voguant de moquette (avion) en moquette (studio) la calculette en Co2 bien en évidence.
Il est interdit d'avoir une identité nationale (nauséabonde, rance, moisie), ce n'est juste qu'un espace avec des droits ouverts à l'Humanité (en attendant l'Univers) pas un territoire pétri de sens antérieur, non pas du tout, (Christophe Colomb avait du se dire la même chose en fait quand il s'était cru en Inde) donc pas de lieu dit pas d'Histoire singulière, non, tout cela "exclut" l'autre etc, c'est vilain, pas bien... Voilà la position idéaliste qui suinte des radios et TV comme une épaisse vapeur visant à engourdir peu à peu la grenouille (french frog) qui est en vous.
La position réaliste, elle, est plutôt avancée par les divers groupes en voie de conjonction (ou l'alter-islamisme) qui normalement parce qu'ils sont humains vont laisser agir leur nature et dans cet espace désormais vont avancer et planter leur pouvoir (en langage spécialisé on dira qu'ils appliquent les moments hobbesiens et machiaveliens) en se servant de tout ce qu'il faut pour s'implanter (si je vous disais le nombre d'attaques que les divers sites dans lequel j'écris subissent... sans parler de la volonté de rentrer dans leur code pour changer la page d'accueil, ils l'avaient une fois pour le site "Tous contre le voile" en laissant leur marque parlant du nom de leur dieu miséricordieux, du moins si on se soumet évidemment).
Et lorsque l'on émettra quelques réserves, ou lorsque l'on informera tout simplement qu'une chanteuse porte désormais le voile on peut se faire lourdement condamner (récemment le
Nouvel observateur) alors qu'il est non seulement tout à fait légitime en démocratie de demander à quelqu'un d'expliquer pourquoi il est vêtu de telle ou telle façon, mais aussi qu'il admette que le fait de se montrer voilé sur une scène publique ou dans une liste à vocation électorale tout en indiquant que ce voile serait uniquement une "tradition culturelle" ou alors un pur choix individuel ne suffit pas. Pourquoi ? Parce qu'il est aussi et très officiellement le signe d'une allégeance politique. D'où le caractère également politique du jugement contre le Nouvel Observateur. Un jugement qui devrait être rejeté par la Cour d'Appel. Et cassé par la Cour de Cassation. Si ce n'est pas le cas, alors cela voudra dire que l'on nie que ce voile a d'autres significations, et que lorsque l'on est une personnalité publique et que l'on s'affiche sur un espace public alors on peut  être légitimement questionné.
Observons aussi que dans beaucoup de pays dans lequel l'islam est religion d'Etat, ce voile est obligatoire, il signifie donc tout à fait autre chose,  et certainement pas seulement un bout de tissu ; on peut donc légitimement demander à la personnalité publique s'il a le même signifié que dans ces pays. Tout le monde sait qu'il est composé de tissu, c'est certes l'un de ses aspects mais pas vraiment le seul ni même le plus important, à moins de dénier l'aspect symbolique d'un signifiant, ce qui est étrange pour des idéalistes qui se rangent désormais pourtant derrière cet argument banalement matérialiste, et viennent en doctes en parler dans les divers salons où l'on cause.


Mais ce n'est pas tout concernant la grisaille.
Regardez par exemple les manifestations anti-jeux olympiques à Vancouver, d'accord ce n'est pas grand chose, mais il s'agit de toute une jeunesse tout de même, touchée aussi par la bronca contre le fait de manger de la viande, le fait de faire un 3 ème enfant, la démographie est désormais dans le collimateur des pourfendeurs du réchauffement climatique (par exemple la journaliste préposée aux sciences sur France Info qui se réjouissait de voir la démographie terrienne se stabiliser) et que dire des biberons ? A interdire bien sûr ! Tout comme le voyage habité vers la lune et vers Mars... Obama a ainsi fermé la porte de l'imaginaire qui a porté des générations entières depuis les années 60 alors que l'on nous promettait des we sur la lune dès les années 80 !

Nous voilà donc gros Jean comme devant...Tout est devenu en réalité médiocre, insipide, où en est le cinéma français par exemple ? Hormis les comiques qui trônent royalement et font fureur sur les radios, rien ne se passe sinon la guimauve habituelle, ou alors le dernier sursaut du mort en sursis à propos d'une banderole étalée à l'extérieur de l'immeuble des beaux arts et détournant le slogan "travailler plus pour gagner plus", voilà où nous en sommes, tandis que l'état de la Grèce au fond dévoile le mensonge sévissant dans les comptes de tous les Etats qui sont au rouge, mais refusent, non pas de serrer d'un coup sec la vis, mais rendre la liberté aux gens pour qu'ils se prennent en charge sans avoir besoin que l'on respire à leur place : laissez les gens se soigner se protéger s'instruire (puisque vous laissez les "autres" vivre comme ils veulent) rendez-leur l'argent (give my money back) et n'ayez crainte ils sauront mettre en commun un pot pour mutualiser les soins lourds et les aménagements communs nécessaires. Or, au fur et à mesure que l'Etat s'hypertrophie, la société, elle, se meurt, et l'on s'étonne ensuite, mais au fond pas vraiment : La France se meurt, mais l'Etat français lui se porte bien, "Etat français", n'était-ce pas le nom porté sous V....?... Ainsi par une étrange circonstance ou coïncidence, ce qui a été jeté par la porte est revenu par la fenêtre... Et il se porte bien merci... C'est qu'il est porté par toute la classe politique et intellectuelle "française", mille pardon, habitant en "France", en ce lieu, nommée historiquement "France", alors qu'il convient de l'appeler Etat total . Et sa grisaille. Sa bâche. Dans le ciel et désormais dans les rues aussi. 

Bonjour chez vous.

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 10:27
ahmadinejad-femme.jpgObservons que par peur de se faire étiqueter de réactionnaire ou de raciste par la nouvelle gentry nihiliste de l' "anti-identité obligatoire" qui range désormais l'Islam dans le giron des Lumières, ou alors par manque simplement de clairvoyance communicationnelle, certaines instances juives tendent de plus en plus le bâton pour les battre. 

Ainsi, concernant la propagande anti-israélienne, on ne voit nulle part les contre-feux dénonçant son exigence principale toujours voilée derrière celle demandant la moitié de Jérusalem, à savoir l'exigence des fameux "réfugiés" devenus au fil de l'eau 4 millions 500 000 pour l'OLP, 7 millions pour le Hamas et qui exigent de revenir en Israël même et non pas et en aucun cas dans le futur Etat dit palestinien.
Qui en parle ? Personne et certainement pas les responsables israéliens lorsqu'ils sont interviewés sur le gel actuel des négociations. Or, ce serait bien sûr cet argument là, ce seul argument même, qu'il faut sans cesse asséner à chaque interview dans chaque article, tribune, afin que le visage d'ange des dirigeants palestiniens et de leurs affidés occidentaux se fendent enfin du rictus nerveux de la bête. Car, enfin, et Bill Clinton l'a bien rappelé dans ses mémoires, ce fut, là, la pierre d'achoppement elle-même du second round des Accords d'Oslo. Le problème des constructions immobilières est en réalité secondaire sauf à Jérusalem pour les palestiniens car ils veulent à tout prix imposer, rappeler
leur présence de colonisateur victorieux sur le royaume juif ancestral alors que ce temps est désormais révolu. En relativisant cette exigence et en rappelant celle qu'ils cachent en réalité mais mettent sur la table toujours en dernier lieu, celle des réfugiés, il serait alors possible de les contrer.

Mais, au lieu de s'adonner à cette tâche, cruciale, une organisation comme l'Union des patrons juifs de France préfère non seulement organiser des rencontres artificielles avec des ennemis notoires d'Israël (comme Caroline Fourest), mais
congédier sur le champ leur propre webmaster,  et ce séance tenante le doigt sur la couture du pantalon, le sieur Menahem Mecina, parce qu'il aura inséré sur le site de l'UPJF un dessin humoristique (réponse à un dessin palestinien) qui n'a pas plu aux pitbulls de Marianne 2  qui recherchent incessamment, tels les monstres du Seigneur des anneaux, ceux aussi de l'Empereur dans la guerre des Etoiles, ou dans Matrix, toutes celles et tous ceux qui veulent vivre tranquillement sans être obligé de changer leurs moeurs pour faire plaisir à des gens qui veulent eux surtout ne rien changer, bien au contraire. Les pitbulls courent vite, ils ont des amis, (les ennemis de mes ennemis...) et forcent ainsi tout le monde à entrer dans ces sables mouvants mais pas émouvants du tout en hurlant le mot d'ordre suivant :
je vous somme de les accueillir au nom de nos principes et je vous somme de ne pas les obliger à changer au nom de leurs principes.
Le dessin en question voulait souligner ce paradoxe, ce qui n'a rien de raciste d'autant qu'il s'agit de se moquer d'une religion, l'islam, qui, à la différence de la religion juive ou chrétienne, revendique d'être une religion politique c'est-à-dire totale et donc également expansionniste ; du moins lorsqu'elle n'est pas occidentalisée c'est-à-dire lorsqu'elle ne se présente plus du tout gentiment avec tout ce qu'il faut de farine sur les pattes quand il s'agit de tirer la sonnette, mais plutôt à la façon de ce somalien armé d'une hache qui fut récemment téléporté dans l'appartement du dessinateur danois auteur du dessin de Mahomet avec une bombe sur la tête et qui est somme toute la représentation classique du djihadiste historique revenu au goût du jour, devenant même une chance pour certains luttant contre le capitalisme globalisé.
Mais observons ce dessin incriminé :


900156-1065952

Certains martiens (car il n'est pas possible de généraliser ici en considérant que ces martiens parlent au nom de tous les martiens on le voit d'ailleurs, ils ne sont pas nombreux) réagissent au fond comme certains saoudiens, iraniens, somaliens, soudanais, algériens, syriens, égyptiens, yéménites, pakistanais, qui ne veulent pas de chrétiens et de juifs sur leur sol (ni de joueurs de volley ball). Les pitbulls de Marianne 2 ont-ils été manifester devant les ambassades de ces pays pour exiger d'eux que les traditions chrétiennes et juives soient pleinement respectées dans ces pays ? Bien sûr que non ! car au nom d'une conception anthropocentrique de l'universel les pitbulls exigeront que l'on accepte ce que les mêmes refusent lorsqu'ils sont chez eux.
Mais pourquoi veulent-ils partir puisque l'islam a apporté la civilisation à une Europe barbare ? Venir chez nous, nous les martiens désormais ? Il n'est pas besoin d'y voir un complot dans leur venue, seulement d'y repérer que l'islam comme système politique (il est la base -qui se dit al keida- du droit dans ces pays) ne fonctionne pas pour le bien du plus grand nombre mais seulement d'une ploutocratie ; et comme également il fonctionne de façon centralisé et sans aucun contre pouvoir il suscite, comme tout autre régime politique inséré dans de telles conditions, corruption et tyrannie ; ce qui incite ses ouailles de voter avec leurs pieds.

