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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 23:37

get.aspxSur la question des retraites (voir les dossiers de l'IFRAP et de SOS retraites), il semble bien que le discours sectaire de la gauche néo-marxiste (CGT, SUD, PC, FDG), post social démocrate (CFDT, PS), néo-léniniste et libertaires bakouninistes (NPA, alters divers dont les Verts), discours qui domine encore le paysage politico-médiatique, il semble bien que cette gnose pédante et si sûre d'elle-même veuille de plus en plus se servir de ce légitime problème non pas pour protéger les plus faibles, mais pour faire passer leur (vieux) projet égalitariste, si injuste, de partage des richesses, plus ou moins absolu selon la palette de leur continuum (de l'expropriation sans conditions à l'augmentation plus ou moins exponentielle de l'impôt sur tout ce qui peut ressembler à un revenu).

Ce projet, concocté au 18 ème et 19 ème siècle à partir d'une lointaine interprétation très austère du Stoïcisme, et ensuite des Evangiles, présuppose que l'inégalité des revenus, voire l'inégalité elle-même, serait, en soi, illégitime. Ainsi, peu importe ce que vous aurez fait, ce que vous faites, ou pas, car "la" dite "solidarité" exigera, tel Baal, ou Molosse, de vous délester de gains immoraux et donc de vous purifier avec un revenu "décent", dès vos soixante ans. Il ne s'agit même plus d'un minimum vital qui concernerait certains nécessiteux mais du revenu idoine pour des millions de personnes, leur permettant ainsi selon un tel continuum de rattraper les erreurs de parcours, les impairs et passes, la domination, plus ou moins coloniale bien sûr, etc.

Ainsi, l'idée de répartition présuppose que le transfert devrait se dérouler entre salariés seulement, et non pas en intégrant d'autres sources de revenus, or, en exigeant que "les revenus du capital" soient taxés (ce qui comprend tous les revenus capitalisés jusqu'à la moindre épargne, assurance vie...), on amène par la bande l'idée du "partage des richesses". Ce qui est la plus inique et inefficace des choses, surtout lorsqu'elle devient obligatoire, et exige pour ce faire toute une armada bureaucratique qui en absorbera les trois quarts avant que le nécessiteux en voit la couleur comme on le voit tous les jours au sein des organismes internationaux et des Etats.

Que des individus, comme Warren Buffett, décide de donner non plus 80% mais de 95 à 99% de sa fortune est une chose (et il y aura toujours quelques grincheux pour dénoncer ce geste ou exiger le 1% restant), mais cela n'a rien à voir avec la culpabilisation saupoudrée par le néomarxisme qui démultiplie en pis l'exigence frugale de certains courants religieux.

Tout cela est de toute façon aux antipodes d'une réelle politique néomodernede combat pour une solidarité réelle qui mixerait aide à la formation, tout le long de sa vie, capitalisation, et ce le tout sur la base d'une flat tax, de trois tranches d'imposition progressive ne dépassant pas les 25%, ce qui permettrait de financer également de façon privative, via des fondations reconnues d'utilité publique, l'instruction la santé le retour à l'emploi, la recherche-développement à long terme, tout cela est très possible via aussi diverses mutualisations, mixages avec des assurances, etc, du moins si l'on veut, réellement, penser au plus grand nombre au lieu de chercher à reproduire les positions idéologiques de quelques-uns : en réalité la droite conservatrice et la gauche étatiste sont sont les principaux obstacles à la modernisation d'une République démocratique et méritocratique digne de ce nom.

Sur la question de la récidive en matière de meurtre à caractère sexuel, il semblerait que la qualification en matière psychiatrique relève par trop du canevas freudien qui rechigne à toute médicamentation pérenne parce que la pulsion n'est analysée qu'en tant que refoulement du désir et non pas comme action dissociée. Or, dans le canevas janetien (qui revient de plus en plus dans le champ de la psychiatrie) une pulsion reste une dissociation c'est-à-dire une schizophrénie paranoïde très dangereuse en ce que le malade ne perçoit même plus qu'il agit, à la façon d'un  somnambule ou d'un individu qui ne se rend pas compte qu'il parle ou que ses membres s'agitent, ce qui ne se soigne pas comme s'il s'agissait d'un acte éphémère ; ce qui interdit déjà toute remise de peine et donc toute libération. Janet fait en effet la différence entre impulsion subconsciente qui peut être combattue et pulsion inconsciente qui implique une perte totale de conscientisation ; dans le langage courant on confond hélas les deux termes.

De plus, et de façon générale le discours dominant, dominé par la vulgate foucaldienne qui, à la suite du romantisme spleenien durci par Rilke et Blanchot, magnifie la folie, tend à excuser ce genre de crime en rendant responsable "la" société ; ainsi psychiatres et juges se donnent la main, aidés en cela par certains philosophes et politistes, pour victimiser les assassins et culpabiliser les victimes.

