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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 11:02

Vous voulez un exemple probant qui prouve que l'inanité fiscale provient autant de la droite conservatrice que de la gauche étatiste ? Il vient d'être donné par le dernier assaut venant de la droite (via Carriez) à l'encontre de la loi Coluche : ainsi faire un don serait considéré comme une niche fiscale puisque la somme peut être défalqué des impôts. Cela n'a rien à envier avec le raisonnement bancal venant de la gauche stipulant que si l'on ne ponctionne pas assez les hauts revenus l'on fait des "cadeaux"…Comme si l'argent des uns provenaient de l'appauvrissement des autres, comme si ce bon médecin, ce bon restaurateur, qui gagnent de ce fait mieux que leur collègue aux remèdes/menus mauvais ou travaillant peu, devaient être ponctionnés pourtant plus que lui puisqu'il gagne plus d'argent ! Un tel raisonnement est absurde, bancal, pernicieux en un mot gauche.

C'est de plus un vieux raisonnement "christiano-marxiste" qui a de plus en plus pignon sur rue via le slogan des "99%" contre le "1%". Il illustre bien l'étatisme de la classe politique dans son ensemble (puisque les extrêmes ne font que surenchérir) car, enfin, lorsque l'on fait un don, comme le terme l'indique l'on donne, et donc l'on permet à une association ou à une fondation de s'en servir pour faire acte de service public (ce devoir d'Etat, légitime, rightful) à savoir soulager telle misère, soutenir tel effort de formation via des bourses pour les plus modestes et néanmoins méritants etc ; que dans ce cas celui qui donne indique à la Collectivité ce qu'il a fait, permettant ainsi à celle-ci de consacrer moins d'argent en la matière, et en retour acceptant que le donateur puisse soustraire de son imposition une grande partie de son don est tout sauf une niche ou un cadeau.

Concernant cette appellation même de "cadeau", l'exemple du bon médecin qui se trouve plus ponctionné que le mauvais parce qu'il gagne plus d'argent, montre bien le caractère pernicieux, parasite, de cette appellation contrôlée alors qu'elle exprime bel et bien en quoi toute une classe d'individus s'arroge le droit de parler au nom de l'Etat pour tondre les moutons d'imposables et en échange fournir une toison immettable à tous les autres. Au lieu de laisser le mécénat, la générosité, l'action sociale en un mot être effectuée par la société civile elle-même.

Dans ces conditions l'impôt progressif étant injuste, parasite, anti-économique, la pensée droite, celle qui pense à la fois exactement et en vérité c'est-à-dire pour la prospérité de toutes et tous au-delà des factions, ne peut que militer que pour l'impôt juste, l'impôt proportionnel. Tout en prônant une réelle décentralisation des prises de position qui ne voient pas par exemple les ministères imposer leurs créatures dans les structures locales, les écoles d'art, les universités.

Car la crise actuelle est surtout une crise étatique, ou cette superstructure qui confond nécessité d'un service public gérant le bien commun, et structure touche à tout qui justifie sa ponction sur la richesse globale en s'inventant des tâches alors que la société civile irait bien mieux si on la laisse s'auto-organiser : laissons les écoles, les universités, les hôpitaux, recruter leurs propres enseignants sans avoir l'aval de commissions théodules parisiennes qui fonctionnement comme autant de comités d'exception coupant les têtes qui ne sont pas dans leur camp idéologique considérant que tout argent gagné est un argent volé un "cadeau" qu'il faut récupérer afin de pouvoir être gaspillé dans des structures étatiques inutiles, comme il en pullule dans tous les ministères qui devraient être à vrai dire supprimés à l'exception de ceux de la justice, de l'intérieur, de la défense, et des affaires extérieures. Voilà ce qu'une pensée, droite, non seulement dirait, mais ferait. Si elle le pouvait…

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Published by Lucien S.A Oulahbib - dans Amour et paix
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