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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 19:24

img041107-1214.jpgPresque plus personne ne croit que les événements tunisiens soient l'expression d'une révolution "arabe" au sens nassérien, nationaliste, islamiste, bref, anti-occidental, ce qui fait consensus semble-t-il.

Pourquoi ne pas aller plus loin et arrêter d'avancer les termes "arabe" et "Maghreb" (terme arabe) à tout bout de champ ?

Tunisie "arabe", Algérie "arabe", Egypte "arabe" (ses dirigeants qui voient tout immolé comme un déséquilibré, -un phobique? Même discours que pour les tueurs islamistes, en Algérie aussi d'ailleurs...). Parlerait-on, au jour d'aujourd'hui, d'une France "bourguignonne" ou "parisienne" ? Une Belgique "wallonne" ? Une Espagne "castillane" ? Un Royaume Uni "londonien", Une Allemagne "bavaroise" ? Une Amérique "new yorkaise" ? Non. Plus maintenant en tout cas...

Pourquoi ne pas plutôt parler d'une Afrique du Nord, tout simplement, composée de pays pluriels aspirant à un régime démocratique qui permettrait aux berbérophones, aux arabophones, aux francophones de vivre ensemble ? Puisqu'il ne s'agit pas seulement de problèmes sociaux... Pourquoi continuer à propager l'idée que ces pays sont forgés dans une identité unique que d'aucuns s'empressent de nier en Occident, mettant en cause la notion même ? Décidément la "révolution" tunisienne ne fait que commencer...

Il est curieux que la pluralité soit réservée aux pays occidentaux, et souvent à leur détriment au sens d'être pensée uniquement sous le joug du multiple sans centre, imposé sous peine d'être accusé de racisme, ou de ne pas comprendre que l'Europe aurait besoin obligatoirement de bras et d'enfants étrangers supplémentaires en permanence, ce qui n'est pas sûr, surtout lorsqu'ils veulent vivre uniquement dans leurs codes et, pis, sous l'injonction de nos belles âmes qui les incitent à le faire puisque leurs codes se trouvent parés de félicité et les nôtres de tous les maux.

Les termes "multipolaire, multiculturalisme, diversité" sont ainsi assénés comme des impératifs catégoriques qui s'arrêtent cependant à la porte du mot "arabe", comme ils s'arrêtent encore (quoique un peu moins depuis les événements en Tunisie) à la porte "islam" malgré les injonctions pérorantes d'un Ben Laden (qui a aussi de plus en plus d'émules en Russie quoique certains mettent plutôt en cause les services secrets russes)... Allez ! commentateurs de tous les pays, unissez-vous ! encore un effort pour vivre réellement l'étendue concrète de vos principes si impétueusement assénés! (blablabla ?).

Il y a aussi une autre contradiction assez curieuse à vrai dire en matière de donneurs de leçons approximatives à savoir la manière dont l'on s'en prend aux frasques sexuelles de Berlusconi alors que celui-ci applique, à la lettre, ce qui est exposé en long et en large dans toute la littérature contemporaine où l'exigence du nihilisme total (si l'on ne veut pas apparaître néo-réac (ou tea party façon Sarah Palin bien sûr) submerge les alcôves se croyant originales alors qu'elles nous ramènent au temps de Caligula et des rêveries de Sade.

Berlusconi (qui est bien plus impardonnable par sa soumission au dictateur libyen) est le miroir de tous ces Dorian Gray ou apprentis sorciers qui arpentent médias et colloques (vite vite vite Davos cette semaine...) : leurs meurtrières, au travers desquelles ils/elles en appellent à la décroissance du monde sa moralisation, tout en écrivant l'inverse (ou le contraire) dans leur petite prose prostrée (ppp) comme cartes sans territoire qui les propulsent tout de même, malgré toutes les calculettes anti-Co2, aux quatre coins de Gaïa pour parler en son nom, bien sûr.

Dans ce vide, de plus en plus sidéral, d'aucuns aspirent, faute d'inspiration, à être aspirés dans un revival des années 30, et pourquoi pas revivre 17 à défaut de 1792 et voilà Mélenchon admirant, dit-il, sur RMC, le Lénine dansant au son de la Marseillaise lui l'inventeur de la Tcheka alors que Mélenchon n'a, pour l'instant, que sa gouaille de diablotin pour salon chic qu'il vient de ravir à un Besancenot déboussolé.