Ainsi, c'est en refusant de critiquer l'islam dans sa réalité politique, et ce en ces pays mêmes, que les idiots utiles participent-ils en réalité à l'asservissement de millions de musulmans qui se savent aussi des êtres humains et donc veulent partir. Sauf que, arrivés sur place, au lieu de les voir en être humain, les pitbulls vont les mordiller aux mollets pour qu'ils rejoignent les "musulmans" considérés par eux comme une race à part : ainsi un nord africain est obligatoirement un musulman et même un arabe, ce qui est complètement faux, mais nos pitbulls récitent sans le savoir la leçon de ceux qui refusaient naguère l'assimilation en considérant que les indigènes ne pouvaient être comme eux et donc réagiraient en communauté si on leur donnerait le même droit de vote ; aujourd'hui on exigera qu'ils refusent l'intégration afin qu'ils restent "eux-mêmes" et on regardera avec suspicion toutes celles et ceux qui refusent l'étiquetage arabe musulman, on les traitera même d'islamophobes car il faut qu'il reste dans leur identité,  et ceci est avancé, comble de l'absurde par ceux-là même qui la refusent voire la vomissent puisqu'ils se veulent sans aucune patrie que leur propre volonté d'appartenance à cette race des seigneurs dont parlait Maurice Blanchot (le maître de Michel Foucault, Deleuze, Derrida...) celle des révolutionnaires professionnels excités de pouvoir un jour conquérir sans coup férir une France affaissée.

On le voit donc, les responsables de l'UPJF restent à mille coudées en dessous des enjeux. Alors qu'il s'agit d'être à hauteur de jeu puisque l'épreuve arrive, elle est déjà là. 

 
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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 09:57

Copie-de-venise-20030026.jpgAlors qu’il vient d’être fêté les vingt ans de la chute du mur de Berlin, nombre de ces « intellectuels» qui s’étaient réclamés sinon de ses maçons du moins de l’idéologie qui l’avait érigé ne se sont toujours guère penchés sur sa signification, encore moins sur son affaissement ; regardant même avec suspicion le contraire, tant ils préfèrent plutôt asséner leurs critiques les plus acerbes contre le régime politique démocratique évidemment imparfait et donc perfectible ; sauf qu’il ne s’agit pas de cela, ce n’est pas de leur ressort, bien au contraire ; ce qui pose évidemment problème lorsqu’il s’agit de raisonner en termes de cohésion politique et sociale.

En effet, leur prose est bien plus idéologique que littéraire et scientifique; par exemple un  Alain Badiou qui pense que nous sommes à nouveau sous Vichy ou un Emmanuel Todd qui à propos de Sarkozy se demande " si la stratégie de confrontation avec les pays musulmans – comme en Afghanistan ou sur l'Iran – n'est pas pour lui un élément du jeu intérieur. Peut-être que les relations entre les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis, c'est déjà pour lui de la politique extérieure ? On peut se poser la question…).

Ce déni de réalité, cette crasse ignorance qui s'étale néanmoins au grand jour avec toute une gouaille outrée se diffuse (en tant que gnose) dans les milieux scolaires, scientifiques, (du fait de la domination intellectuelle de la gauche marxiste et nihiliste depuis les années 1970) et aussi dans les milieux médiatiques du fait que ces derniers ne vivent que de théories sulfureuses et de polémiques susceptibles de créer de l'audience (et donc du profit). Il est vrai que le nouveau président de la République favorise, accélère son emprise en adoubant nombre de ces théories. Pourtant la prose de ce que l'on pourrait appeler la lumpen-intelligentsia  s’avère être plutôt un obstacle non quelconque envers non seulement toute analyse objective, mais également envers toute action politique prétendant précisément à la fois conserver la cohésion politique et sociale et à la fois en affiner les acquis, en particulier démocratiques et laïcs, et ce au-delà des oscillations ayant comme objet l’allocation des ressources dans le cadre d'une justice distributive tempérée (et non d'une logique qui est, elle, étatiste et en réalité inégalitaire puisqu'elle crée de l'assistanat et donc des trappes à pauvreté).

Cette toute puissance de la lumpen-intelligentsia n'est cependant pas nouvelle, depuis les sophistes dénoncés par Socrate ; elle s'est seulement amplifiée et suit en réalité la démocratisation des arts et des lettres, la création des Salons où l'esbroufe peut faire gagner un strapontin dans les ministères puis au gouvernement, tout un ensemble de facteurs (et l'abandon de l'éducation nationale et des divers instituts de recherche à l'idéologie n'en est pas des moindres) qui ont permis en réalité  la pénétration de la canaille dans les Lettres et en Politique.

Cette pénétration d'ignares et de bonimenteurs, en un mot de démagogues, s'accompagne d'une terreur intellectuelle qui maintient toujours le culte de la personnalité, tout en faisant en sorte que la confrontation des idées s’avère bannie au profit d’une cartellisation sectaire des diverses « chapelles » ayant en charge la nouvelle gnose et s’affichant on l'a dit dans les médias, mais aussi, ce qui est plus grave, jusque dans les commissions de fabrication des programmes scolaires et des cursus universitaires.

Loin par exemple de se demander quel est le sens de l’implosion des pays du socialisme réel, mais aussi des régimes dits progressistes (Algérie, Libye, Egypte, Guinée, Congo, Iran…),   ces « intellectuels » s’érigent de plus en plus comme spécialistes es science du régime démocratique. Comme si leur échec à penser le réel leur donnait une science infuse, ce qui est pour le moins étrange.

Ainsi, aucun des concepts avancés, (démocratie, domination, pouvoir, inégalité, conflit judéo-palestinien), n’est en réalité maîtrisé. Nous serions selon eux dans un État d’exception, un Empire, ou l’enfermement sui generis d’un champ de sécurisation fantasmatique ; en un mot, l’exacerbation, arrivée à stance, elle-même en elle-même et pour elle-même, des systèmes fascistes et nazis, stades suprêmes du libéralisme, comme l’analysait d’ailleurs déjà la IIIèmeInternationale stalinienne : c'est-à-dire l’emprise ou "domination" conjointe du "Capital" et de la "Technique" le tout devenu idéologie juridique mortifère mondialisant "l’exploitation et l’aliénation".

Face à cela, il y aurait "l’Idée", celle de « l’hypothèse communiste » d’un Badiou qui consiste à non seulement continuer à appréhender la politique comme étant la guerre continuée par d’autres moyens, mais à faire en sorte de créer les conditions d’une constitution hic et nunc d’un tremblement de sens, ou espaces surmultipliées de déterritorialisation, états dans l’État, fissures, rhizomes, alterislam, dispositifs, (trans), blacks blocs de «l’insurrection qui vient », dépouillement de soi jusqu'à effacer toute once d'identité non authentique, à l'instar de ce qui se passe en Bolivie ou au Venezuela où l'idée consiste à revenir à l'époque pré-colombienne afin d'éliminer jusqu'au souvenir la présence espagnole, oubliant que les empires aztèques, mayas, incas, n'étaient pas des plus "humanistes"….

En Europe il s'agira d'en finir avec le christianisme et la pensée du droit romain basée sur l'idée de liberté il faut (sollen) l'extirper pour en créer une sorte de néocannibalisme hyperfonctionnaliste où non seulement, comme à l'instar de ce cannibale allemand qui avait croulé sous les offres (plus de 400) lorsqu'il avait posté son annonce, il s'agirait de dévorer toute chair humaine issue de cette histoire, mais il sera aussi question de créer l'homme nouveau, Frankensteins faits des morceaux d'idées aux os sans aucune substantifique moelle sinon celle du prêt à penser et de la bio-écolo-technologie fabriquant l'homo cyber sans  sexe, sans territoire sans identité, théorie du sans, cent, sang (écrivait Derrida dans Parages : par rage, par la rage celle nécessaire pour tuer tout sens).

Le tout justifié toujours (du moins parce qu'il faut bien donner le change quand on diffuse de la fausse monnaie) par l’idée en surplomb que le conflit, son inégalité, son injustice, sa domination, son exploitation, ne sont pas les produits structurels de toute formation sociale que les forces en son sein cherchent précisément à conjurer et à dépasser dans des formes nouvelles comme l’analysait Hegel (si mal compris, telle l’analyse tronquée de sa dialectique du maître et de l’esclave), et comme le montre également l’anthropologie non orientée, puisque ces éléments permanents du conflit humain (Polemos) seraient selon ces «intellectuels » post-marxistes (et néoléninistes) l’unique résultat d’un unique facteur celui de la possession, occidentale qui plus est, en ce que la « raison serait plus folle que la folie » énonçait Derrida lorsqu’il chercha à rectifier Foucault sur ce point. Ce serait celle-ci qui fomenterait les troubles,  tel ce péché qu’il s’agirait de confesser à tout prix en des autocritiques salvatrices comme au temps de la Révolution Culturelle (même s’il s’agit de s'adonner secrètement dans les salons, bienveillants, à la même schize puisque, si l’on suit Deleuze, ce serait la même, -celle du rapport qui détermine- et c’est elle, cette césure, qui fait jouir comme l’avait indiqué Lyotard).

