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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 07:42

DownloadedFile-copie-1A partir du moment où le Grand Jury a retenu comme faits les preuves, matérielles, (hormis quelques résultats ADN dont la confirmation en séquence longue est en attente) présentées par la police, les faits ne sont plus présumés mais établis ; et il ne s'agit ni de photos ni de témoignage, mais des preuves médico-légales ce qui est toute autre chose ; dans ces très strictes conditions la victime n'est pas présumée mais bien établie puisque les faits correspondent à son témoignage, d'où d'ailleurs le "perp walk" et l'inculpation qui vient de finaliser le tout ; en attente cependant d'être avalisé par la défense de l'accusé désormais réel et non pas présumé, même s'il existe encore une présomption d'innocence mais ce tant que les faits établis n'ont pas été avalisés par un jugement formel. Tout va donc se jouer dans cette validation. 

Le problème n'est alors pas de considérer que chacun aurait "sa" vérité comme le prétendent Pierre Moscovici et Robert Badinter, dans un dernier sursaut de relativisme aujourd'hui bien exsangue  (toujours aux manettes néanmoins) mais déjà que la défense de DSK avalise les faits, ou les nie ; par exemple en mettant en avant le consentement de la victime qu'elle persiste toujours supposée évidemment.

Mais si le 6 juin la défense persiste dans cette orientation, alors il y aura procès qui validera vraisemblablement la réalité des faits. A moins que la victime admette le consentement... Mais, là, nous sortons du domaine de la justice pour entrer dans celui du côté cynique des affaires humaines. Est-ce que cette jeune femme pourra avaliser le fait qu'un chèque de plusieurs millions de dollars puisse effacer sa meurtrissure, d'autant qu'elle risque d'être poursuivie pour faux témoignage ? Parions pour l'honneur plutôt que le déshonneur que cherche à atteindre tous ces gens sans scrupules qui se sont mis à soutenir le "satyre de chambre d'hôtel" par instinct de meute.

D'aucuns parmi eux se sont d'ailleurs étranglés en ne comprenant pas pourquoi chaque acte incriminé avait ses années de détention à la clé. Or ce qui est jugé comme crime à chaque fois c'est chaque acte et non pas leur somme seulement car chaque acte est perpétré par un individu supposé responsable i.e libre en ce sens qu'il n'est pas seulement une personne ayant un statut qui pourrait le pousser à agir contre son gré, il est aussi un être social dont la nature morale sanctionne l'acte criminel comme injustice aboutie. A chaque fois. Chaque acte. D'où l'idée que la victime est l'axe essentiel du droit, ce qu'elle n'est pas en France. Visiblement...

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Published by Lucien S.A Oulahbib - dans Amour et paix
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