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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 22:42
    

 Lutte anti-pollution, anti-pesticide, lutte anti-gaspillage, lutte contre les ordures, lutte pour la propreté des plages, rues, bois, lutte pour une bonne gouvernance européenne, nord américaine, égyptienne, irakienne, iranienne, nord coréenne, chinoise, israélienne, palestinienne, africaine, bref, luttes locales et mondiales, lutte contre la désertification, l’aridification, lutte contre l’argent sale : qui peut être contre de telles luttes ?
Précisément : ne vaut-il pas mieux faire un effort financier considérable en direction de ces si précieuses tâches plutôt que de diriger uniquement toute la puissance de la richesse humaine vers une alternative très controversée, celle de la réduction drastique des émissions de CO2 alors que sa responsabilité dite unique dans les changements climatiques est "probable" (principe de précaution) i.e non sûr, en réalité, autrement dit, pas aussi évidente qu’on ne le dit ici et là ?…
Par exemple, doit-on qualifier écrit l’ingénieur André Legendre (dans un excellent livre L’Homme est-il responsable du réchauffement climatique ? ) de "pollution le rejet de CO2 par la respiration d’une humanité croissante et de ses troupeaux, rejet qui est du même ordre de grandeur que celui du CO2 émis par les véhicules automobiles ? " (p.275) Certains pensent que oui, sommant l’Humanité de faire moins d’enfants et de manger moins de viande. Ou le revival du mathusianisme et de la frugalité obligatoire : http://www.infosdelaplanete.org/imprimer/3345/demographie-la-vraie-verite-qui-derange.html?L=FR.

Certes, l’argument expliquant qu’une telle CO2phobie retarde d’autant le combat en direction des diverses luttes décrites plus haut, a été écartée depuis quelques années, il était celui de l’ex-greenpeace Bjorn Lomborg (mis à l’écart médiatiquement comme Marcel Leroux, pourtant détenteur de la chaire de climatologie à Lyon3, membre de l’Académie des sciences, écoutez son testament car il est mort depuis que l’on a discrédité toute sa recherche : http://www.resiliencetv.fr/?s=Marcel+Leroux). Doit-on cependant écarter la moindre critique avec énervement et sans même le discuter ? Curieux. Cette nervosité n’est-elle pas plutôt le symptôme d’autre chose ? D’une démesure ? Celle de croire que la Terre n’y est désormais pour rien, mais rien du tout, dans ses propres changements climatiques ?…
N’est-ce pas là un peu présomptueux ? Et d’ailleurs, si nous sommes ainsi capables de changer le rythme de vie d’une Terre vieille de 4,6 milliards d’années et qui a connu des changements climatiques d’une toute autre nature, et ce sans présence humaine, pourquoi ne pas dire que l’on est aussi capable de modifier la texture de l’univers tant que l’on y est ? Le soleil doit mourir dans 5 milliards d’années, est-ce la faute du CO2 ?…
Il est étrange que la mort actuelle du scientisme, qui s’auto-persuadait il y a peu de ses capacités d’en finir une fois pour toutes avec tous les maux humains, le conflit y compris (et le marxisme autant que le productivisme affairiste et communiste en furent les trompettes), ressuscite sous nos yeux (Besancenot, Cohn Bendit, en tête  et autre "comité invisible" courant après " L’insurrection qui vient ": http://zinelibrary.info/files/pdf_Insurrection.pdf) avec cette fois une certitude cosmologique absolue, Jésus est revenu sur Terre oyé oyé ! et il s’appelle Hulot, nouveau St Georges allant terrasser le dragon CO2. On a les mythologies qu’on peut. 

Mais d’où vient cet CO2phobie primaire ? La végétation en redemande, et l’humanité n’a jamais été aussi radieuse que sous une température agréable (écoutez nos journalistes radio et TV se lamenter au moindre rafraichissement : et n’avez-vous pas remarqué que la température a légèrement baissé depuis trois ans en France ?…).
De plus, et c’est l’essentiel ici, il n’est pas vrai, surtout en période de crise, que l’on puisse engager les mêmes sommes colossales à la fois dans cette réduction du CO2 et à la fois dans ces diverse luttes. Or, nous sommes sûrs de polluer les villes par une trop grande concentration des transports privés et une mauvaise répartition des transports publics (qui subissent aussi les effets d’un mauvais dialogue social, ce qui fait que nous subissons des grèves en contradiction totale avec les volontés affichées en matière de lutte anti-pollution), nous sommes sûrs de la pollution des cours d’eau et de leurs berges, des océans, nous sommes sûrs que la mauvaise gouvernance est pour quelque chose dans l’accroissement de la faim et de la misère sociale, nous sommes absolument sûrs que le manque de formation d’éducation le manque de respect des différences sont pour quelque chose dans les difficultés actuelles du vivre ensemble planétaire.
Doit-on réellement accepter cette fuite en avant alors qu’il conviendrait mieux d’orienter l’effort vers ces luttes si essentielles ? La température monterait de plus de 2° ? Et alors ? N’a-t-elle pas montée de 4 à 5 ° à la fin du Quaternaire, (la concentration en CO2 y étant bien supérieure que maintenant) ce qui a précisément permis à l’humanité de se répandre sur la terre entière ? : on reconnaît là les arguments de Brigitte Van Vliet-Lanoë, professeur en sciences de la Terre, a écrit ceci dans “La planète des glaces” (Vuibert, 2005, actuellement indisponible, comme par hasard…) (pp 4-5) :
” Aujourd’hui, nous sommes, géologiquement, en fin de période chaude et tout le monde s’attend pourtant à un réchauffement brutal. L’effet de serre fait la une des journaux alors que, à l’échelle géologique, la pression partielle de CO2 n’a pratiquement jamais été aussi basse. Une fonte des grandes calottes, comme celle du Groenland ou celle de l’Antarctique, est presque certifiée par les médias, alors que les sondages profonds nous font entrevoir leur ancienneté. Un relèvement de plus d’un mètre du niveau marin est attendu avant la fin de ce siècle, alors qu’il n’existe pas de repères véritablement stables pour mesurer cette hausse en bordure des différents continents et que la technologie satellitaire ( Topex-Poséidon, Envisat) nous montre sa très grande variabilité régionale".
Pages 376-378 :
” Il est curieux de constater que la pression de CO2, si elle a augmenté régulièrement ces dernières décennies pour attendre actuellement 380 ppm, reste de loin largement inférieure à ce qu’elle était au Paléozoïque ou au Crétacé. Le réchauffement actuel et son cortège d’effets catastrophiques annoncés arrivent presque mille ans après l’optimum climatique des cathédrales, quasiment dans la continuité des réchauffements brutaux et pseudo-cycliques des évènements de Dansgaard-Oeeschger “.
Peut-on en débattre ? Non. Circulez ! il n’y a rien à voir… Et les luttes pour la bonne gouvernance attendront (et, en France, les "usagers" du RER B aussi…).
 

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Published by Lucien S.A Oulahbib - dans Alliance des civilisations
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