Par contre, l’idée, comme le concevait Weber, de dissocier soif d’acquérir et esprit du capitalisme reste une hérésie, car celui-ci, loin d’être ce progrès historique que Marx décelait tout de même, doit être (sollen) perçu comme étant la source même du mal qui pourrit non seulement l’humain, en particulier vivant au «Sud » (sa violence par exemple n’étant, toujours, qu’une réaction aux souffrances infligées par le « Nord » y compris, voire surtout, les violences islamistes, mais aussi la Terre qu’il s’agit dorénavant de sauver coûte que coûte (y compris en renouant avec le mathusianisme ou la grève du "troisième enfant"), en son nom, et toujours sous le drapeau de la Science, cet autre nom de toute façon du socialisme ou justement l’État en voie de dépérissement i.e ayant imprégné le tissu social jusqu’à en être la maille.

  Ces « intellectuels » -d’un rang sémiotique bien moindre cependant que les Bourdieu, Derrida, Foucault Deleuze (eux-mêmes -caractérisés par nos soins de nihilistes antirationalistes, mais étant déjà d’un rang sémiotique bien abyssal comparé au riche contenu d’un Husserl, Bergson, Hegel, Descartes, ne parlons pas d’Aristote ou de Kant) –ces idéologues ou démagogues composent ainsi la nouvelle lumpen intelligentsia, tels les Alain Badiou,  Gorgio Agamben, Daniel Bensaïd, Daniel Lindenberg, Didier Bigo, Laurent Bonelli, Vincent Geisser, Caroline Fourest, Esther Benbassa, Emmanuel Todd… en ce que leur prose non seulement relève de la gnose, mais de la falsification et du mensonge sous des couverts bien sûr séduisants parsemés d’une érudition de pacotille.

L'introduction de la canaille en lettres mais aussi en politique n'est pas nouvelle. On l'a dit. Songeons  également aux Enragés, aux S.A nazis, à la clique de la veuve Mao (dont Badiou fut un fervent défenseur).  Son règne s'amplifie depuis que les politiciens étatistes l'utilisent comme condiments et que la haute intelligentsia préfère, comme lorsque Byzance, assiégée, brûlait, discuter sur le sexe des anges.

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 01:27

rhino.jpgC'est-à-dire la phobie contre la liberté, la laïcité, l'universel, l'égalité des droits. Les "identitéphobes", ou non identitaires, conduits par SOS Racisme qui vient de lancer une pétition contre la rotation de la terre, se rebiffent de plus en plus en exigeant la dissolution non seulement du peuple mais aussi du débat et de l'identité elle-même. Ainsi ce n'est plus à l'individu (étranger ou non) de s'intégrer mais à la France de se transformer  en fonction des "choix" de chacun, et ne pas le faire serait liberticide, fasciste, raciste. Caroline Fourest voit par exemple la "montée de l'extrême droite" avec les musulmans comme cibles. Alain Badiou aussi. Pour eux, ce n'est pas l'antisémitisme qui monte, les récents chiffres  en montrant la hausse sont exagérés, disproportionnés, puisque c'est l'islamophobie qui a le vent en poupe, voyez le nombre de mosquées, de magasins tenus par des musulmans attaqués sans arrêt nous sommes en pleines années 30, mais oui ! Tahar Ben Jalloun en est sûr, il vient même d'écrire une tribune là dessus, des rixes anti-musulmanes pullulent partout, des milliers d'incidents,  mais vous n'êtes pas au courant  évidemment car les médias sont aux ordres mais oui (comme pour le 11 septembre)  et ce sont "eux" qui les tiennent.

Et face à cette montée fasciste, il faudra opposer un seul mot d'ordre : acceptez ! changez ! transformez-vous ! mais jusqu'où ? peu importe puisque cela ne concerne que vous, pas les autres non surtout pas, les obliger à changer serait les blesser ; en gros toutes les cultures ont le droit de rester les mêmes, sauf la culture française… Or, si toutes les cultures ont autant de droits, si elles sont reconnues en tant que telles, on ne voit pas pourquoi elles se gêneraient à croître tant qu'aucun obstacle ne les en empêche. Le refus est blessant, il ne faut surtout froisser personne car le traumatisme crée des névroses donc des pulsions, des rixes, voilà pourquoi les conducteurs du RER A sont attaqués, les conducteurs de bus, les pompiers, médecins, parce qu'ils froissent, inquiètent, exigent des choses qui prouvent qu'ils ne sont pas assez intégrés à la culture "lieuban".

De plus pourquoi tant de bruit à propos de l'islam et ses nombreuses exigences (travail, santé, récemment) puisqu'il fait partie des Lumières selon Daniel Lindenberg. Vous en doutez?  Mais n'a-t-il déjà pas permis le retour d'Aristote ? L'Europe était dans l'obscurantisme. Et l'islam est arrivé, sans se presser, et l'a sauvé, en oubliant  même de le faire pour lui-même, ou, plutôt l'action conjointe des "dominants" locaux, des Croisades puis de la colonisation a empêché que l'islam puisse diriger cette lumière vers lui-même. Mais oui ! (2+2=5 don't forget).

D'où la nécessité de lui donner toute sa place en Europe puisqu'il l'a en quelque sorte sauvé, nourri, blanchi, soigné même, ce que tendent de masquer les racistes : CQFD.  Qu'il agisse comme les autres et veuillent s'étendre n'est pas un problème puisqu'il veut dire paix son nom l'indique, pourquoi dans ce cas avoir peur avec un débat qui divise au lieu de rassembler ? 

Les autres pays dominés par l'islam ne brillent certes pas de mille feux, mais c'est  bien parce qu'ils ne pratiquent pas le "true" islam, tout comme les russes, chinois, vietnamiens, africains etc n'ont pas appliqué le "true" communisme. Seule la France pourrait démontrer que cela marche, pour l'un comme pour l'autre, pour les deux si c'est possible. Aussi le débat sur la burqua, les minarets doit être (sollen) considéré comme irréel injuste raciste puisque l'islam ce n'est pas autre chose que les Lumières en réalité, et ce d'autant plus qu'il permet bien mieux que le communisme de proposer des solutions de décroissance et de règle commune, bref de créer une société où la frivolité n'aurait plus sa place : vêtements, voitures conduites par des femmes seules, (double hérésie), alcool, cinéma, pubs, (l'image est impure par définition), tout cela peut être balayé. Si on le veut. Bientôt. Cohn Bendit, Ramadan, même combat, surtout si celui-ci appelle à un moratoire sur  le bannissement de l'homosexualité. Ce qui est possible. L'appel ne coûte rien, il suffit d'appeler : " j'appelle à un moratoire", voilà, c'est fait : faire c'est dire. Tout le reste n'est que suspicion, obscurantisme. Il faut donc que le climat change. Celui des humeurs humaines. Pas l'autre non le climat naturel lui doit rester le même. Durable. L'identité française, elle ? Une carte c'est tout. A changer tous les dix ans.

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 11:04
 Qu’Air France, France Telecom fassent des bénéfices et donc  payent des impôts et donc renflouent les caisses de la Collectivité alors qu’ils en perdaient lorsqu’ils étaient en situation de monopole (situation qui explique encore leur piètre politique actuelle en ressources humaines) ce côté positif n’effleure évidemment pas nos néocommunistes soucieux de faire passer par la bande leur programme fondamental : celui de faire payer les riches puis les moins riches avant de les éliminer pour se mettre à leur place comme cela s’est réalisé en Russie (jusqu’aux paysans moyens), en Chine, au Vietnam, dans tous les pays de l’Est, dans tous les pays du Tiers Monde dominés par l’idéologie national islamique et/ou tribal/communiste, avec les résultats que l’on sait : accroissement de la misère sur la durée, perte des libertés fondamentales, y compris syndicales, constitution d’une nouvelle élite tyrannique, avec comme paravents quelques fenêtres positives qui auraient été de toute façon façonnées sans eux comme l’instruction publique et la santé gratuite pour les plus démunis. 

Mais qu’un tel rappel de bon sens ne soit pas à l’ordre du jour dans la politique de communication du gouvernement et des partis modérés en dit long sur le degré de décomposition, d’insalubrité du débat politique en France où il est soudain devenu plus opportun pour eux de se positionner par rapport à l’écologie et son économie verte qu’en rappelant l’idée toute simple que la situation de monopole, qu’elle soit privée ou publique, empêche l’esprit d’innovation à même, lorsqu’il est bien accompagné par la Collectivité, de proposer des solutions alternatives aux problèmes de l’heure. Une anecdote sur ce point : on peut remarquer souvent que des rues sont éventrées à plusieurs reprises pour installer successivement des nouveaux tuyaux d’évacuation, de gaz, de télécommunications, etc ; or, au lieu de se concerter afin qu’il n’y ait qu’un seul trou de fait et que les diverses équipes travaillent en alternance, chaque service, public, (ou récemment privés comme GDF et France télécom) ouvre, fait son installation, referme, puis deux jours après rebelote pour un autre service, ce qui engendre encombrements, embouteillages, difficultés de tous ordres…

Ce manque de concertation vient en réalité illustrer le degré zéro de l’esprit public en France où contrairement à ce qu’il est prétendu, l’on préfère croire que défendre des avantages reste synonyme à soulager la peine des populations… Mais il est vrai que le gouvernement actuel, césariste, centralisateur, opportuniste, ne fait rien pour démontrer que l’autonomie, la liberté, peuvent être des chances pour développer une prospérité soucieuse de qualité de vie et du bien vivre ensemble, on l’a bien vu dans sa mauvaise réforme des Universités, dans son refus de réformer les charges sociales, par exemple en supprimant le monopole de la Sécurité Sociale, tout en faisant en sorte que les soins lourds restent mutualisés.