Dans un tel contexte délétère, il n'est pas étonnant qu'un journal aussi relativiste et cynique que Télérama (Boborama) ait mis en doute le documentaire que Arte a été obligé de déprogrammer suite à certaines menaces sur l'une des interviewées qui a été retournée et cherche désormais juridiquement à en empêcher la progammation. Télérama, mais aussi certains animateurs de radio comme RTL ou les Grandes Gueules de RMC ne peuvent admettre que l'image victimaire ou innocente de certaines personnes issues de la culture musulmane puisse être entachée. A vrai dire c'est l'islam lui-même qui semble être exempt de toute critique à propos du comportement envers les femmes, et il n'est pas étonnant qu'une Catherine Deneuve s'empresse, de fait, de défendre la république islamique d'Iran en mettant en cause l'intégrité de Carla Bruni. Car pour elle comme pour Boborama et consorts, en passant par Obama, le "vrai islam" n'a rien à voir avec ce genre d'exactions, même pas un tout petit peu, non, alors qu'en réalité Ben Laden et ses affidés pensent l'inverse, ce qui devrait être considéré, déjà par respect, car leurs propos et pratiques correspondent parfaitement avec l'Histoire de l'Islam comme l'avait d'ailleurs suggéré le Pape dans son fameux discours de Ratisbonne avant de se rétracter devant une animosité qui pourtant et précisément vérifiait ses dires. 

Il n'est en tout cas guère étonnant qu'un pasteur provocateur décide d'aller au martyre en annonçant son intention de brûler 200 exemplaires du Coran le 11 septembre. Son acte, critiquable parce qu'il veut brûler un livre, ce qui réduit la liberté, même si c'est légal aux USA, devrait être lui aussi analysé de manière aussi attentionné que lorsque l'on cherche à comprendre les motivations de djihadistes. Ce pasteur conteste le fait que l'on ne trouve aucun lien entre l'islam et le 11 septembre. Son objection est recevable. D'autant que la réciproque n'est pas vraie : il n'y a pas de lien direct entre Jésus et les Croisades en ce que Jésus n'a déjà pas été à leur tête. Il n'en est pas de même pour Mahomet, prophète et 1er calife donc chef de guerre qui alla à l'assaut. De plus ce qui est dit de Jésus dans le Coran est faux. Or, certains musulmans justifient le propos en rétorquant que contrairement aux apparences le Coran a existé avant la Bible et les Evangiles puisque c'est lui le Livre (du Verbe) c'est-à-dire le Discernement, d'où l'idée aussi de refuser de fêter la naissance de Mahomet ;  parce que cela indiquerait que le Coran serait arrivé après le christianisme, ce qui est faux selon eux puisque Mahomet en le récitant a rappelé ce qui a toujours été. Or, de deux choses l'une, où les Evangiles mentent en disant que Christ est Parole et donc Direction qui indique le Royaume et sa Bonne Nouvelle (l'accès immédiat et non pas après ou via la mort au Royaume des Cieux), où les Evangiles disent vrai en indiquant que l'Origine ou le Père (de) en le Souffle (l'esprit saint) par le Verbe (le Fils) indiquent que Dieu s'est fait Chair pour pardonner d'avoir manger le fruit défendu de la connaissance du bien et du mal. Ce Pasteur demande des comptes. Qui dit vrai ?... De là à brûler ce livre il y a cependant un pas qui ressemble trop à ce à quoi l'on voudrait précisément se distinguer. Mais on ne peut cependant pas faire seulement comme si l'oecuménique était la solution, tel l'archevêché de Lyon qui a décidé d'inscrire " Dieu est grand" sur une gargouille de la cathédrale St Jean pour remercier un de ses ouvriers nommé Ahmed, alors que cela empêche de comprendre qu'il ne s'agit pas du même dieu.

Cette incompréhension se perçoit lorsque certains osent comparer un restaurant italien et un restaurant halal, alors que beaucoup des restaurants faisant du couscous ne proposent justement pas de nourriture religieuse (du moins pas encore) or c'est là la vraie différence. Pourtant, par une ignorance confondante, le halal va être seulement assimilé à une pratique culturelle telle une façon de préparer une pizza alors qu'il s'agit de toute autre chose.

On le voit, ce simple distinguo n'est pas perçu ; pas étonnant dans ce cas que la nature de l'islam soit masquée alors qu'il suffit d'aller dans un pays qu'il domine pour observer sa réalité, qu'une partie de sa population cherche précisément à fuir en venant en Europe. Or, par une ironie de l'Histoire, il se trouve que cette population est désormais sommée par certains européens en mal d'exotisme et de théorie salvatrice, de rester cloîtrée dans une religion dont elle veut visiblement s'émanciper. Voilà pourquoi d'ailleurs il vaudrait mieux en parler que chercher à en découdre. Mais il est vrai que tendre seulement l'autre joue ne suffit plus....

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Published by Lucien S.A Oulahbib - dans Amour et paix
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commentaires

Thot 16/09/2010 12:56


je confirme


Alain Bousseau 09/09/2010 01:27


C'est toujours un plaisir de vous lire. AB


Lucien S.A Oulahbib 09/09/2010 01:29



Merci !