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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 07:46

img041107-1214.jpgLe débat organisé chez Taddeï mercredi 29 septembre autour du livre de Lagrange sur " le déni des cultures " est symptomatique tout d'abord de l'alliance de fait entre l'extrême gauche post et néoléniniste et l'extrême droite djihadiste, ce qui ne s'est pas vu directement dans l'émission, mais il est possible de le pressentir si l'on se donne le temps de la démonstration : ainsi, l'on a entendu non seulement un dénommé Eric Fassin nier la notion de facteur culturel pourtant si évidente dans l'analyse de certains comportements (même si ce facteur n'est évidemment pas le seul et qu'il faille le peser cas par cas) mais encore plus on aura entendu dans la même émission son acolyte, un certain Jean-Loup Amselle, aller jusqu'à nier l'existence d'une culture française ! (Lagrange souligne dans son livre que Amselle récuse l'idée même de modernité, p.11).

Tous les autres peuples et groupes ont donc le droit à une culture et une permanence de l'être sauf les peuples européens et occidentaux condamnés à nier leur identité puisque seul le mouvement primerait en elle afin de prouver la liberté absolue de l'humain émancipé de la nature et des dieux.

Sauf que Hegel nous avait appris que la liberté absolue (prônée par le romantisme remis ainsi au goût du jour) c'est aussi la nuit dans laquelle toutes les vaches sont noires, autrement dit le mouvement posé comme seul but c'est l'ivresse aristocratique infantilisée ou l'idéalisme de la belle âme qui reste dans le mauvais infini celui de l'indétermination, de la non identité, mou masochiste en attente d'être pris (servitude volontaire que l'on observe de plus en plus, telle cette journaliste hollandaise disant que ses violeurs talibans l'ont respecté, ou ce lycéen bobo excusant ses agresseurs) alors que l'identité de la France par exemple est non seulement à la fois une et multiple mais aussi permanente et mobile ; il n'y a pas, en un mot, à opposer une essence qui se saisit comme substance, c'est-à-dire sujet de son propre devenir, et son existence ici et maintenant qui en affirme la matérialité mouvante ; car l'essence n'existe qu'en tant qu'elle est posée et non pas fixée une fois pour toutes : elle se sait à la fois changeante selon les circonstances et en même temps elle ne fait pas qu'exister (la pierre existe aussi disait Kant) elle veut être, elle se veut la même qui tout en étant aussi autre accumule l'expérience du sensible afin d'enrichir sans cesse la notion qu'elle a d'elle-même en permanence. Ainsi les peuples qui savent maîtriser cette dialectique perdurent, tandis que les autres disparaissent ou sont absorbés.

Or, nos idéologues, bien loin de ces subtilités du vouloir (tempérées par l'affinement de soi et non la seule conservation), cherchent plutôt à les dé(cons)truire à l'image des Talibans qui ont détruit les Bouddha.

Ils étaient ainsi dans tel déni de réalité chez Taddeï (et non plus seulement de culture) que l'on pouvait deviner qu'ils appréhendaient la culture des autres avec leur seul prisme d'occidentaux bornés qui se vivent à la façon primaire dans le post et le trans (y compris genre) sans se demander si les autres se vivent ainsi, ce qui n'est évidemment pas le cas, bien au contraire pour certains (ainsi l'Akmi souligne son "essence" islamique). Mais ces idéologues de la trempe des Fassin et Amselle veulent tellement se servir des revendications identitaires ambiantes pour démontrer qu'un néoracisme se met en place (et dont la loi sur la burka serait, selon eux, le stigmate) qu'ils rêvent de faire le coup du front antifasciste des années 30 face au capitalisme mondial raciste et sioniste.

Nous y sommes.

On sentait une telle haine contre Lagrange (à quand une pétition pour l'évincer de son poste ?), une telle haine viscérale (ainsi serait-il repris par les fameux "sites d'extrême droite") mêlée à de l'envie (son livre se vend) qu'il donnait vraiment l'impression d'être le bâton dans les roues, il gênait alors que tout coulait, roulait comme convenu (Sarko=facho) surtout depuis le coup d'épée dans l'eau des Roms fomentés par des Machiavel d'opérette, tout marchait à merveille y compris l'alliance de plus en plus légitimée avec l'islam dont le djihadisme s'avère être pour nos idéologues l'expression d'un simple ras le bol contre "l'Empire" puisque évidemment ils ne vont pas prendre au sérieux ses revendications en propre, ils ne vont pas le respecter mais le formater dans ce cadre victimaire que le djihadisme rejette. Ils sont d'ailleurs fascinés par sa résilience comme on l'a vu avec les propos dithyrambiques d'un Baudrillard et d'un Stockhausen sur le 11 septembre.
On devine aussi déjà la réaction de nos idéologues lorsque l'Akmi fera ses exigences, insensées, les analysant comme les conséquences du racisme, de la présence française en Afghanistan, voire du conflit judéo-arabe, ils seront aidés par Villepin et Védrine sans doute, mais aussi par tout le social-étatisme de plus en plus affaibli par la crise mutationnelle mondiale, et qui ne trouve son salut que dans les soutiens financiers du pétro-dollar et des morts-vivants travaillant en Chine pour quelques poignées de riz OGM. 