En fait, au lieu d’opposer solidarité et liberté, il serait possible de les articuler, par exemple en constituant un Fonds Commun de Solidarité (FCS) à même de capitaliser des moyens financiers pour accompagner la modernisation en terme de formation, bourses, infrastructures diverses et ce avec un moyen simple : l’investissement dans une sécurité sociale de votre choix peut être défalqué de votre impôt et reversé à ce Fonds qui, bien géré, (sous contrôle de la Cour des Comptes plutôt que du Conseil d’Etat), pourrait permettre que la France puisse enfin se débarrasser de toutes ces piques et sangsues qui la saignent alors qu’elle pourrait aller de l’avant pour le bonheur du plus grand nombre. Voilà ce qu’une politique néomoderne signifie. Il serait temps de la mettre en application. Ce qui reste un voeu pieux tant l’on voit bien qu’aucune alternative réelle aux discours néo-bonapartistes et néo-communistes n’apparaît pour le moment à l’horizon.

 

 
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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 23:54

Des exigences requérant une régulation supérieure et multiforme des pouvoirs privés et publics apparaissent, au demeurant conformes à la jurisprudence de l’État de Droit, surtout en cette période connaissant un excès spéculatif non quelconque. Sauf que, à y regarder de plus près, n’y a-t-il pas aussi, là, l’indice paradoxal d’une étatisation et d’une approche affairiste de ce même État de Droit ?

N’y a-t-il pas eu en effet dans la crise dite des subprimes une volonté à la fois étatiste et affairiste de fermer les yeux sur la solvabilité de certaines demandes afin de stimuler artificiellement une croissance par ailleurs modélisée i.e. arc-boutée sur des anticipations mal maîtrisées de l’innovation financière ? Et cette dernière n’a-t-elle pas été encouragée par la pression simultanée des fonds de pension, de la dette publique, et des managers soucieux de maintenir un cash flow mis cependant à mal par la hausse continue des coûts ? Ce n’est pas le seul exemple.

Ainsi, pour se restreindre au cas français, le déficit d’initiative (et au fond de définition) del’État de Droit explique sans doute pourquoi l’impératif de la formation n’est toujours pas rendu si aisément accessible aux salariés, en particulier ceux dont les emplois sont à terme automatisables ou à faible valeur ajoutée : l’étatisme (de tous bords) avec son clientélisme invétéré lui préfère en effet les augmentations artificielles du SMIC qui fixent au contraire les salariés dans ces emplois et fragilisent en même temps toute la hiérarchie des bas salaires, sans parler de l’augmentation des charges pour les PME, (ce qui fait d’ailleurs qu’atteint un certain niveau de chiffre d’affaires ces entreprises freinent leur activité, par exemple dans la restauration). Soulignons aussi la contradiction entre le fait de donner l’autonomie aux universités tout en leur imposant une réorganisation immédiate entre recherche et enseignement, (parce qu’il s’agit en réalité de soulager le déficit public), via cependant une très mince période relais (étendue désormais à deux ans en mars 2009, mais ce après plusieurs mois d’agitation) ; sans parler de cette fausse opposition entre littérature (La princesse de Clèves, le grec ancien) et masters pro alors qu’une péréquation peut fort bien permettre que les formations à haute valeur ajoutée payent les formations à haute valeur symbolique qui ajoutent au prestige et au rayonnement comme c’est le cas semble-t-il à Oxford, Princeton, Yale, Harvard, et… Polytechnique.

Un autre exemple ? Le poids des charges sociales sur les petites et moyennes entreprises (on l’a déjà indiqué plus haut) et aussi sur les entreprises en prise avec la concurrence mondiale a non seulement accentué la financiarisation des coûts, afin, certes, d’y pallier, mais aussi en vue d’échapper à la nécessaire modernisation des conditions de production, ce qui, en retour, ralenti les demandes de sous-traitance et encourage de plus en plus certaines délocalisations. Or, une ouverture, régulée, de la protection sociale à la concurrence, tout en étant élargie, à la façon des intermittents du spectacle, via la mutualisation des coûts propres aux soins lourds (mutualisation qui permettrait aussi la constitution de plates-formes assurantielles communes à l’international comme pour l’industrie automobile), cette réforme pourrait simultanément en faire baisser le coût et augmenter le pouvoir d’achat des plus modestes(1) ; de même, les aides à l’industrie automobile n’ont pas été soumises à l’impératif des innovations technologiques économes d’énergie et aux efforts de formation polyvalente, mais à la seule persistance coûte que coûte d’emplois ; or, un tel impératif aurait exprimé la fonction réellement régalienne ou précisément l’État de Droit perçu au sens aristotélicien depolitie(2) Sauf que son effectivité a toujours été étatiste en France avec ce caractère hautain faisant office d’honneur aristocratique que personnifia bien plus le césarisme napoléonien que le colbertisme de Louis XIV et qui s’appuie sur son frère ennemi, apparent, l’affairisme, (si bien décrit par Marx dans Les luttes de classes en France (3) malgré son côté réducteur qui lie ce que Weber appelait justement la soif d’acquérir (4) au capitalisme alors que cette soif vient de bien plus loin (5)), car il faut bien financer une dette de plus en plus colossale.

Un affairisme soutenu en partie par ces libéraux libertaires dits libertariens (6). En effet pour ceux-ci la sanction des tricheurs s’effectuerait mécaniquement par le couperet indolore du marché, alors que pour les néoléninistes (le NPA par exemple) il suffirait mécaniquement (et violemment il est vrai) de supprimer la propriété pour en finir une fois pour toutes avec le capitalisme.

Ce double aspect mécanique, (à ne pas mettre sur le même plan cependant : les libertariens n’ont pas plusieurs dizaines de millions de crimes sur la conscience à la différence des ancêtres du NPA, amnésique en la matière (7)), est partagé par les étatistes.

Il s’agit en effet pour eux de substituer à la responsabilité individuelle la prise en charge sinon totale du moins progressive (i.e. progressiste) de l’effort d’être puisque, selon les divers républicanismes (8) en vogue, la dite volonté générale incarnée en l’État serait supposée plus instruite, plus éclairée, et donc plus logique que la raison individuelle, celle de ce sens commun (9) si conservateur, réactionnaire, si déprécié par l’élitisme intellectuel et politique à la fois étatiste, sous couvert de républicanisme, et en même temps féru de ce relativisme bon ton qui expose de façon conventionnelle le devoir être, i.e. confondant relativité formelle des comportements selon les traditions (qui se renouvellent par ailleurs) et nécessité morphologique de la loi morale qui permet précisément que la diversité ne soit pas opposée à l’unité. (10)

Pourtant, au niveau sociétal, l’étatisme au pouvoir s’appuie, dans les faits, sur ce relativisme (ou « postmodernisme ») répandu dans les médias et la culture depuis 1968 parce que ce dernier a réussi à faire accroire qu’il incarnait l’esprit mutationnel des années 60 (11) enclin au mondialisme du brassage culturel de l’universalisation des droits dits « humains », (libération de la femme oblige), et de toutes les « différences » ; or, le relativisme en est plutôt le versant nihiliste et négativiste (12), tandis que certains de ses avatars veulent utiliser cette nouvelle énergie pour ressourcer en sous-main l’Idée léniniste (13) de la destruction de l’État de Droit et non pas seulement de l’État en tant qu’outil, projet par exemple toujours d’actualité pour MM. Badiou et Besancenot. (14) L’étatisme d’aujourd’hui n’a cependant que faire de telles subtilités : il parle de puissance à puissance (15), ce qui n’est guère étonnant depuis Machiavel et Hobbes. Certes, l’étatisme et le relativisme sont en désaccord sur le rôle, voire même la nécessité, en soi, de l’État de droit, mais préservent ce point commun de partager l’idée abstraite du primat du logicisme sur la jungle des intérêts modelant les passions humaines (16)i.e. du primat de l’Idée telle qu’elle doit décliner comme (le) réel, quand bien même ne renverrait-elle précisément qu’à une cité de papiercomme le reprochait déjà Aristote à Platon.

*

Ainsi, affairistes libertariens, néo-léninistes postmodernes, étatistes césaristes, bien qu’en désaccord, bien sûr, sur le rôle de l’État de Droit, prônent que la déresponsabilisation morale individuelle prise en charge par le droit privé pour les libertariens, par le droit public pour les étatistes et le « droit » révolutionnaire pour les néo-léninistes, se doit d’être quasi absolue i.e.régie soit par le juridisme permanent, soit par le principe de précaution et le retour de la sanction en particulier envers la jeunesse en rupture de ban ; ce qui déplaît cependant au néoléninisme qui en a fait l’essentiel de sa base sociale avec l’agit prop permanente dans les lycées et universités, (agit prop qui se nourrit évidemment des erreurs de gestion de l’étatisme comme on le voit ces derniers temps). Sauf que l’étatisation des mœurs (qui fait suite à l’étatisation de la protection sociale au grand dam d’ailleurs des syndicats réformistes comme F.O), révèle une confusion des genres entre un nécessaire Service public qui mettrait en bien commun (common wealth…) des moyens indispensables au vivre ensemble, (ne serait-ce d’ailleurs par là une définition dynamique de l’État de droit (17)), et cette gestion étatiste de son administration au sens où elle centralise par le haut ce qu’elle déconcentre par le bas en multipliant interdits et caporalisation ; d’autant que la gestion du Bien Communpeut être pensée autrement, du moins si l’on ne veut ni de cette étatisation de l’État de droitni de sa privatisation affairiste militant contre toute régulation, et ce afin que les libertés de penser, d’entreprendre et de se comporter permettent réellement l’accès à la bonne vie du plus grand nombre, (tout en évitant la dictature de la majorité). (18)

En effet, l’on peut fort bien considérer que tel service public puisse être rendu par une structure privée à partir du moment où le cahier des charges propre à tel ou tel droit serait respecté comme le font l’enseignement privé et certaines entreprises travaillant pour le compte de la santé publique et de la défense. Sauf que l’on est aujourd’hui bien loin du compte : la crise financière de l’été 2008 n’aurait-il pas démontré, clame le « on », la « faillite du libéralisme » ? Pourtant, c’est bien l’excès d’interventionnisme étatiste, articulé aux conservatismes corporatistes et affairistes, qui en ont été les initiateurs.

