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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 07:54

st-trop-paques-20040045.jpgSavez-vous que la dite scientifique qui harcelait Allègre chez Durand mercredi soir (après que Lyon eut fait ce splendide match contre le Real heureusement !) fut la même qui, il y a trois ans, dans l'émission C dans l'air, affirmait que la neige n'allait plus exister en France ? Oui, c'est elle, (regardez la vidéo) et avec le même aplomb que lorsque elle assène devant Allègre qu'il raconte en gros n'importe quoi, s'énervant même à la fin pour l'enfoncer plus, balayant le rappel que faisait Allègre du passage des Alpes par les éléphants d'Hannibal, "mais ce n'est pas au moyen-âge !" s'exclama-t-elle, car comme ils parlaient deux minutes auparavant de cette période et qu'elle pensait tenir à la gorge Allègre à propos du Groenland (il aurait été identique à aujourd'hui et non pas bien plus vert) elle s'énerve de le voir remonter plus haut dans le temps pour démontrer que les glaciers se sont rétractés à d'autres périodes sans que l'on puisse dire que ce fut à cause (uniquement) de l'activité humaine...

On voit alors là éclater, sous son masque rigide, la robespierriste de la fausse pédagogie avec une pugnacité acerbe d'idéologue guillotine qui persiste et signe à laisser accroire que les changements climatiques sont uni-factoriels, qu'il existerait une température moyenne, (comme une civilisation moyenne, une musique moyenne, une cuisine moyenne) et qu'une augmentation de 4 degrés serait une catastrophe. Allègre aurait pu rappeler qu'il y a précisément 4 degrés de différence entre la campagne et la ville lorsqu'il fait froid, et que cela ne ferait pas de mal pour le moral ces temps-ci non ? D'autant qu'en réalité la relation entre glaciers et les océans reste stationnaire depuis le milieu du 19ème siècle, allez voir du côté du site Pensée Unique, vous verrez que Jean Martin, ancien directeur de recherches au CNRS, docteur en physique, ne raconte pas n'importe quoi comme certaines voudraient le faire croire...

Quant à la confrontation entre Zemmour et ses deux contradicteurs, toujours chez Durand mercredi soir, une seule chose, Zemmour a sûrement raison d'expliquer que ce n'est pas "monstrueux" comme le prétend Miller d'appeler son enfant avec un prénom de culture française et européenne ; mais faut-il néanmoins en revenir au centralisme jacobin qui empêchait les Bretons de nommer leur enfant d'un prénom breton, aussi ? C'est ce aussi et non pas ce seulement qui compte. Zemmour aurait aimé vivre en 1800. Pas moi. Ou alors peut-être en Allemagne discutant avec Goethe Lessing et Hegel. Mais non en fin de compte. Je n'ai aucune envie de vivre l'époque d'un Bonaparte en passe de devenir Napoléon et qui a amené la France dans l'impasse de l'Empire alors que l'Angleterre, elle, décollait, malgré l'étroitesse de son territoire national, et amenait les temps d'aujourd'hui où la langue anglaise se met désormais à dominer le monde malgré les feu coups de boutoir allemands et japonais, it's a fact.
Quant à remonter plus loin à la recherche d'un réchauffement historique susceptible d'expliquer que les excès de volonté de puissance (sorte de CO2 psychophysique) ne sont pas nécessairement un mal, par exemple en essayant d'éviter les destinées centrifugeuses de Rome (et de Byzance) il semble bien que cela soit plutôt par leur hypertrophie et toute la bureaucratie dont les fastes font toujours rêver les belles et les factieux qu'il faille lire leur destinée fatale que le saint empire romain germanique tenta sous Charlemagne de revigorer, et Frédéric le Grand d'insuffler à nouveau jusqu'à Bismarck.