Mélenchon prépare son duel contre Marine Le Pen le 14 février sur BFM/RMC afin de montrer qu'il serait le meilleur rempart contre "l'extrême droite" alors qu'il en est l'engrais : son discours haineux et victimaire veut attirer (sur la base d'éléments exacts : l'idéologie purificatrice a toujours des exemples, des plaies, à montrer) tous les damnés de la Terre ravis que le Paradis existe et qu'il s'appelle Assistance, surtout si l'on n'est pas français et de sa classe moyenne.

Mélanchon veut couper la tête des riches (original programme comme on le voit) alors que c'est le courant de pensée qui a fabriqué un tel sbire qui appauvrit le plus la France en lui imposant des règles qui profitent en premier aux parasites de l'Etat et à leurs alliés bénéficiant des marchés publics et des niches fiscales.

Il ne suffit pas de clamer comme il le fait que les principaux échanges se font en Europe ou entre la France et l'Allemagne ; les centaines de milliers de petites et moyennes entreprises qui croulent sous les charges (alors que l'Europe devrait lever le monopole de la Sécurité Sociale comme elle l'a fait pour l'assurance complémentaire) aimeraient une autre approche semble-t-il. Aussi certains de leurs membres préfèrent de plus en plus se détourner de ceux qui protègent idéalement l'icône "être humain" et pourfendent son image concrète si elle est "native"car celle-ci moins exotique rappelle trop le principe de réalité, que la vie n'est pas en permanence un long fleuve tranquille amenant vers le Pays de Cocagne promis depuis Babeuf. Ils s'apprêtent même à tourner le dos à Sarkozy, quitte à se pincer le nez avant de mettre le bulletin "Marine" dans les urnes. Mais rien n'est sûr. Ce ne sera pas en tout cas grâce à Mélenchon cet aboyeur.  Mais la faute à qui ? Plantu n'a pas toujours tort. Surtout sur ce point.

Des certitudes s'effritent avant de s'écrouler dans un éclat de rire général, ainsi il n'est plus dit que dans les pays dominés par l'idéologie arabo-islamique et soutenus par l'Occident il n'y aurait comme choix que la tyrannie ploutocratique ou la tyrannie théocratique. De même en Occident il est de moins en moins dit qu'il n'y aurait comme choix que l'étatisme affairiste et nihiliste ou l'étatisme épurateur et purificateur.

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Published by Lucien S.A Oulahbib - dans Amour et paix
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valentini 23/10/2011 18:39


REAGAN, THATCHER, KHADAFI, la fin de la révolution conservatrice

(réflexion sur une forme de bourgeoisie artificielle, à partir d'une émission radiophonique diffusée sur France-Inter le 21 octobre 2011)

Khadafi est mort. C'est en soi une nouvelle qui devait se produire tôt ou tard. Pas de chance! Ça s'est produit après que le dictateur a fait camping-shoping ou catleya, au choix, à deux pas de
l'Élysée qu'est le roi des contrats et des ballots. Ce décalage, dans l'agenda de la démocratisation conservatrice des intérêts des classes capitalistes, complique un peu la tâche des chargés de
complexité qui ne peuvent, tout de même!, sauf irresponsabilité invraisemblable de leur part, livrés des faits livrés à eux-mêmes. C'est que le fait, évidente contradiction, sus-cité n'a rien
d'évident en soi. Un cadavre ne prouve rien. L'exemple des allumés, persuadés que Hitler vit toujours, le montre. Cette charogne capitaliste (exemple exemplaire, au nom de l'exemplarité), ils! ne!
l'ont! pas! de leurs yeux! vue! Comment, dans ces conditions, aurait-elle pu produire le gaz dont on dit, etc.? La question qui nous vient immédiatement à l'esprit est: quelle autorité exactement
ont ces imbéciles sur cette question? Aucune! Et donc jaillit cette question collatérale: quelle est la chose qui inquiète la foule des justes justiciers qui déploient leur cordon médiatique autour
du cimetière des pestiférés de la liberté. Le savoir de ça? Absolument! D'où leur mission principale: conjurer le Mal! Car comme dit La-Police qui a du caractère démocratique, en stock, dans une
sorte de Fort-Knox communicationnel: le Mal, ça fait mal! D'autant qu'organique, contagieux. Mais le pire reste à dire: ce maudit adversaire est réducteur d'intelligence. D'où le risque de sa
propagation, sous forme d'ondes négatives, chargées à bloc d'une masse subjective, pleine de sang, de chair, d'idées et de nerfs... À peine mort, Khadafi est happé par la légende rouge et or de la
démocratie et de la liberté. Voyons comment!

