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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 20:27

... d'où la légitimité de la casse et du vol semble-t-il puisque telle n'est pas ma surprise de me voir indirectement catalogué tel par un CPF de 14 ans lorsque je déambulais rue Victor Hugo à Lyon près de chez moi (peu après ou avant Hortefeux) alors que je portais un simple pantalon en velours marron et une vieille veste en peau retournée achetée dans un vide grenier (chic il est vrai, près de St Nizier dans la Presque île) tout en poussant la poussette bien déglinguée mais Mac Lahren de ma petite fille endormie dans son manteau en peau couleur turquoise. Le jeune en question parlait à une tierce personne sur un ton docte me désignant comme preuve de ce qu'il devait avancer sans doute comme explication justifiant les vols de la veille.

La "caillera" a donc aussi sa sociologie après avoir concocté sa religion : la France est raciste (et il y aura même un débat à Lyon 2 avec le frère de Ramadan pour le démontrer) et la France est bourge si elle n'est pas en survêtement avec un keffieh autour du cou, d'où la nécessité de la saigner un peu beaucoup passionnément, réalisant ainsi le programme déjà rapé depuis des lustres en attente de la cocotte minute idoine, ce qui fut fait et promptement dès que la fenêtre de tir s'ouvrit telle une porte temporelle permettant de traiter le réel comme s'il s'agissait d'une vidéo. Le tout dans une dimension plus générale de ritualisation des affrontements avec le "guet" comme l'on disait au Moyen âge déjà. Mais il n'y a pas que cela. Il n'y a pas que l'idée de la reconnaissance socialement, le fait d'exister politiquement etc. Il y a aussi ce désir bien perçu par quelques gosses questionnés un jour lorsqu'ils comparent la police française à la police israélienne ou à l'armée américaine : l'idée d'une séparation nette entre les bourges blancs qu'il s'agit de saigner comme des porcs d'un côté, et la caillera éventuellement muslim versus BL (et non BHL) BL comme Ben Laden on aura compris, de l'autre côté.

En même temps, il faut être fairplay, les gosses qui se la jouaient on-vient-de-se-faire-gazer-par-les-condés à l'angle du pont Bonaparte qui enjambe la Saône, étaient certes des CPF, mais beaucoup en classe professionnelle, c'est-à-dire portant aussi ce stigmate bien étatiste français post aristo du mépris envers les métiers manuels, ce qui fait beaucoup, d'où l'idée de retrousser les jupes de cette bonne bourgeoisie lyonnaise qui pourtant n'a jamais arrêté d'aider ses pauvres, Boutin a de chauds partisans ici, mais dont la réussite en affaire s'étale effrontément devant des têtes brûlées que des profs ultra gauche ou ultra bright chauffent à blanc contre le blanc source de tous les maux, surtout s'il est juif et américain.

D'où le fait aussi que le Lyon très chrétien posant le juif comme membre du peuple déicide se recycle si facilement dans l'anti-israélisme primaire, israëlophobie dirait Pierre-André Taguieff (qui vient d'être mis à l'Index par le MRAP), toutes ces jeunes filles avec le keffieh et roulant en velov votant Collomb bien sûr adeptes de discrimination postive sans doute et excusant déjà les casseurs comme il se doit depuis que les victimes bobo deviennent de plus en plus fascinées par leurs futurs maîtres. Telle cette femme que je croise de temps en temps, et qui me nargue, parce que je regarde durement son long voile alors qu'elle ne peut même pas prétendre au déni culturel puisque c'est une native, une vraie indigène, elle, ancienne féministe sans doute, et qui trottine en pantalon serré et baladeur avec son voile multicoloré pour qu'il donne l'impression d'un sari indien aussi...

 Ce qui m'a étonné également le plus c'est le côté amateur des policiers, on les sent fébriles, mal préparés, pensant à autre chose, rien à voir avec les mobiles parisiens dont la présence force de loi intimide. Là, près de la place Bellecour en direction du Rhône cette fois, on avait vraiment l'impression d'un face à face sportif bien médiatisé en attente de la vérification antidopage pour commencer. Plus loin, autour, à côté, la vie continue, les temps se croisent, les générations, la cohorte de camionnettes policières tourne en rond dans une atmosphère guignolesque de rêve éveillé, raison de plus pour pincer quelqu'un.

Et le "mouvement" alors ? Je ne sais pas, j'ai seulement hésité à faire le plein dès la semaine dernière, et j'écoute je lis, il paraîtrait que les retraites sont en déficit de dix milliards d'euros par an, ce que j'ai lu dans IHT (reprenant un édito du NYT du 18/10/10) ; une solution "mélanchonesque" serait bien sûr de voler les riches puisque la propriété c'est le vol, et le tour est bouclé. Simple. Sauf que cela ne marche qu'une fois ou deux. Parce que après les riches ne le sont plus, et les plus riches sont partis. Cette solution avait été essayé en URSS dès 1917. Avec le succès que l'on sait. Mais peu importe ! minoritaires dans le pays mais majoritaires dans les sondages et les médias les grands défenseurs des retraites n'ont pas peur d'une retraite de Russie puisque l'étatisme exsangue se laisse tailler des croupières par les maraudeurs, le lumpen prolétariat que même Marx avait en horreur avant que la canaille ne soit blanchie par un Genet puis Blier dans les Valseuses ; sauf qu'ils bégayaient là Miller (Tropique du Cancer) et le cinéma social anglo-saxon des années 60 où le méchant pas si vilain devient bon s'il est aimé par les nouvelles dames patronesses qui regardent plutôt maintenant sex and the city et desesperate housewives.

 Sur le dossier de fond rien à dire tant les dés sont pipés d'avance puisque la liberté d'assurances permettrait en versant 100 euros par mois sur quarante ans d'amasser un pactole de 800.000 euros qui bien placés ramènerait une pension de 4000 euros mensuels, voilà ce que j'ai entendu, à vérifier bien sûr, mais j'avais lu une étude arrivant au même résultat.

En fait, l'étatisme appauvrit le pays et ensuite montre ses misérables comme ces mendiants dans Oliver Twist ou dans l'Homme qui rit : on (se) mutile ou enferme des enfants dans des tonneaux pour les empêcher de grandir. Aujourd'hui l'élite éternelle de père en fils qui domine le monde au nom du peuple et au nom du bien promis veut empêcher que l'on grandisse, elle préfère un peuple handicapé fait d'assistés, ce qui lui permet d'écrire des livres, des thèses, puis de lui jeter la pièce comme l'on jette un os ; pas étonnant dans ce cas que les sauvageons devenus fauves mangent désormais la main puis la tête de ces faux dompteurs.

 

Bonjour chez vous N°6 !...

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Published by Lucien S.A Oulahbib - dans Amour et paix
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