Ensuite le trou noir, tandis qu'en France, après Waterloo, (n'oublions pas aussi Montcalm et Duplex lâchement abandonnés, que dire bien plus tard de Dien Bien Phu, de l'Algérie qui aurait pu devenir une Afrique du Sud avant la lettre) Napoléon III tenta de faire de la France une " puissance musulmane", déjà, refusant l'alliance que lui proposait l'Autriche en 1866 contre la Prusse, s'écroulant ensuite en 1870 : on connaît bien la suite et ses années folles, malgré la Belle Epoque ; ce qui donna dans les années 30 au fond le remake des années 1800 avec de brillants stratèges et de pauvres politiciens, forçant les âmes sensibles à choisir entre le "bloc" (la révolution française) et la contre révolution (qui se distingue de la Restauration, concédons cela à Zemmour), entre 17, Hitler (unis dans la haine du libéralisme incarné par le juif et le bourgeois), le front anti-fasciste et le front populaire, entre De Gaulle et Churchill, Staline et Roosevelt, entre l'Algérie française, ( avec même deux Collèges électoraux) et l'Algérie arabo-nassérienne-baathiste, entre les années 60 de la technique sympa du journal "Lui" et le prélude situ de la misère estudiantine (préparé au Tabou existentialiste) qui déboucha sur le nihilisme destroy des années 70 que l'arrivisme punky des années 80 ne fit que formater dans une ambiance bizz executive woman avant le buzz des années 2000 et ses émissions trash dans lesquels l'élite vient exhiber ses tripes artificielles...

Pourquoi ne pas tourner la page sans mélancolie aucune (ni même une nostalgie) ? Devant les épreuves les 300 défièrent Xéres et le vainquirent aux Thermopyles, c'est tout.

Longuet est-il un de ces 300 ? Pas sûr..., et moi qui m'apprêtais à poser ma candidature pour diriger la Halde me voilà prévenu (je plaisante), mais au fond je préférerai le poste de Médiateur si c'est possible, même si en effet mes origines et racines kabyles (les mêmes que Malek qui n'a rien d'"Arabe" les non ignares auront rectifié) et surtout chrétiennes me disqualifieraient, bien que nous étions chrétiens avant les Francs, en même temps que les Gaulois, du moins avant l'invasion arabo-musulmane, pardon ! la libération pacifique de la barbarie par la lumière (la vraie).

Il est dommage que Longuet s'amuse ainsi à un jeu trop grand pour lui alors qu'il soutient un gouvernement qui ne renforce guère "le corps français traditionnel" puisqu'il n'eut guère de rupture en réalité mais la fuite en avant vers la contre révolution celle du nihilisme posé en vertu cardinale ou le renoncement à libérer la France du carcan injuste et de plus en plus inégalitaire, celui de la nouvelle caste adepte de l'Etat total nouveau genre désireux d'absorber toute société civile jusqu'à la société Emmaüs que les méandres bureaucratiques empêchent de fonctionner parce qu'elle n'est pas encore fonctionnarisée, rsaisée, taxecarbonisée ce qui est mal.

Pourtant, deux mesures phares pourraient désamorcer cette dernière (hormis supprimer la Halde, ce qui est une évidence tant elle alimente la division par son relativisme différentialiste), ces deux mesures tout le monde les connaît bien : libérer l'enseignement avec le chèque scolaire, libérer le travail du poids des charges en ouvrant la protection sociale aux assurances dont on a vu l'efficacité durant la tempête. Ce qui n'exclut pas une mutualisation pour les soins lourds et la concurrence à l'échelle internationale.

Si le gouvernement, dont Longuet (aux idées courtes) tente désespérément d'enrayer l'implosion (celle qui voit l'électorat populaire s'exiler dans l'abstention et le vote FN), avait pris, dès 2007, ces deux mesures, il aurait eu tout le peuple avec lui, malgré les tentatives désespérées d'une gauche obligée de faire les caniveaux pour recruter candidats et lumpen intelligentsia aux abois tant elle s'imagine en 40 tandis que ses ultra se croient la Résistance en sabotant les rails du fret capitaliste.
Mais, chut, le bateau coule, et les souris, énervées, tentent de faire une sortie ultime, aussi, tout chat philosophe devra se rappeler cette célèbre diatribe du feu Deng Xiaoping : peu importe la couleur du chat du moment qu'il attrape des souris, ce qui veut dire, peu importe les risques de la rupture du moment que les objectifs sont atteints : libérer la France de ses faux défenseurs qui la coule en réalité comme en vérité.

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Published by Lucien S.A Oulahbib - dans Alliance des civilisations
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