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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 09:44

icPourquoi la direction EDF, après avoir mis le feu en expliquant que la fin du nucléaire mettrait en cause 1 million d'emplois, ne réagit plus aux récriminations écolo hurlant qu'il n'en est rien ? N'est-ce pas là refuser le débat et alimenter la défiance ? incompréhensible…

Pourquoi la proposition Barnier de mettre au pas les agences de notation est-elle irréaliste ? Non pas seulement parce qu'il s'agit ici de casser le thermomètre, mais surtout parce qu'on veut leur faire payer paraît-il leur absence de vigilance lors de la crise des subprimes en 2008 alors que cela n'a rien à voir, il ne s'agissait pas de finances publiques d'une part, d'autre part ce sont les jeux ambivalents de la FED américaine avec son crédit à bon marché et la garantie étatique de certains pourvoyeurs de crédits qui ont induit ces prises de risques (humaines trop humaines). Ainsi, observe Pascal Salin, " Fannie Mae et Freddie Mac –initialement créés par l’État américain – bénéficiaient de garanties étatiques privilégiées qui les ont conduits à prendre des risques très excessifs ". En un mot c'est bien le rôle néfaste des imbrications étatico-financières qui est en cause, couronnée par la proposition du commissaire européen de suspendre la notation des Etats en crise, ce qui est faire preuve d'aveuglement alors que les Etats sans problèmes de finances publiques n'ont pas d'agences de notation aux trousses, et ce sans doute parce qu'ils n'ont pas à s'occuper de tout comme en France, prenant par exemple en charge la protection sociale même si ce n'est pas son rôle et que sa présence ne fait qu'aggraver le déficit puisque tous les acteurs se disent qu'en définitive l'Etat trouvera toujours l'argent pour boucher le trou des trous, sauf qu'il est sans fond et que tel un trou noir il attire encore plus vers lui les éléments erratiques.

Aussi Nicolas Sarkozy se trompe lorsqu'il prétend que cet étatisme "fait partie de l'identité de la nation" en s'appuyant lui aussi sur le programme du CNR qui a fait tant de mal en réalité puisqu'il a créé les conditions actuelles d'appauvrissement, de diminution de la prospérité, de la protection par exemple avec cette idée de carence (familière dans le système médical américain) ce qui n'est pas sans conséquences sur la croissance devenue zéro ou molle (et Pécresse s'extasie on les aura nos 1,75% ! alors qu'il faut faire au moins 3 pour faire monter l'emploi) mais rien n'y fait par renchérissement excessif des coûts, et, dans le même temps, perte sèche de pouvoir d'achat d'autant qu'il stagne voire régresse.

Or, si l'on pouvait donner au salarié son salaire brut + un tiers de la charge patronale, un autre tiers investi dans un fonds commun de solidarité (FCS), enfin le troisième tiers supprimé afin de soulager les coûts, on verrait l'économie se trouver dynamisée en amont comme en aval, c'est-à-dire pouvant offrir à moindres coûts des produits par ailleurs devant être innovants du fait d'une plus grande propension à investir d'une part, tandis que le pouvoir d'achat décuplé par la réorganisation du salaire réel inciterait à la stimulation concurrentielle des protections sociales, assurances et mutuelles couplées, et pouvant d'ailleurs s'allier à l'international sur les marchés émergents au lieu de laisser cela aux anglais et aux allemands puisque bien entendu la S.S française ne peut s'exporter, comme le Concorde, le Bull, le Rafale, le Leclerc, l'EPR ?….

Seulement en France le mot même de "privatisation" symbolise, aux yeux de l'élite qui squatte l'Etat, perte, amoindrissement du service, (le leur évidemment) alors que la privatisation du téléphone, d'Internet, a amélioré la qualité et baissé les prix ; ne mélangeons pas tout ; le fait que les agences de régulation aient été en effet privatisées -et ce fut une erreur- dans le cadre du rail anglais et de l'électricité californienne ne veut pas dire que, en soi, le problème venait du jeu devenu concurrentiel, mais plutôt du contraire de l'absence d'un arbitre indépendant qui aurait pu signaler la chose plus tôt : ainsi concernant le rail anglais c'est parce qu'il existait en 1980 trente ans de non investissement public que les acteurs privés voyant l'étendue du problème ont préféré bricoler, pousser la poussière sous le tapis, fait taire l'agence de "notation" en quelque sorte qu'était l'agence de régulation puisqu'elle avait été aussi vendue en même temps. Or, la société privée aurait dû tout de suite dénoncé le deal après l'audit, ce qu'elle n'a pas fait. En tout cas il y a moins d'accidents sur le rail anglais que sur le rail français aujourd'hui…

Quant au marché californien d'électricité, ce n'est pas la faute de la concurrence, mais d'une société, Enron, qui a maquillé ses comptes, comme l'Etat grec paraît-il…

Et DSK ? Il a raison de se plaindre, du moins pour le Carlton, car on ne voit pas pourquoi sa vie privée ferait la une de magazines  alors que sa vie est une oeuvre d'art contemporaine strictement fidèle aux gourous invités en continu dans ces journaux (Bataille, Foucault, Yacub…) qui aujourd'hui tentent de "faire du fric" comme disait Mitterrand (François) avec ses agapes que (Silvio) Caligula ne renierait pas, même si Casanova aurait eu à redire tout de même parce que le principe de séduction ne trouve pas son compte dans l'amour tarifé. Mais en tout cas si DSK passait beaucoup de temps à organiser ses parties fines comme le dit sur un ton goulu Laurent Joffrin en présentant sur Europe 1 le numéro du Nouvel Obs s'y consacrant, cela veut dire que dans les saccades du temps qui passe, gérer une crise comptable ici et une crise libidinale là se chevauche comme les séquences d'un film ou la vie des stars passé un certain point jetset où l'on vogue de vague en vague de plaisir au gré des courants mondiaux.

Et le foot ? Sans faire du Pascal Boniface disons seulement que la médiocrité affichée de l'équipe de France montre qu'il semble bien que les joueurs préfèrent ne pas se blesser par peur de rester sur le banc de touche des clubs qui les font milliardaires. Mais comment font les autres pays ? L'Espagne par exemple ?… Ce ne sont pas des joueurs inconnus qui sont alignés pourtant… Mais peut-être que jouer pour l'équipe d'Espagne a un certain panache que l'équipe de France a perdu tant la France, pardon, l'Hexagone, ne détient plus… Peut-être faudrait-il renouveler complètement l'équipe de France avec des joueurs non encartés ?

Il n'y a pas que l'équipe de France à renouveler entièrement…

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Published by Lucien S.A Oulahbib - dans Cinéma
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