Sauf que ce dernier est confondu avec « le » libéralisme, (comme s’il n’y avait d’ailleurs qu’une seule conception du socialisme…), ce qui donne désormais des ailes aux républicanismes, jacobins, néo-césaristes, qui, munis de cette fausse analyse quant aux impérities du « marché », multiplient les appels aux restrictions des libertés allant de la vitesse automobile aux open bar en passant par une lecture restrictive du principe de précaution ; l’on accentue en réalité sous un couvert paternaliste (celui de l’État nounou pour paraphraser le titre d’un récent essai) la dérive morale et politique de l’État de droitsubstituant dorénavant et principalement la sanction à l’éducation morale et politique du citoyen, elle-même confiée comble de l’absurde au relativisme, tandis que seul émerge l’interdiction de ce qu’il ne faut pas faire, ou droit négatif, ce qui n’est d’ailleurs pas pour déplaire à certains libertariens… Autrement dit, le droit positif ou la loi n’est pas établie en vue de désigner la sanction comme dernier recours, mais de restreindre encore plus les conditions de possibilité de sa compréhension en tant que respect de la loi morale ou la nécessité, morphologique, du bien vivre ensemble et non pas seulement une nécessité conventionnaliste (19) ; d’où d’ailleurs l’ascension informelle du comportement dit altermondialiste associant, lui, morale et politique en prônant par exemple frugalité, relativisme communautariste, et désobéissance civile.

La surmultiplication d’interdits compense en réalité un manque effectif de persuasion afin que le comportement individuel puisse en effet se policer. Or, le problème n’est pas tant de phraser sur le primat de l’œuf ou de la poule, et donc d’opposer répression et prévention, ou, moins trivialement, de se demander si l’éducation le raisonnement et de bonnes conditions de vie suffisent pour limiter le débordement des passions humaines, l’un des problèmes en la matière consiste, semble-t-il, en ce que l’enseignement de la maîtrise de soi, (en pleine techno-urbanité avivant contradictoirement narcissisme et désir de lien social au sein d’une complexification des relations humaines au canevas moins calqué sur les seules traditions), se cantonne au seul rappel des droits fondamentaux ; ce qui revient seulement, répétons-le, à indiquer formellement les interdits, au lieu d’expliquer leur nécessité dans tous les actes des travaux et des jours, i.e. le fait de poser aussi  la question du qualitatif, autrement dit y compris dans les relations humaines ou, précisément, les mœurs. D’ailleurs, cette recherche du qualitatif ou développement (et non plus seulement déploiement (20)) est pourtant devenue une praxis que l’on semble de plus en plus exiger dans les domaines environnementaux et économiques ; du moins lorsque ces champs ne basculent pas eux aussi dans le giron de l’idéologie. Seulement, là non plus, rien ou si peu n’a été fait dans le domaine de l’éducation, l’entreprise est souvent diabolisée, et la lutte contre la pollution, les déchets, le gaspillage se cantonne à une prise de conscience abstraite de l’influence négative à terme du CO2 sur les gaz à effet de serre. (21) L’étatisation pense certes y remédier avec l’idéologie du principe de précaution et donc l’emploi de la sanction puisque visiblement la persuasion via les centaines de tonnes de papier informatif n’arrive pas à équilibrer le binôme prévention/répression.

Ainsi, la sanction joue désormais seule le rôle dynamique. Mais est-ce si étonnant ? La prévention a été réduite au seul rappel à l’ordre, celui de la seule convention on l’a dit, confondant consensus institutionnel et éducation ; par exemple cette charte contre l’obésité, nécessaire, mais non suffisante pour éviter que les enfants-rois soient livrés à eux-mêmes des heures durant sur les canapés ; d’où d’ailleurs la réaction inverse visant à envoyer les plus récalcitrants dans des camps de redressement nouveau genre ou encore de les dresser dans des rites religieux contraignants. Et que penser de ces nombreux témoignages faisant état d’effets mimétiques parmi ces bandes d’ados qui se forcent mutuellement à atteindre ledelirium tremens à quatorze ans ? Croit-on qu’une interdiction de la vente d’alcool doublée d’un rappel hygiénique sur papier glacé ou support numérique suffiront pour redresser la barre d’une certaine jeunesse ? Celle-ci imite au fond la dérive comportementale portée au pinacle par ces médias investis de relativisme et pour qui la stabilité familiale et affective font office de dangereux indices réactionnaires alors que les spécialistes indiquent leur nécessitémorphologique et non pas seulement conventionnelle pour l’équilibre psychique.

Le propos ici n’est pas de conjecturer sur les raisons plus financières qu’éthiques de telles sanctions tel que le poids comptable des accidents divers de santé pour l’étatisation de la protection sociale ; ni même de mettre l’accent sur cette mue formaliste et paradoxale de certains pionniers illuminés des années 60 aujourd’hui au pouvoir et qui se sont transformés en partisans transis d’entraves juridiques multiples ; il s’agira seulement d’observer que souvent le comportement de certains jeunes qui susciterait une telle sanction/substitution s’avère être plutôt l’indice de cette relativisation de plus en plus précoce des repères moraux permettant la construction de la bonne vie au profit d’une réduction de la vie mentale à une partie de son matériau physiologique comme l’excitation, le plaisir permanent, la rêverie perpétuelle ; or, ceci a un coût, déjà psychique, comme celui d’émousser l’ardeur au quotidien de l’avoir pour l’apparence de l’être ou, plus strictement dit, au profit de cette parfaite forme éphémère qui fait la fortune des magazines féminins et des crédits à la consommation.

Et voilà précisément le dilemme : malgré les apparences du contraire, nous assistons à une crise de l’État de droit que l’on croit résoudre par son étatisation ou sa réduction judiciarisée.

Pourtant, il ne semble pas que l’on résolve un comportement, comme un conflit (intime par exemple), en assénant qu’il suffirait d’en trouver « la » cause, toujours par ailleurs extérieure, pour en finir, surtout définitivement. Ainsi, lorsque The Economist fait sa une(22) pour mettre en doute la guerre contre la drogue, on voit bien que le problème est autrement plus complexe qu’une question de sanctions, car ce qui est en jeu c’est précisément le pourquoi de cette demande croissante et de plus en plus précoce en sensations fortes.

Les interdits actuels à l’encontre du tabac, de la vitesse, de l’alcool, de la drogue, du téléchargement sur Internet, semblent être pavés de bonnes intentions et peuvent être justifiés, du moins pour une part, car la limitation de vitesse sur autoroute par exemple ne s’explique guère, surtout lorsque l’on sait que la fatigue et l’alcool sont les principaux facteurs d’accidents. De plus, l’explication qui est donnée s’agissant de comportements qui n’engagent pas la vie d’autrui, comme la drogue, l’alcool, le tabac (du moins hors lieu clos) s’interdit non seulement d’indiquer pourquoi il faut préserver la vie, mais ne brosse pas d’alternatives qui pourraient suppléer ou permettre sans danger ces états de conscience tant recherchés ; certes, cette retenue peut se comprendre dans le cadre de cette « neutralité de réserve » tant vantée, sauf qu’elle s’apparente là aussi à de la liberté négative : celle qui indique la sentence mais plus guère la bonne vie, alors qu’il est pourtant question de bonnegouvernance par ailleurs.

Avec l’étatisation de l’État de Droit et l’affairisme qui cherche à le limiter au maximum, le dit lien social est réduit au plus petit dénominateur commun, celui certes de la citoyenneté du vivre ensemble, mais restreint à ce qui le révèle, à savoir son seul aspect légal, i.e « libéré » des obligations de la légitimité, que le juridique ad hoc serait seul cependant à habiter ; par exemple, la peine de mort sera abolie et les sentences dites sur un ton sans culpabilité ; mais la responsabilité morale est de plus en plus évacuée ; sauf sur certains points qui deviennent les nouvelles normes à prétention universelle, mais ce au sens uniquement conventionnel et non pas également morphologique, d’où la porte ouverte à l’arbitraire idéologique qui écarte et classe de façon strictement binaire : réactionnaire ou progressiste. Par exemple, l’on affichera dans les dépliants expliquant le sida toutes sortes de positions et de rapports en posant comme convention qu’il est certes possible de passer de sexe en sexe, mais que la restriction consensuelle à atteindre comme agir communicationnel sera la convention de se protéger, faisant ainsi mine là de se retrancher derrière une neutralité axiologique alors qu’est « vendue » ou du moins transmise, en même temps, l’idée (queer) d’une indifférenciation de la question sexuelle posée comme pure construction ou convention ; sauf que rien ne démontre par exemple qu’un homosexuel se métamorphose en hétérosexuel par convention (et les bi ou trans ne font pas une majorité) alors que l’inverse s’avère être de plus en plus souvent posé en symbole de progrès par la Vulgate (23) ; d’ailleurs, poser la question devient de plus en plus suspect, (à la façon de la critique du communisme, montrée du doigt dans les « livres noirs » sur le « capitalisme ») ; or, un tel relativisme dans son exigence paradoxalement absolutiste a non seulement armé le nihilisme moral, et, par ricochet, l’affairisme de la soif d’acquérir, mais, également, a donné des arguments aux tenants d’un conservatisme intégriste intolérant qui étiquette de consumériste, impérialiste, post-colonialiste, raciste, toute nouvelle tradition et surtout toute cette universalisation laïque des valeurs qui prône la bonne gouvernance i.e la séparation non pas seulement conventionnelle, mais aussi morphologique des pouvoirs, au sens d’une constitution nécessaire pour le vivre ensemble, celle précisément de l’État de Droit.