(lire la suite sur 1847.overblog.com)


valentini 01/03/2011 17:57


L'impeccable gouvernement français et sa critique accompagnatrice


Des dizaines de suicides protestataires n'ont provoqué, jusqu'à ce jour, aucun soulèvement, en France, contre la dégradation des conditions de vie et de travail, imposées au plus grand nombre.
L'idéologie de la Réforme y est toujours à l'ordre du jour, ainsi que l'extravagance des amis des dictateurs arabes, qui considèrent, eux aussi, que s'enrichir est la chose la plus rationnelle du
monde. C'est d'ailleurs à l'aune de cette rationalité qu'un état-voyou peut, contre toute attente, acquérir le label de partenaire privilégié de la démocratie capitaliste, notamment s'il apporte
son concours à la police générale du monde, quand bien même emploierait-il la terreur d'état, à l'encontre de sa propre population, ou aurait-il accompagné un temps le terrorisme. Le reste, au
fond, qui branle le mammouth étatique, dans le cimetière de la paix mondiale, merveilleusement éclairé par la lune du progrès capitaliste, est le lot du droit positif et donc d'une diplomatie plus
ou moins discriminatoire, qui ne saurait, en aucun cas, accoucher de la liberté, mais peut, à l'inverse, déployer une intense activité pour en retarder l'émergence et en dévoyer les forces sociales
qui s'en feront les porteurs. C'est, en effet, à ce type d'activité que les peuples arabes doivent les régimes politiques qu'ils mettent à bas aujourd'hui. C'est aussi ce type d'activité qui a mis
en place le système France-Afrique. Et c'est encore par le biais d'une telle activité que les gouvernements américains se sont employés à soutenir toutes les dictatures américaines. Mais si, pour
en revenir à l'actualité du moment, les USA envoient leurs forces navales et aériennes dans les eaux libyennes, c'est tout simplement pour accompagner le mouvement!

Maintenant, au vu du printemps tunisien et des débats qu'il suscite, en France, entre anciens et modernes marchands de tapis, il apparaît sans conteste que la France n'est plus la Tunisie, comme en
1945, et pas encore les USA, comme on l'imaginait volontiers en 2007, mais un amas informe d'intérêts agglutinés les uns aux autres et mus par un unique but dans l'existence: tirer profit au
maximum de la mondialisation. De là, l'idée récurrente de déclin et celle plus calviniste encore d'être une puissance moyenne. Cette attitude foncièrement opportuniste présente au moins un
avantage. Si, par exemple, on considère que s'enrichir est une attitude humaine élémentaire, aucun tort moral ne saurait être imputé à l'individu qui s'emploie à réussir en ce domaine ou aide son
prochain à faire de même. Cela, naturellement, à condition d'élever pareil bon sens, au niveau d'une innocence nonpareille qui veut que: ma morale est la morale universelle. Après tout, si la
France est le monde, comment le Français serait-il moins que lui? Et subséquemment ne doit-il pas, à de certains moments, être parallèlement chamboulé? Le chamboulement ministériel est donc un
salut énergique, adressé au monde arabe, pour lui dire que, oui! la France se réveille d'un long sommeil de trente ans, et que, oui, depuis trois ans, elle tente de comprendre que le monde est en
train de changer. Donc, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être qu'un concours de circonstances et, par le fait, ne saurait être que
politique, pour ne pas dire imprévisible. Quoi de plus surréaliste, en effet, que d'évoquer la responsabilité des responsables! D'où la question: toute idée de poursuite à l'encontre d'individus,
devenus des dictateurs, à leur corps défendant, et, tout bien réfléchi, tout à fait par hasard, est-elle vraiment la bonne réponse? Ne sont-ils pas comme Papon, Barbie, Bousquet et quantité
d'autres Européens, des amants fourvoyés de la liberté?