Et si l'on pouvait en douter, le refus de prêter une salle à l'Assemblée nationale pour un débat sur l'immigration, et sur l'islamisme, est venu là comme une preuve éclatante de l'attaque en quinconce effectuée d'un côté par le social-étatisme en faillite et de l'autre côté par l'alter-mondialisme se servant de l'islamisme djihadiste comme fer de lance. 

Tout cela se sentait dans l'émission : la haine, le désir d'être calife à la place du calife, la haine de soi, la volonté opiniâtre de faire l'Histoire à défaut de l'expliquer, tout concorde pour que les prochains islamokazes soient des natifs endoctrinés tel cet Allemand converti qui a dévoilé récemment qu'une attaque simultanée dans diverses villes européennes étaient dans les tuyaux. Et comme le social-étatisme est comateux, il faut s'attendre à une réaction non seulement molle, mais compréhensive après les entourloupes  d'usage, les idéologues experts et autres politiques, préparent en effet le terrain avec les mots "raciste" et "islamophobie" (un Eric Raoult par exemple, type même du social-étatiste).

Aussi serait-il temps de faire de la place comme dans les tranchées où les corps morts devant donnent l'impression de protéger des balles adverses, sauf qu'ils empêchent aussi d'aller de l'avant, d'attaquer avant d'être attaqué : la probabilité n'ayant été jamais aussi haute. Et pour attaquer il faut arrêter de parler de terrorisme mais d'islam authentiquement appliqué par l'Akmi contrairement à ceux qui en France vivent dans un islam imaginaire.

Ce qui permettrait aux musulmans cherchant à moderniser leur islam dans un sens humaniste d'avoir l'armature pour le faire alors qu'aujourd'hui en leur disant que l'islam d'Al keida n'existe pas l'on ne fait que propager l'illusion que dans l'islam il n'existe pas des versets et des recommandations pour inférioriser tout non musulman ; or, ils existent, et à profusion, et si certains les croient littéralement c'est bien parce que ne pas le faire serait en réalité avoir déjà un pied dans la modernité de l'universel, ce qu'ils refusent, (d'autant que certains leur disent en Occident que cela n'existe pas) ; voilà le point de départ pour une campagne à mettre sur pied, tout en demandant aux morts qui nous "gouvernent" de cesser de hanter les vivants dans les divers médias qui répandent de la ouate pour diluer à terme le son des bombes éclatant n'importe où, 

Ami entends-tu Le vol noir des corbeaux Sur nos plaines. Ami entends-tu Les cris sourds du pays Qu’on enchaîne, Ohé partisans Ouvriers et paysans C’est l’alarme ! Ce soir l’ennemi Connaîtra le prix du sang Et des larmes…

Montez de la mine, Descendez des collines, Camarades. Sortez de la paille Les fusils, la mitraille, Les grenades. Ohé ! les tueurs A la balle et au couteau Tuez vite ! Ohé ! saboteurs Attention à ton fardeau… Dynamite…

C’est nous qui brisons Les barreaux des prisons Pour nos frères. La haine à nos trousses Et la faim qui nous pousse, La misère. Il y a des pays Où les gens au creux des lits Font des rêves. Ici, nous vois-tu Nous on marche et nous on tue Nous on crève…

Ici, chacun sait Ce qu’il veut, ce qu’il fait Quand il passe Ami, si tu tombes, Un ami sort de l’ombre A ta place. Demain du sang noir Séchera au grand soleil Sur les routes. Chantez compagnons, Dans la nuit, la liberté Nous écoute…

Ami, entends-tu Les cris sourds du pays qu’on Enchaîne !… Ami, entends-tu Le vol noir des corbeaux sur nos Plaines !…

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Published by Lucien S.A Oulahbib - dans Alliance des civilisations
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