Mais comment éviter que l’étatisme, le néo-léninisme, l’affairisme, l’intégrisme, continuent à s’acharner ainsi sur ce dernier ? En approfondissant semble-t-il la pertinence de son socle visant non pas à promettre l’impossible tel qu’émanciper l’Humanité de la souffrance, voire de la mort à terme, mais d’affiner déjà sa présence dans l’instance de tous les instants : quand chacun de ses membres s’y saisirait aussi comme stance ; ce qui, concrètement, signifierait de ne plus seulement aborder l’humain dans le cadre du paradigme organique des sciences de la matière, mais aussi dans celui du paradigme intentionnel qui analyse l’organisation mentale dans ses rétroactions avec son substrat physique. Ceci aurait par exemple pour conséquence de comprendre pourquoi les compensations existentielles se font si précoces et pressantes via des produits si instables, et donc de prendre en compte que les études de médecine ne seraient plus possibles sans des études psychologiques, ou encore que l’instruction civique implique aussi de comprendre ce que se représenter autrui veut dire ; peut-être faudrait-il introduire de la philosophie de la psychologie, de la sociologie non pas en lieu et place de la littérature mais à ses côtés ? Est-ce à l’État de Droit de s’occuper de cela ? Certainement, du moins lorsqu’il se vise aussi comme Service public.

Quant à l’économique et au politique, disons que les bouleversements qui s’annoncent vont de plus en plus mettre en avant respectivement la question de la formation et de la participation aux instances de management, et la question du renforcement de ce sentiment d’appartenance qui fonde le serment citoyen ; ce qui peut impliquer de repenser les fonctions des institutions en France comme le Sénat et l’Assemblée Nationale afin qu’elles redeviennent plus au cœur des palpitations démocratiques au lieu de les abandonner à l’idéologie et à la rumeur. Ainsi, le Sénat peut-il mieux coordonner l’action des Régions, des Départements et des Communes en les incitant aussi à s’intéresser à l’Unité France en leur confiant des missions qui la renforcerait, tandis que l’Assemblée se chargerait plutôt de l’Europe et de l’International.

Réfléchir ainsi ne signifie pas vouloir étatiser ou judiciariser l’État de Droit, mais lui permettre de jouer enfin tout son rôle, celui de bien gouverner dans l’intérêt du plus grand nombre comme des plus méritants, i.e. ces parties morphologiquement complémentaires malgré et grâce au conflit qui aiguise chaque peuple, du moins si celui-ci cherche à perdurer comme celui-là.

 

*****************

 

(1) http://www.salairecomplet.com/

(2) Jean Baechler en a renouvelé le concept dans de nombreux ouvrages, dont démocraties, Paris, éditions Calmann-Lévy, 1985.

(3) Paris, éditions La Table Ronde, 2001, p.24 : la défaite de juin 1848.

(4) L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme, Paris, Plon, 1964, pp. 14-15, et aussi note 1 pp.15-16. « (…) La « soif d’acquérir », la « recherche du profit », de l’argent, de la plus grande quantité d’argent possible, n’ont en eux-mêmes rien à voir avec le capitalisme. Garçons de cafés, médecins, cochers, artistes, cocottes, fonctionnaires vénaux, soldats, voleurs, croisés, piliers de tripots, mendiants, tous peuvent être possédés de cette même soif - comme ont pu l’être ou l’ont été des gens de conditions variées à toutes les époques et en tous lieux - partout où existent ou ont existé d’une façon quelconque les conditions objectives de cet état de choses. Dans les manuels d’histoire de la civilisation à l’usage des classes enfantines, on devrait enseigner à renoncer à cette image naïve. L’avidité d’un gain sans limites n’implique en rien le capitalisme, bien moins encore son « esprit ». (…). (Ce) qui fait le caractère spécifique du capitalisme - du moins de mon point de vue - (c’est) l’organisation rationnelle du travail (…) ».

(5) Oulahbib, Nature et politique, Paris, éditions l’Harmattan, 2008.

(6) Terme bien plus précis que celui de néolibéralisme parce le courant libertarien a toujours été en butte avec les autres tendances libérales qui ont toujours refusé par exemple sa conception étriquée de l’État de droit, allant jusqu’à la privatisation de l’instance juridictionnelle supposée punir les tricheurs, par exemple Bertrand Lemennicierhttp://lemennicier.bwm-mediasoft.com/displayArticle.php?articleId=114 On a vu aussi avec le cas anglais et californien (rail anglais et Enron) que privatiser l’instance de régulation était tout sauf la bonne solution pour préserver l’équité de traitement.

(7) Récemment, M. Besancenot clamait qu’il n’avait aucun cadavre dans le placard, oubliant la responsabilité de Trotski dans la répression sanglante des années 17-20, et celle de son propre mouvement lorsqu’il soutint les Khmers rouges, sans oublier tout récemment Mugabe au Zimbabwe.

(8) Alain Renaut, Républicanisme ou libéralisme, intervention, 2006 : http://pedagogie.ac-amiens.fr/philosophie/PAF/renaut-republicanisme.htm

(9) Raymond Boudon en a réhabilité la signification dans Renouveler la démocratie, Paris, éditions Odile Jacob, 2006.

(10) Voir sur ce point les propos de Christian Saint-Etienne, L’ambition de la liberté, Paris, éditions Economica, 1998, pp.63-et64, ainsi que ceux de Daniel J. Mahoney Alexandre Soljénitsyne, (avant-propos d’Alain Besançon), Paris, éditions Fayard/Commentaire, 2008, pp.70-71.

(11) Oulahbib, La philosophie cannibale, Paris, éditions La Table Ronde, 2006.

(12) Oulahbib, Éthique et épistémologie du nihilisme, Paris, éditions l’Harmattan, 2002.

(13) Cahiers philosophiques, traduction française Institut du marxisme-léninisme auprès du C. C. du P.C.U.S, Paris, Éditions Sociales, 1973, p. 159 : « (…) Le Begriff n’est pas encore la notion la plus haute ; encore plus haut est l’Idée = unité du Begriff et du réel (…) ». 

(14) Dans l’État et la Révolution, (Polémique avec les anarchistes. Paris, éditions sociales, 1946, p 59), Lénine souligne qu’il ne diffère pas des anarchistes dans le but à atteindre, mais dans les moyens d’y parvenir : « Nous ne sommes aucunement en désaccord avec les anarchistes quant à l’abolition de l’État comme but ».

(15) Observons aussi dans cette culture relativiste une communauté de vues entre l’anarchisme de la Représentation (également présente dans le Bleu de Klein et pas seulement dans les ersatz surréalistes de l’existentialisme sartrien) et l’anarchisme des mœurs où la figure du libertin fait désormais office de canevas bien ancré dans la République des Lettres.

(16) Jean Baechler, démocraties, op.cit., p.180.

(17) Cela illustrerait le concept de politie pensé aussi comme politeia au sens où Léo Strauss l’a conçu à partir d’Aristote, i.e. en tant que régime articulant un ordre, le politique, et une manière de combiner « l’idée d’un type de constitution et celle d’un style d’existence ou d’un mode de vie » comme le souligne Claude Lefort dans Essais sur le politique, (Paris, essais/points, Le Seuil, 1986, pp.8-9).

(18) En ce sens, il ne s’agit pas d’opposer Bentham et Tocqueville…

(19) Voir à ce propos les travaux de Chantal Delsol autour de la pensée de Michel Valley, bien éloignés du conventionnalisme d’un Habermas.

(20) Oulahbib, Méthode d’évaluation du développement humain, Paris, éditions l’Harmattan, 2005.

(21) Brigitte Van Vliet-Lanoé, spécialiste des sciences de la Terre, est bien plus nuancée à ce propos et met aussi en avant dans son livre majeur La planète des glaces (Paris, éditions Vuibert, 2005 : http://pages.globetrotter.net/yvon_dionne/vliet-lanoe.html ) le forçage solaire et la vapeur d’eau, en expliquant par exemple que les glaces du pôle Sud, essentielles, progressent, tandis que ce sont les vieilles glaces du pôle Nord qui fondent à la surface du fait de ce forçage solaire alors que de nouvelles glaces sont en gestation dans les profondeurs. Elle fait observer qu’Hannibal était venu assiéger Rome avec ses éléphants en traversant des Alpes déneigées… Elle souligne par ailleurs dans son ouvrage que la pression du CO2 est moins forte à l’heure actuelle qu’à d’autres époques (pp. 4-5). Un CO2 qui serait la conséquence d’une hausse de températures et non pas « la » cause…. Enfin, pour elle, les questions les plus cruciales sont plutôt l’aridification, la désertification, le problème de l’eau. Voir également : http://aldebx.wordpress.com/2009/02/09/et-si-nous-etions-reellement-en-fin-de-periode-interglaciaire/. Et aussi le site http://www.pensee-unique.fr/ .

(22) Semaine du 7-13 mars 2009.

(23) Henning Bech, When men meet: homosexuality and modernity, USA, University Of Chicago Press, 1997.

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 12:18

Certes, le président américain Obama a admis en Afrique qu’il fallait aussi parler de bonne gouvernance, que le colonialisme n’est pas la cause de tous les maux, mais il a omis de signaler, lorsqu’il a parlé de l’esclavage, que la traite arabe a été bien plus cruelle que la traite occidentale comme l’a analysé Tidiane N’Diaye dont le livre " Le génocide voilé " est systématiquement écarté par les médias de plus en plus soumis.

 

 

 Pourtant le site Hérodote avait de son côté fait une analyse analogue. 