Les mamamouchis du gouvernement, en tout cas, n'en démordent pas: seuls les changements, et donc les réformes, consciemment voulus et poursuivis de façon inlassable par eux-mêmes sont en fait
prévisibles. Le reste arrive, sans prévenir, et donc pose beaucoup plus de problèmes qu'il n'en résout. Renverser une dictature, oui, bien sûr, ça va! A condition toutefois d'en prévenir les
dégâts. C'est ce que le gouvernement français à tenter, comme il le dit, de faire, par le biais de l'expertise policière. A quoi bon, toujours selon la même source, avoir un savoir-faire, qui plus
est, ce qui n'est pas dit par excès de modestie, acquis en Algérie et triomphalement exporté en Argentine, si ce n'est pas pour que les manifestants au bout du compte en bénéficient! Si la France
donc était intervenue en Tunisie, comme elle l'a aimablement proposé, en marge de ses activités touristiques, il y aurait eu, au final, moins de morts et plus de Tunisiens pour l'applaudir ensuite.
On se prend à rêver d'une exfiltration de Mohammed Bouazizi, avant qu'il n'exécute ce geste débile, dont le résultat a été de jeter toute une nation en plein désarroi. Vraiment, ne pas prendre en
considération les intérêts français, c'est nul! A la différence du gouvernement français, il est clair qu'ils ne savent pas ce qu'ils font, sinon, au lieu de réagir de manière épidermique, il se
poserait la seule question qui vaille: y a -t-il un gouvernement plus impeccable qu'un gouvernement qui s'oriente en toutes circonstances vers l'essentiel, à savoir la sécurité des biens et des
personnes?
Les accompagnangnans, au contraire, nient avec la plus grande énergie, l'énergie électorale, que tout a été fait à temps et comme il faut ou affirment, semble-t-il, sans se contredire, que tout a
été fait en dépit du bon sens, le sens de l'histoire, et pas du tout comme il aurait fallu faire, c'est-à-dire comme les socialistes l'auraient fait, si le peuple en eût décidé ainsi. De prime
abord, nous dirons qu'ils ne sont pas au pouvoir et que ce qu'ils auraient fait en pareilles circonstances, nul, à commencer par eux, ne peut le dire. Ce qui présente un avantage: ils sont libres
d'aller se faire voir en Côte d'Ivoire et de montrer à quoi ressemble une politique démocratique, réelle: appeler à la défense des intérêts de tous ceux que la démocratie intéresse et, en
particulier, les intérêts de l'opposition au gouvernement français, logiquement plus intéressée par la démocratie et cela au moins jusqu'à la prochaine victoire électorale. Au reste, leur argument
majeur est le suivant: on doit se ranger derrière le peuple, surtout lorsque celui-ci manifestement exige un retour à une souveraineté perdue depuis des lustres. Toute ressemblance avec des
personnes ou des situations existantes ou ayant existé, lors du référendum de 2005, ne saurait être que polémique. La France n'est pas encore la Tunisie, elle est toujours un petit état
américain.

Mais nous tenons à ce que la cohésion nationale, chère à tous les mamamouchis et accompagnangans, ne soit pas un vain mot, en montrant ici qu'il existe bel et bien une cohérence diplomatique,
organisée autour des progrès possibles de l'islamisme et du risque d'une immigration massive, incontrôlable. D'ailleurs le dernier chamboulement ministériel, comme chacun peut le constater, est
entièrement animé par le souci de la sécurité des frontières physiques et politiques. Le reste au fond peut attendre. Le seul contenu positif du discours politique dominant, en France, revient donc
concrètement, au final, à défendre le printemps des peuples arabes, dans la limite des intérêts propres à l'arc-en-ciel des classes capitalistes de France et mondiales. Rien de moins et rien de
plus. Et ceci avant, pendant et après ce qui n'est pour l'instant qu'un soulèvement à caractère démocratique et pas du tout une révolution régionale contre le capitalisme mondial, bien au
contraire. Seules les démocraties capitalistes rangées comme un seul homme, derrière leur champion américain de la liberté, déploient leur diplomatie en ce sens, avec un sûr instinct de classe. Et
chaque nation, selon sa propre religion nationale et sous son propre voile idéologique.

Le courage et la détermination de Tunis, du Caire, de Tripoli, de Manama, demain, à Paris, contre la corruption capitaliste, yes, we can!


Roland 25/01/2011 19:15


Merci pour vos blocs que je lis avec profit. Il faut aujourd'hui reconnaître que beaucoup de nos représentants n'ont aucune connaissance du monde arabe mise a part le couscous et le thé à la
menthe.
Evidemment il ne faut pas faire d'amalgame entre les extrémistes plus nombreux et les démocrates, il est essentiel de donner plus souvent la parole à ces derniers. Merci encore une fois.