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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 21:29

lso.jpg Gaza risque-t-il de devenir une plate-forme iranienne s'il est livré à "lui-même"comme le pense le 1er ministre israélien? En effet, selon Romandie News ce dernier aurait observé que " les islamistes du Hamas "continuent de s'armer et l'Iran continue à transférer des armes au Hamas, notamment des roquettes et des missiles qui sont destinés à viser les localités israélienne autour de la bande de Gaza, mais aussi la banlieue de Tel-Aviv et Jérusalem".

Lubie sioniste ?

International Herald Tribune (versus New York times) observe mardi 2 juin que selon le dernier rapport de l'AIEA, les iraniens ont d'ores et déjà de quoi faire deux bombes, et même s'ils transféraient leur uranium au Brésil et en Turquie, ils auraient de quoi en fabriquer une.

Coïncidence ?... La pression alterislamiste (convergence altermondialiste et islamiste préparées par Khomeiny puis Al Kaïda : 11 septembre 2001 référé au 11 septembre 1973 coup d'Etat de Pinochet, sur les décombres du marxisme ramassé puis éparpillé à la hâte par le postmodernisme nihiliste) envoie à la pelle des flottilles, paraît-il, plusieurs déjà sont à nouveau en perspective ; et pourquoi pas des incidents bientôt à la frontière libanaise peut-être au moment opportun ? Des infiltrations ciblées aussi sans doute, tout cela montre que la période d'incubation et de drôle de guerre touche à sa fin. Il est vrai qu'un an et demi sont passés depuis l'essai-sonde du Hamas Noël 2008. Une coïncidence aussi ? Non. Pas plus que la ribambelle de keffeh autour du cou des toutes jeunes filles, même au fond de la Drôme sur un marché de Die un dimanche de Pentecôte... L'antisémitisme qui ne pouvait plus reluire de mille feux depuis la Shoah peut renaître, renaît, alors que d'aucuns croient voir l'islam clouer au pilori... On a les "experts" que l'on peut...

 

A ce stade de deux choses l'une, point de vue iranien tout d'abord : soit "quelque chose" est envoyé d'ici peu sur Israël au risque évidemment d'un anéantissement mutuel, mais c'est peu probable, à moins d'anéantir aussi pas mal de Palestiniens, de Libanais, de Syriens, sauf si la bombe de style mi-Hiroshima (35 000 morts sans compter les contaminés) arrive à se localiser par exemple seulement sur Tel Aviv, ce qui nécessiterait un degré de miniaturisation et une qualité de lanceur que l'Iran n'a "peut-être" pas encore ; soit la bombe est acheminée vers Israël, à proximité, transformée en arme nucléaire tactique (ce qui n'est pas une mince affaire d'après certains renseignements) ou en bombe sale, ce qui est très improbable selon les mêmes renseignements puisqu'il faut tout de même un détonateur très puissant.

En tout cas, nous nous acheminons vers un assaut simultané Hezbollah/Hamas en cas d'attaque préventive israélienne c'est certain. De plus, imaginons que l'Iran fasse mine d'envoyer un vrai-faux missile qui déclenche la vraie riposte israélienne, il va de soi que vu le niveau de propagande actuel, l'Iran pourrait parvenir à surmonter les réticences arabes sunnites, et même occidentales. Sauf que pour le moment les apparences ne sont pas celles-ci, puisque de nouvelles sanctions économiques sont en route.

Mais rien ne dit que la Chine et la Russie vont tenir jusqu'au bout. Et comme les choses vont s'aggraver entre le Hamas et Israël parce que c'est dans l'intérêt de l'Iran, et que le volet humanitaire est un bon filon, et que Obama est affaibli de plus en plus, les choses ne sont pas dites encore sur le dossier nucléaire iranien, pas du tout. Aussi ne faudrait-il pas qu'Israël frappe maintenant, c'est un duel au pistolet façon western : le premier qui dégaine a toujours tort.

 Voyons justement du côté israélien : pour aller au plus court quatre possibilités s'offrent encore : il faudrait que les responsables israéliens mettent systématiquement en avant le fait qu'il existe en réalité deux demandes d'Etat palestiniens : à Gaza et à Ramallah, et que tant que ces deux demandes ne fusionnent pas en une seule, des négociations restent très difficiles voire impossibles ; par ailleurs, il faut insister sur le fait que Ramallah veut la réintégration de 4,5 millions de "réfugiés" au sein même d'Israël et non pas dans le futur Etat palestinien, tandis que le Hamas exige 7 millions ; observons les chiffres actuels : 

 

 
habitants
Aujourd’hui vivent en Israël :
7 337 000
Nombre d'habitants juifs
5 540 000
Nombre de "non juifs"
318.000
Arabes
1 440 000

 

ce qui est impossible à accepter. Israël pourrait insister là dessus. Sans cesse. Organiser des conférences, mobiliser des historiens : rien ne se fait semble-t-il. Or, c'est bien là l'ultime argument que certains intermédiaires jugent secondaire, il n'en est rien. Bien au contraire. Le combat est spirituel. Sommes-nous en retard d'une guerre ?...Comme d'habitude...

Troisième volet : imaginons qu'Israël lève le blocus, laisse à terme le Hamas continuer de s'armer , ce dernier reste donc indépendant y compris envers Ramallah, on pourrait se dire que dans ce cas, s'il y a conflit, Israël pourrait considérer (en quatrième volet) qu'elle est en guerre avec une entité que le monde entier aura aidé à armer ; ce qui lui donnerait toute la légitimité pour oeuvrer enfin de toute sa puissance de feu ; cela ferait cependant beaucoup de morts parmi les civils ; or, puisque Gaza n'est pas censée être un Etat du point de vue du droit international,  Israël n'est même pas autorisé à lui déclarer la guerre, sauf seulement de s'en défendre en attendant la légalisation de son statut ; ce qui ne peut cependant arriver puisque le Hamas refuse tout, mais peut-être pas un arrangement boiteux avec le Fatah qu'il trahira comme il l'a déjà fait puisqu'il est en position de force. Pendant ce temps, L'Iran, le Hezbollah, et aujourd'hui la Turquie accentuent leur pression. Sans parler de la rue... occidentale :-)

Israël peut-il rompre un tel cercle vicieux ? Rares sont ceux qui répondent oui, et beaucoup pensent tout bas qu'Israël est appelé à être absorbé ou à imploser. Certains intellectuels, un temps revenu, quittent à nouveau le navire (BHL, Fink...). Alors ? Tout repose pour le moment sur les contradictions internes du camp islamiste, en particulier l'animosité supposée entre l'Arabie Saoudite et l'Iran. Et, sur la supériorité militaire et politique d'Israël. Pour combien de temps ?... Un certain moment encore sans doute. Mais faudrait-il qu'Israël s'en serve pour rectifier à 180° sa communication afin de montrer que ce n'est pas lui mais les palestiniens qui refusent la paix. On attend encore cette démonstration. Si salutaire. Si urgente. Bill Clinton pourrait aider : l'échec d'Oslo était écrit dans ses mémoires... He knew it !...


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Published by Lucien S.A Oulahbib - dans Amour et paix
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commentaires

Thot 06/06/2010 22:04


très logique, extrêmement logique. Mais si possible le plus tard sera le mieux. Mais il est certain que nous entrons dans une grande période d'incertitude, surtout avec le bouffon Islamocompatible
de la Maison-Blanche, et le lâche certifié de l'Élysée