De même l’un des intellectuels les plus prisés en France, Cornélius Castoriadis, avait fait une analyse intéressante sur la question plus générale du deux poids et deux mesures en matière de colonisation :

 

" (…) on est capable en Occident, du moins certains d’entre nous, de dénoncer le totalitarisme, le colonialisme, la traite des Noirs ou l’extermination des Indiens d’Amérique. Mais je n’ai pas vu les descendants des Aztèques, les Hindous ou les Chinois, faire une autocritique analogue, et je vois encore aujourd’hui les Japonais nier les atrocités qu’ils ont commises pendant la Seconde guerre mondiale. Les Arabes dénoncent sans arrêt leur colonisation par les Européens, lui imputant tous les maux dont ils souffrent – la misère, le manque de démocratie, l’arrêt du développement de la culture arabe, etc. Mais la colonisation de certains pays arabes par les Européens a duré, dans le pire des cas, 130 ans: c’est le cas de l’Algérie, de 1830 à 1962. Mais ces mêmes Arabes ont été réduits à l’esclavage et colonisés par les Turcs pendant cinq siècles. La domination turque sur le Proche et le Moyen-Orient commence au XVe siècle et se termine en 1918. Il se trouve que les Turcs étaient musulmans – donc les Arabes n’en parlent pas. L’épanouissement de la culture arabe s’est arrêté vers le xie, au plus le XIIe siècle, huit siècles avant qu’il soit question d’une conquête par l’Occident. Et cette même culture arabe s’était bâtie sur la conquête, l’extermination et/ou la conversion plus ou moins forcée des populations conquises. En Egypte, en 550 de notre ère, il n’y avait pas d’Arabes – pas plus qu’en Libye, en Algérie, au Maroc ou en Irak. Ils sont là comme des descendants des conquérants venus coloniser ces pays et convertir, de gré ou de force, les populations locales. Mais je ne vois aucune critique de ces faits dans le cercle civilisationnel arabe. De même, on parle de la traite des Noirs par les Européens à partir du xvie siècle, mais on ne dit jamais que la traite et la réduction systématique des Noirs en esclavage a été introduite en Afrique par les marchands arabes à partir des XI-XIIe siècles (avec, comme toujours, la participation complice des rois et chefs de tribus noirs), que l’esclavage n’a jamais été aboli spontanément en pays islamique et qu’il subsiste toujours dans certains d’entre eux. Je ne dis pas que tout cela efface les crimes commis par les Occidentaux, je dis seulement ceci: que la spécificité de la civilisation occidentale est cette capacité de se mettre en question et de s’autocritiquer. Il y a dans l’histoire occidentale, comme dans toutes les autres, des atrocités et des horreurs, mais il n’y a que l’Occident qui a créé cette capacité de contestation interne, de mise en cause de ses propres institutions et de ses propres idées, au nom d’une discussion raisonnable entre être humains qui reste indéfiniment ouverte et ne connaît pas de dogme ultime. (…) " (lire son interview intégrale).

 

Tout autre chose maintenant : Obama semble vouloir revenir sur le projet de Bush visant à revenir sur la lune, comme s’il voulait obéir à cette injonction propulsée par la tendance la plus haineuse des démocrates, celle qui serait prête à dire que la lune est carrée si Bush avait eu le malheur d’expliquer qu’elle était ronde. Un peu comme la haine anti-le Pen et aujourd’hui anti-sarkozyste : cela devient viscéral, épidermique ; même si certaines critiques peuvent être censées, sauf qu’elles sont uniquement portées par une haine effroyable capable d’aller jusqu’à excuser les crimes se réclamant de l’islam pour éviter de faire cause commune avec un Occident honni. 

On en est là : à détruire tout esprit critique au profit d’une haine de fanatique en fin de compte, prélude aux pires soumissions. Il est dommage que Obama et les divers responsables politiques occidentaux n’arrivent pas à se soustraire à la pression de ce courant globalement nihiliste et qui est le principal responsable de la montée extrémiste de type néoléniniste et hyper islamiste (djihadiste) en Occident puisque la destruction nihiliste des valeurs ne fait que pousser les plus sensibles à se réfugier vers cette lecture absolutiste du politique et du religieux afin de se protéger de ce nihilisme anti-humaniste (anti-humain en réalité) qui a désormais envahi arts, science, universités.

Par exemple, rappelons-nous que certaines universités américaines avaient failli basculer dans l’orbite du khomeynisme par haine anti-Bush sauf que lorsque ANE-minejad est venu faire son speech devant l’une d’entre-elles, il a dit que l’homosexualité n’existait pas en Iran, ce qui a beaucoup faire rire dans cette université et aussi ailleurs, mais ce non pas parce que la réponse était absurde, plutôt parce que l’homosexualité est considérée par le courant nihiliste comme la preuve que l’on est bien post moderne, c’est "la" carte de visite, (avec le SM et les sextoys) même si l’on n’est pas de naissance homosexuelle, tant pis ; puisqu’il faut au moins en avoir fait l’expérience pour être "in" ; ce qui va jusqu'à faire de l'homosexualité le référent normatif, en matière de vêtement mais aussi de comportement, tant et si bien que l'hétéro uniquement "strait" apparaît en définitive ringard ; aussi n’est-il guère étonnant comme il a été dit plus haut que les plus fragiles ou puristes des humains urbanisés, surtout issus de familles très morales, pieuses, ou ayant été élevés dans la défiance vis-à-vis de tout ce que l’Occident produit, a profité de l’offensive nihiliste appelée aussi postmoderne (i.e anti-moderne en réalité) pour jeter le bébé avec l’eau du bain, et donc rejeter tout ce que l’Occident a pu apporter comme libertés, tolérance, etc…

On est certes loin, du moins en apparence, de la volonté d’Obama de renoncer au retour sur la lune, sauf que, hormis cette haine anti-Bush, se superpose désormais une haine anti-moderne qui s’approprie le problème des changements climatiques pour désormais pointer du doigt toute dépense de transport qui semblerait superflue.

Mais il ne s’agit pas d’économie ou de lutte contre le gaspillage, voilà le lien, il s’agit là aussi de détruire tout ce que la civilisation moderne a pu apporter comme confort, soulagement de la peine des peuples et capacité qui leur a été donné de pouvoir s’instruire à la lumière d’une lampe électrique au lieu de le faire à celle du jour puis de la bougie. Sauf que le vaste mouvement nihiliste issu des impasses communiste et étatiste a voulu s’accaparer à nouveau de certains résultats scientifiques sur le climat pour continuer à détruire tout ce qui a permis à l’Occident de dépasser ses propres limites ; par exemple en combattant tout ce qu’il a pu apporter de meilleur malgré le pire que toute civilisation produit aussi. 

Ainsi, après avoir donc détruit les arts, peinture, théâtre, cinéma, musique, sculpture, puis le corps avec l’hyper sexualité performative considérée comme la norme désormais, idem avec la drogue, le dopage, aux sensations perçues comme la seule sensibilité admise -malgré la lutte anti tabac et anti-open bar qui vise plus à freiner la dette abyssale de la protection sociale et l’incivilité d’une jeunesse laissée à la merci du courant nihiliste- ce dernier a réussi le tour de force de s’emparer des problèmes de l’heure et de s’allier avec les courants post communistes, néoléninistes, altermondialistes, alterislamistes, archéosocialistes, néobonapartistes pour tenter de faire croire qu’il est la solution aux maux du monde, alors que toute cette armée d’aventuriers issus des années 60 est en réalité de plus en plus minoritaire dans la société, mais, du fait qu’elle agite ses solutions absurdes aux problèmes néanmoins réels, elle est arrivée à devenir "in" et donc à être de plus en plus majoritaire dans les hautes sphères, universités, médias, rouages étatiques. Ce phénomène est visible partout: USA, GB, Allemagne, France bien sûr, Canada, etc…

En résumé, une espèce de nouvelle avant garde adepte de la frugalité pour les autres, du droit à la différence pour les autres, vit de plus en plus en consanguinité protégée et bronzée, tandis que le peuple subit les sacrifices, la promiscuité, l’hypermondialisme ou le brassage obligé à l’instar de ces enclos ou ces éprouvettes où l’on place divers espèces en les sommant d’accepter les conditions expérimentales du nihilisme "alter", tout en se battant évidemment contre les expérimentations animales et les OGM alors que ces gens sont en train d’expérimenter sous nos yeux la plus formidable manip idéologique jamais réalisée depuis au moins la montée conjointe du totalitarisme dans ses variantes communistes, fascistes, nazies. Et ce en instrumentalisant la science les arts, et le religieux.

L’hybridation est en train de s’échapper du laboratoire "alter" sur un vélo aux roues voilées, et elle transforme en amas quiconque oserait la regarder dans les yeux.
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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 22:42
    

 Lutte anti-pollution, anti-pesticide, lutte anti-gaspillage, lutte contre les ordures, lutte pour la propreté des plages, rues, bois, lutte pour une bonne gouvernance européenne, nord américaine, égyptienne, irakienne, iranienne, nord coréenne, chinoise, israélienne, palestinienne, africaine, bref, luttes locales et mondiales, lutte contre la désertification, l’aridification, lutte contre l’argent sale : qui peut être contre de telles luttes ?
Précisément : ne vaut-il pas mieux faire un effort financier considérable en direction de ces si précieuses tâches plutôt que de diriger uniquement toute la puissance de la richesse humaine vers une alternative très controversée, celle de la réduction drastique des émissions de CO2 alors que sa responsabilité dite unique dans les changements climatiques est "probable" (principe de précaution) i.e non sûr, en réalité, autrement dit, pas aussi évidente qu’on ne le dit ici et là ?…
Par exemple, doit-on qualifier écrit l’ingénieur André Legendre (dans un excellent livre L’Homme est-il responsable du réchauffement climatique ? ) de "pollution le rejet de CO2 par la respiration d’une humanité croissante et de ses troupeaux, rejet qui est du même ordre de grandeur que celui du CO2 émis par les véhicules automobiles ? " (p.275) Certains pensent que oui, sommant l’Humanité de faire moins d’enfants et de manger moins de viande. Ou le revival du mathusianisme et de la frugalité obligatoire : http://www.infosdelaplanete.org/imprimer/3345/demographie-la-vraie-verite-qui-derange.html?L=FR.

Certes, l’argument expliquant qu’une telle CO2phobie retarde d’autant le combat en direction des diverses luttes décrites plus haut, a été écartée depuis quelques années, il était celui de l’ex-greenpeace Bjorn Lomborg (mis à l’écart médiatiquement comme Marcel Leroux, pourtant détenteur de la chaire de climatologie à Lyon3, membre de l’Académie des sciences, écoutez son testament car il est mort depuis que l’on a discrédité toute sa recherche : http://www.resiliencetv.fr/?s=Marcel+Leroux). Doit-on cependant écarter la moindre critique avec énervement et sans même le discuter ? Curieux. Cette nervosité n’est-elle pas plutôt le symptôme d’autre chose ? D’une démesure ? Celle de croire que la Terre n’y est désormais pour rien, mais rien du tout, dans ses propres changements climatiques ?…
N’est-ce pas là un peu présomptueux ? Et d’ailleurs, si nous sommes ainsi capables de changer le rythme de vie d’une Terre vieille de 4,6 milliards d’années et qui a connu des changements climatiques d’une toute autre nature, et ce sans présence humaine, pourquoi ne pas dire que l’on est aussi capable de modifier la texture de l’univers tant que l’on y est ? Le soleil doit mourir dans 5 milliards d’années, est-ce la faute du CO2 ?…
Il est étrange que la mort actuelle du scientisme, qui s’auto-persuadait il y a peu de ses capacités d’en finir une fois pour toutes avec tous les maux humains, le conflit y compris (et le marxisme autant que le productivisme affairiste et communiste en furent les trompettes), ressuscite sous nos yeux (Besancenot, Cohn Bendit, en tête  et autre "comité invisible" courant après " L’insurrection qui vient ": http://zinelibrary.info/files/pdf_Insurrection.pdf) avec cette fois une certitude cosmologique absolue, Jésus est revenu sur Terre oyé oyé ! et il s’appelle Hulot, nouveau St Georges allant terrasser le dragon CO2. On a les mythologies qu’on peut. 

Mais d’où vient cet CO2phobie primaire ? La végétation en redemande, et l’humanité n’a jamais été aussi radieuse que sous une température agréable (écoutez nos journalistes radio et TV se lamenter au moindre rafraichissement : et n’avez-vous pas remarqué que la température a légèrement baissé depuis trois ans en France ?…).
De plus, et c’est l’essentiel ici, il n’est pas vrai, surtout en période de crise, que l’on puisse engager les mêmes sommes colossales à la fois dans cette réduction du CO2 et à la fois dans ces diverse luttes. Or, nous sommes sûrs de polluer les villes par une trop grande concentration des transports privés et une mauvaise répartition des transports publics (qui subissent aussi les effets d’un mauvais dialogue social, ce qui fait que nous subissons des grèves en contradiction totale avec les volontés affichées en matière de lutte anti-pollution), nous sommes sûrs de la pollution des cours d’eau et de leurs berges, des océans, nous sommes sûrs que la mauvaise gouvernance est pour quelque chose dans l’accroissement de la faim et de la misère sociale, nous sommes absolument sûrs que le manque de formation d’éducation le manque de respect des différences sont pour quelque chose dans les difficultés actuelles du vivre ensemble planétaire.
Doit-on réellement accepter cette fuite en avant alors qu’il conviendrait mieux d’orienter l’effort vers ces luttes si essentielles ? La température monterait de plus de 2° ? Et alors ? N’a-t-elle pas montée de 4 à 5 ° à la fin du Quaternaire, (la concentration en CO2 y étant bien supérieure que maintenant) ce qui a précisément permis à l’humanité de se répandre sur la terre entière ? : on reconnaît là les arguments de Brigitte Van Vliet-Lanoë, professeur en sciences de la Terre, a écrit ceci dans “La planète des glaces” (Vuibert, 2005, actuellement indisponible, comme par hasard…) (pp 4-5) :
” Aujourd’hui, nous sommes, géologiquement, en fin de période chaude et tout le monde s’attend pourtant à un réchauffement brutal. L’effet de serre fait la une des journaux alors que, à l’échelle géologique, la pression partielle de CO2 n’a pratiquement jamais été aussi basse. Une fonte des grandes calottes, comme celle du Groenland ou celle de l’Antarctique, est presque certifiée par les médias, alors que les sondages profonds nous font entrevoir leur ancienneté. Un relèvement de plus d’un mètre du niveau marin est attendu avant la fin de ce siècle, alors qu’il n’existe pas de repères véritablement stables pour mesurer cette hausse en bordure des différents continents et que la technologie satellitaire ( Topex-Poséidon, Envisat) nous montre sa très grande variabilité régionale".
Pages 376-378 :
” Il est curieux de constater que la pression de CO2, si elle a augmenté régulièrement ces dernières décennies pour attendre actuellement 380 ppm, reste de loin largement inférieure à ce qu’elle était au Paléozoïque ou au Crétacé. Le réchauffement actuel et son cortège d’effets catastrophiques annoncés arrivent presque mille ans après l’optimum climatique des cathédrales, quasiment dans la continuité des réchauffements brutaux et pseudo-cycliques des évènements de Dansgaard-Oeeschger “.
Peut-on en débattre ? Non. Circulez ! il n’y a rien à voir… Et les luttes pour la bonne gouvernance attendront (et, en France, les "usagers" du RER B aussi…).
 
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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 09:55
Minimiser au sens de maximiser les chances par un minimum de risques (minimax). Comment ? En laissant venir. En prenant au mot les forces hégémoniques des deux régimes dans leur désir de coupler indépendance et fierté nationales avec la possession nucléaire. En levant donc toutes les sanctions. En normalisant les relations avec ces deux pays. Mais, en même temps, il s’agira de fonder plus solidement le caractère universel des liens entre liberté démocratie et paix alors que pour l’instant il ne s’agit que de conventions dénoncées, entre autres, par ceux-là mêmes qui veulent imposer les leurs.

Comment rendre plus solides de tels liens  et ce de telle sorte que la normalisation proposée avec les deux pays cités soit réellement productive de liberté de démocratie et de paix ? De deux façons : Premièrement, il s’agira par exemple d’inciter des États comme les USA le Japon et la France à reconnaître la Corée du Nord qui est membre de plein droit au sein de l’ONU ; notons d’ailleurs que d’autres dictatures y sont aussi de plein droit, et même dirigent ou ont dirigé des commissions comme celle des… droits de l’Homme (ex : la Libye). Mais il s’agira aussi de  suspendre toute aide, y compris alimentaire, du moins officielle (non ONG), en considérant que puisque la Corée du Nord exige que l’on respecte son indépendance eh bien il n’y a aucune raison de la traiter en nation assistée. Le problème dans ce cas n’est pas tant de créer le chaos que de se servir de celui-ci comme levier d’Archimède à même de poser au centre du débat la question morphologique des critères du développement humain qui peuvent être fondés en "dur" au même titre que l’électricité ou l’aéronautique. Ce qui mène au deuxièmement : il s’agit dans le même temps de conditionner les transferts de technologies, les aides au développement, etc., à leur adéquation à ces critères morphologiques renforçant la liberté la démocratie et la paix. Dans le détail, il sera question de l’établissement de critères similaires à ceux de Copenhague (régissant comme on le sait l’adhésion à l’U.E) qui puissent réglementer à vrai dire toutes transactions commerciales, tout échange international. Ainsi, s’agissant du commerce, le danger mis souvent en avant consiste à vendre des biens à haute technologie susceptible de renforcer l’arsenal militaire des dictatures : sauf que rien n’empêche à ce que ces biens soient soumis à des restrictions dictées par ces critères morphologiques, ce qui évite d’ailleurs l’idée de l’embargo en général et donc empêche que certains pays s’en servent pour expliquer à peu de frais leur manque de développement.

Le débat s’orientera alors nécessairement pour ces pays soucieux d’acquérir des technologies sensibles vers deux solutions : soit dénoncer ces restrictions, mais avec un manque certain d’arguments puisque les critères morphologiques, validées par exemple par l’Assemblée Générale de l’ONU (ce qui suppose bien sûr tout un futur travail d’élaboration en son sein), sont là pour protéger, légitimer et à la fin justifier tout refus ; soit accepter la mise en accord avec les critères morphologiques de liberté de démocratie et de paix (C.M.L.D.P), ce qui amoindrira à terme les risques puisque cela forcera nécessairement ces régimes à commencer à se transformer comme on le voit tout de même quelque peu aujourd’hui avec la Russie et la Chine, même si cela reste insuffisant, du fait même d’ailleurs du manque de débat mondial sur la question de ces critères morphologiques.

En tout cas et on le voit la situation actuelle est bloquée concernant l’Iran et la Corée du Nord, alors que pourtant sont avancés sans cesse les termes de dialogue et de multilatéralisme, or, la question est déjà biaisée dès le départ puisque ces termes sont considérés comme purement conventionnels, y compris par ceux qui les mettent en avant ; i.e ils sont donc peu contraignants intrinsèquement, ce qui laisse la latitude de les contourner, tout en jouant sur les peurs et les rapports de force ; y compris pour les dialoguistes et autres multilatéralistes.
A contrario l’approche morphologique permet, elle, de mettre réellement toutes les chances de son côté puisque d’une part elle ne parle pas de tendre la main, elle la tend réellement en acceptant les revendications de l’autre partie, tout en lui faisant comprendre cependant que si celle-ci lâche cette main tendue elle tombera dans le précipice qu’elle aura en réalité elle-même creusé. Ainsi, concernant le cas iranien, si celui-ci -alors que ses principales demandes auraient été acceptées- persiste en réalité à modifier agressivement les conditions géopolitiques du Moyen Orient, il va de soi que la main tendue se transformera en poing de plus en plus poignant au fur et à mesure. Car à l’impossible nul n’est tenu.
Retenons in fine que l’approche morphologique permet de combiner réalisme et ouverture sur l’avenir alors que pour le moment nous n’avons ni l’un ni l’autre.
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Published by Lucien S.A Oulahbib - dans Alliance des civilisations
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